Indigo Birds – ‘The Influence of Loneliness’

Indigo Birds – ‘The Influence of Loneliness’

Album / 21.01.2022
Indie rock

Depuis trois ans qu’il bat le pavé à coups de singles pour trouver sa voie, Indigo Birds arrive à destination avec The Influence of Loneliness, un premier album longtemps réfléchi, pour le moins prometteur tant le quatuor y installe une ambiance homogène tout en convoquant de multiples influences. Une combinaison qui n’est pas forcément offerte à chaque nouveau disque, et qui s’apprécie d’autant plus ici.

Cohérence et liberté sont donc manifestement les deux ailes qui permettent à Indigo Birds de prendre son envol. Habité d’un ardent désir de ne pas s’imposer de limite, le groupe tisse sa toile le temps des 11 titres de The Influence of Loneliness, et adresse quelques clins d’oeil – parfois évidents, faute de jeunesse bien compréhensible – à quelques ainés dont il peine à cacher son admiration. Preuve de leur accessibilité malgré leur envie de se détacher des codes indie rock, chacun trouvera dans leur musique le reflet d’un amour musical endormi.

Portés tout au long de ces 50 minutes par une mélancolie omniprésente et les textes désabusés de Clément Barbier, on entend les parisiens réveiller les fantômes de Ghinzu avec l’émotion débordante d’un piano-voix (In a Jar) ou lorsque la voix rappelle celle du charismatique John Stargasm, capable lui aussi en son temps de faire pleurer et danser (Noises, I Know Why You’re Coming). A l’instar des percées dancefloor du dernier Feu! Chatterton, LCD Soundsystem ou Arcade Fire ne sont jamais très loin non plus ici quand l’attention est brillamment portée aux arrangements synthétiques, et qu’elle conduit Indigo Birds à nous dégourdir l’échine (l’imparable Cockfighter, A Shark In Da Pool, Red Lights).

Puis il y a tout cela à la fois, quand le quatuor, poussé par sa fraicheur et une véritable inspiration, mêle toutes ses envies au sein de Last Night I Dreamt About You passant d’un riff quasi afrobeat à la moiteur du danse-punk new yorkais, tout en faisant un détour par le rock belge le plus romantique.

Comme des enfants devant leurs nouveaux jouets, les quatre d’indigo Birds auraient pu cent fois se laisser déborder par leur enthousiasme et leur désir de créer, laisser leurs arrangements électronisants prendre le pas sur leurs sensibles compositions. Signe d’une maturité qui ne trompe pas, le groupe est plutôt ressorti du studio avec un album ambitieux, reflet de tout un potentiel qui ne manquera assurément pas de s’exprimer à l’avenir si le cap est tenu d’une même main ferme.

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A ECOUTER EN PRIORITE
In a Jar, Cockfighter, Noises, Last Night I Dreamt About You

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