Robot Orchestra – ‘Birth(s)’

Robot Orchestra – ‘Birth(s)’

Album / Tornado / 14.02.2017
Rock

En 2014, Robot Orchestra nous avait séduit avec ‘Orchestr3‘, un troisième album aventureux où le groupe surprenait, en démontrant son possible vers des ambiances plus retenues et ténébreuses. Le naturel revenant toujours au galop, c’est remonté à bloc qu’il réinjecte son énergie originelle pour donner forme à ‘Birth(s)’, aussi chaud qu’un retour de flamme de rock frontal. En confiant judicieusement la production de l’album à Amaury Sauvé (Birds In Row, Nine Eleven…) histoire d’élever la percussion sonore, c’est dès les premiers accords que toute la fougue retrouvée du binôme saute aux oreilles (‘Grand8’, ‘Apparat’). En ligne droite, avec le mors aux dents et dans une urgence infatigable, les deux bâtissent une nouvelle salve de compositions à la fois ouvertes et énergiques.

Guitare aux accords massifs, riffs crachés par des amplis au taquet, mélodies directes et rythmes aussi toniques que réfléchis, bastonnent en tous sens. On y reconnait tout l’élan généreux du duo, celui de ses premiers disques, mais surtout sa faculté à dessiner des lignes de chants à la fois rageuses et aériennes (‘Restrictive Signals’, ‘Damned Generation’ et ‘Fat Lines’), des refrains entêtants, et des structures imparables. Mais ce n’est pas tout : quand l’humeur se fait moins nerveuse, Robot Orchestra plonge sans retenue en réaffirmant ses méandres plus sombres : ‘Coup De Grâce’, ‘Death In Disguise’ et ‘Birth(s)’ sont autant d’hymnes plus écorchés et planants, aux frontières du philharmonique, où sensible rime avec force d’attraction dans un savoureux mélange pimenté d’instruments à cordes.

Dans cette union où se côtoient rock immédiat et atmosphères introspectives, les Rochelais réussissent le tour de force d’aligner des titres sculptés pour réveiller la rage intérieure et faire exploser au grand air un cri libérateur. ‘Birth(s)’ condense le panel d’une discographie plus que jamais variée, et marque au fer rouge le retour d’un groupe qui, expérimenté et aguerri par près de dix années d’existence, en a plus que jamais sous la savate. Preuve que la terre charentaise est toujours aussi féconde en musiciens habités par la passion du rock pur et dur, inventifs et prêts à en découdre, dont Robot Orchestra est désormais un des principaux piliers.

‘Grand8’, ‘Coup De Grâce’, ‘Death In Disguise’


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