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Daria voit rouge pour son nouvel album

daria

Les Angevins de Daria s’apprêtent à offrir un successeur à leur précédent “Open Fire” sorti en 2009 chez Crash Disques. En effet, enregistré en studio mais dans des conditions live, “Red Red” est un troisième album qui perpétue à la tradition du groupe

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Idem - “The Good Side Of The Rain”

idem180Album
(Yotanka)
07/11/2011
Dub indus

Il serait injuste de cantonner Idem à la fourmillante scène dub hexagonale. D’une parce que l’étiquette serait trop réductrice au regard de sa musique, de deux parce qu’elle induirait en erreur un public peut être désormais lassé par les nombreux acteurs du genre que les nantais ont longtemps côtoyé. Reste qu’on ne se refait pas et que, même si l’assaisonnement est varié, la recette de base est une nouvelle fois la même quand il s’agit de décortiquer “Good Side Of The Rain”

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Zenzile va se faire coffret en fin d’année

zenzile

Depuis plus de dix ans qu’il est sur pied, on attend toujours un nouvel album, un seul geste de la part de Zenzile, pionnier du dub made in France. Si un nouvel opus n’est pas à l’ordre du jour dans les prochains mois, le label Yotanka prévoit le 14 novembre prochain la sortie de “5+1  Box Set”

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Zenzile - “Le Cabinet du Dr Caligari”

zen180Ep
(Yotanka)
10/11/2010
Ciné-dub

Depuis une douzaine d’années qu’il sème les albums comme le Petit Poucet ses cailloux, Zenzile s’est progressivement fait repère dans nos vies de mélomanes. Alors que peu de collectifs parviendront à atteindre cette longévité et amasser autant d’expérience, les Angevins trouvent toujours de nouveaux projets pour les inciter à créer, composer, et reprendre la route. Un an après “Pawn Shop”, un dernier album studio qui le voyait s’éloigner de ses envies rock pour revenir à la source, le combo s’en prend désormais au cinéma

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Nouvel R - “Tout Va Bien”

nouv180Album
(Yotanka)
25/01/2010
Hip hop

Atypique, Nouvel R l’est aussi bien sur le fond que sur la forme. Composé de 4 MCs (Binzen, Geni-K, Koni, Sseca), un human beat box (Shen Roc), un bassiste (Paï Paï), un beatmaker/Dj (Dj Box), le combo d’Angers cultive cette différence sur scène, proposant un vrai spectacle, tout en laissant  une place à la spontanéité. Si leur précédent opus (”Hybride“) avait laissé entrevoir un vrai potentiel, “Tout Va Bien” braquera encore un peu plus les projecteurs sur eux.

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Zenzile - “Pawn Shop”

zen180Album
(Yotanka)
05/10/2009
Dub-electro

Quand un groupe possède déjà cinq maxis et sept albums à son actif, dont un dernier en date ayant bluffé tout le monde par son audace, autant dire qu’on se demande ce qu’il va encore pouvoir offrir de nouveau à son public… C’est exactement la question qui se pose avec la sortie de «Pawn Shop», huitième LP du quintet Zenzile, qui ne semble pas encore décidé à se reposer sur ses lauriers après déjà treize prolifiques années de carrière… Lire la suite…

Mei Tei Sho - “Take a Ride”

mei180Album
(Yotanka)
23/03/2009

Annoncer la fin de Mei Tei Sho, comme nous l’avions fait il y a trois ans, était partir un peu trop vite en besogne. Ce qui est sûr, c’est que le navire aura pour le moins tangué ces dernières années. Notamment en raison du départ définitif de Sir Jean, son charismatique frontman, laissant seule à bord la base rythmique du combo, soit le bassiste Boris Kulenovic et le batteur Germain Samba. A eux deux, placés dans l’ombre de l’énergie dégagée par leur ancien leader, et grâce à leur science rythmique affûtée, ils ont toujours su guider le groupe vers des eaux musicales difficilement identifiables, de l’afro rock au jazz en passant par le dub, le funk, le hip hop ou la soul. Ce n’est donc pas une fois la tempête passée que les choses vont maintenant changer. Lire la suite…

Nouvel R - “Hybride”

Hybride[Album]
17/03/2008
(Yotanka/Discograph)

N’en déplaise aux nombreux auditeurs qui, par soucis de commodité, tendent à réduire la scène hexagonale à l’axe Paris-Marseille, la province compte également dans ses rangs quelques activistes hip-hop parmi lesquels Nouvel R, un collectif originaire d’Angers composé de quatre mc’s, d’un bassiste, d’un human beat box et d’un dj. Formé en 2004 pour arpenter les scènes en tous genres (ils se sont notamment fait remarquer aux Transmusicales et au Printemps de Bourges), le septuor nous livre quatre ans plus tard une première sortie discographique enregistrée entre leurs villes d’origine, Reims et Bamako. Réminiscence d’un âge lointain où rap français et revendications sociales cohabitaient en bonne intelligence, “Hybride” multiplie les figures imposées par un genre en voie de disparition, dispersant ça et là les germes d’une contestation qu’on pensait étouffée par l’hypertrophie du Moi

Les plus médisants pourront donc railler le nom d’un groupe plus enclin à nous faire revivre un passé glorieux qu’à tracer de nouvelles perspectives artistiques, il n’empêche. Malgré ses rimes au kilomètre, la description parfois trop appuyée du climat social, des beats à la cadence métronomique et des assonances faciles, “Hybride” s’en tire plutôt bien dans sa volonté de rendre compte des problèmes quotidiens de la “France d’en bas”. Sans pour autant s’auto-proclamer portes parole du plus grand nombre, les quatre mc’s recourent à leurs expériences personnelles comme à la fiction pour évoquer tantôt le monde du travail (”Journée Noire”), tantôt les tourments d’une “Nuit Blanche” ou encore leur vision de l’intégrité dans une époque où tout s’achète, y compris le folklore d’un rap aseptisé (”J’Refuse”; “A Vendre!”). Sur des instrus un brin formatées malgré l’agrément d’instruments “véritables” (violoncelle, guitare et sitare notamment), Nouvel R laisse donc sa colère s’exprimer le temps d’un disque bien fourni, dix-sept pistes au total, qui n’oublie pas la case introspection (”Ni Un Salaud Ni Un Saint”) ni celle de la violence, abordée son l’angle d’une métaphore dépourvue du moindre espoir sur “Animal”

Si l’on regrette l’absence de véritables prises de risques (autre que la sortie d’un tel album en 2008) dans les thèmes abordés et les beats utilisés, l’ensemble bénéficie au moins d’une qualité non négligeable, la cohérence. A double tranchant néanmoins, elle contribue certes à plonger l’auditeur dans l’univers personnel du groupe mais prend aussi le risque de le voir se noyer dans une accumulation de clichés. Davantage de nuances n’aurait pas nuit au projet et lui aurait sûrement permis de se faire entendre au delà du cercle des initiés, déjà convaincus du propos..

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Jawa & Rit - “Jawarit”

Jawarit[Album]
02/07/2007
(Yotanka/Discograph)

Vous, je ne sais pas, mais quand on me parle de reggae en français, je vois ça tout de suite mal parti. Ca vient peut-être d’une méconnaissance du sujet mais, sorti des deux albums de Gainsbourg qui font office d’exceptions à la règle (pas de bol, ce furent les tout premiers!!), le reste de la production française a quand même souvent frôlé la catastrophe artistique (cf. Sinsemilia et son horripilant Riké, Pierpoljak, K2R Riddim, Baobab, Big Mama, Tryo, Mister Gang… et j’arrête là parce que c’est trop pénible de me replonger là-dedans…)

Sur le papier, le marseillais RIT n’avait donc que très peu de chance de squatter ma platine. Et pourtant ses chansonnettes avé l’accent, sur fond de folk dubbé et de reggae bluesy ont été plus tenaces que prévu. “Sans Tambour Ni Trompette”, son sympathique second album de 2005, produit par le clavier des Zenzile (y a quand même des signes qui ne trompent pas), refait même parfois surface parmi mes piles de disques, lorsqu’un rayon de soleil s’incruste par la fenêtre

Ca fait donc plaisir de réentendre sa voix douce et nonchalante sur ce nouveau projet, en collaboration avec le groupe béninois Jawa. L’homme-orchestre phocéen a rencontré le groupe africain lors d’une résidence de création à Aix-En-Provence. Des deux morceaux issus de ces sessions de travail a germé l’envie de pousser plus loin l’aventure. On retrouve donc l’univers à la cool de RIT (en gros imaginez un Barth plus dub que pop, et qui chanterait en français), coloré de chants et d’instruments de l’Afrique de l’Ouest

Je ne vous mentirai pas, je préférais le côté minimal et bricolé de “Sans Tambour Ni Trompette”, mais ce “Jawarit” a aussi ses bons moments. “Ecoute” est idéal pour ouvrir ses volets sur une matinée ensoleillée (du mois de Novembre, au rythme où on est parti…), “La Rivière” pour prendre son café sur la terrasse, les doigts de pied en éventail, “Si C’Est Ainsi” pour aller jusqu’au hamac à deux mètres de là, ou “Mon Etoile” pour se laisser bercer par la brise parfumée toute la journée

Fortement conseillé donc à ceux qui vivent au 15ème étage d’une tour grise et qui ont besoin de stimuler leur imagination

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Jamika - “Helium Balloon Illusions”

Helium Balloon Illusions[Album]
19/02/2007
(Yotanka/Discograph)

Il est des destinées qui ressemblent à des romans… Jamika Ajalon grandit à Saint-Louis dans le Missouri. Elle s’en ira étudier le cinéma à Chicago, puis traînera ses guêtres quelques temps sur New York. La vie de bohème l’entraînera ensuite du côté de Londres où elle réside encore aujourd’hui. C’est en 1999, au Fridge, salle de concert mythique de Brixton, que cette poétesse, plasticienne et réalisatrice fera une rencontre déterminante pour son avenir… L’organisateur, sans concerter qui que ce soit au préalable, s’arrange pour qu’elle monte sur scène réciter ses poèmes lors du set d’un groupe de dub de passage, complètement tenu à l’écart de l’affaire. Le groupe s’appelle Zenzile. Et vous connaissez plus ou moins la suite..

Depuis, la belle a participé à la plupart des disques du quintette, a fait reprendre ses refrains aux foules du monde entier (Etats-Unis, Canada, Réunion, Allemagne, Norvège, etc.), et est devenue pour le public la sixième membre officieuse du combo

Après avoir vécu dans les plus grandes mégalopoles du monde, c’est donc dans une petite ville de province de l’Ouest de la France que Jamika entamera sa nouvelle voie. Son expérience avec Zenzile lui a en effet donné envie de goûter les joies d’une carrière musicale sous son propre nom, et ses fréquents séjours angevins lui font rencontrer la smala locale chez qui elle peut recruter le personnel adéquat. Les instrus de cet album sont donc laissés aux bons soins des vieux complices de Zenzile (JC, le batteur, et Vince, le clavier + Tanguy à la prod). Nico Gallard, ancien batteur chez Lo’jo et invité régulier des disques de Zenzile, s’occupera de l’instrumentation de “The Beat”, un hommage aux Last Poets, et tiendra les fûts sur la tournée qui démarre en Mars 2007. Elle rappelle aussi les deux hurluberlus de El Barön Brissetti, avec qui elle avait déjà enregistré un morceau sur leur premier album, pour s’occuper de la basse et des machines sur scène, et demande enfin à Nico “Kham” Meslien, contrebassiste de Lo’Jo et Sweet Back (side project dans lequel on retrouve aussi Raggy, le sax de Zenzile) de prêter ses cordes sur le très beau “Zeus” final, comme il l’avait déjà fait pour l’album de El B.B

Cet “Helium Balloon Illusions” a l’intelligence de na pas sombrer dans le piège de la simple redite zenzilienne. Les deux hommes offrent ici une nouvelle facette de leur talent en signant un disque très différent de ce qu’on avait entendu d’eux mais à la patte pourtant indiscutable. L’ensemble parvient à ne pas s’éparpiller malgré un éclectisme maîtrisé où se croisent dub hop crasseux à la Wordsound (l’excellentissime “Crash”), folk bluesy (”Travel Bag Blues”, signé entièrement par la demoiselle), drum’n'bass affolée (”Feed On”), dancehall robotique (”Don’t Stop”) ou downtempo langoureux (”Good Food” et ses cordes qui plairaient à Bonobo)

De son côté, Jamika chante, parle, hurle ou rappe ses diatribes engagées et ses élucubrations de noctambule, dans la grande tradition orale de The Last Poets, Gil Scott-Heron ou Nina Simone. On retrouve la sensualité féline qui nous avait déjà séduits sur les “Love Child”, “Change” ou “Airport Lights” de Zenzile. Elle se paye même le luxe de deux énormes tubes potentiels, le très funky “Transcient Posse” et le hip hop dubby minimal “Shanti Lift”, qui pourraient bien faire grincer quelques dents du côté de Sarah Jones et de Yarah Bravo (One Self). On avait plus ressenti un tel appel à la luxure depuis le Tricky de la grande époque (période Pre-Millenium Tension)..

On pourrait peut-être chipoter en avançant qu’un ou deux featurings masculins auraient pu être les bienvenus (allez, soyons fous! Buck 65? Saul Williams? Tricky?) pour apporter encore un peu plus de relief à l’ensemble de l’album… Mais quoi qu’il en soit, Jamika s’offre là le meilleur passeport pour ses nouvelles aventures… Reste à savoir sous quels cieux ce disque va encore l’emmener

En écouteShanti LiftFeed On

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