Toy – ‘Songs for Consumption’

Toy – ‘Songs for Consumption’

Album / Tough Love / 15.11.2019
Rock psyché

Dans la foulée de l’acclamé Happy in the Hollow sur lequel on pouvait notamment s’extasier à l’écoute d’éléments électroniques judicieusement introduits à sa palette psychédélique, TOY remet le couvert avec Songs For Consumption : un album hommage aux groupes qui ont considérablement marqué son évolution musicale, et qui renforce avec une conviction nettement plus tranchée les influences développées chez son prédécesseur.

Il ne faudra en effet qu’une poignée de secondes pour se rendre compte de la teinte dominante de ce nouvel opus, où boîtes à rythmes et autres synthétiseurs minimalistes ont su remplacer les instruments acoustiques propres au rock psychédélique, hormis sur le final A Dolls House sur lequel on peut encore se délecter de magnifiques notes de guitare signant l’introduction de John Barry. Et ce qui étonne de prime abord, c’est l’efficacité avec laquelle on se laisse convaincre.

Non contents de réinterpréter à leur manière des monuments tels que Down on The Streets des Stooges, ou encore la magistrale Sixty Forty de Nico, TOY parvient à s’approprier les titres ici présentés dans un registre homogène qui se tient tout au long de l’album dans une cohérence remarquable, à la fois minimaliste et personnelle, toujours constamment bercée d’un onirisme des plus voluptueux. Ainsi, la version de Follow Me, originellement interprétée par Muse, réussit l’exploit de convaincre là où, autrefois, on pouvait se permettre de passer son chemin sans grande crainte. Choix étonnant également que ce Lemon Incest de Serge Gainsbourg période Melody Nelson, qui sait rappeler au talent de son créateur tout en offrant un éclairage alternatif mais tout aussi intriguant à ce bijou de variété française.

Ce nouveau Songs For Consumption arrive donc comme une agréable surprise au milieu des sorties de cette fin d’année, et il serait d’ailleurs bien dommage de l’ignorer au prétexte de l’album hommage. Bien que l’histoire nous ait déjà démontré à de nombreuses reprises que cet exercice là reste dangereux, force est de constater que le choix du corpus, aussi éclectique qu’élégant, ainsi que la façon dont TOY arrive à le faire sien, a de quoi susciter l’admiration de tous les sympathisants de Tom Dougall et de sa bande.

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A ECOUTER EN PRIORITE
Fun City, Follow Me, 60/40


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