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Sigur Ros dévoile un inédit prévu au tracklisting de son live

sigur

Encore onze jours à attendre pour pouvoir écouter religieusement “Inni”, le live que Sigur Ros a religieusement préparé pour XL Recordings. L’album sera proposé en deux formats: un simple, et une édition deluxe qui comprendra notamment quelques morceaux des vêtements portés par le groupe le jour du concert, ainsi que l’inédit “Lúppulagið”, en écoute ci-dessous.

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Tyler The Creator - “Bitch Suck Dick” (music video)

Tyler The Creator - “She” (music video)

Tyler The Creator - “Goblin”

tyler180Album
(XL Recordings)
09/05/2011
Dark hip hop

Depuis février dernier qu’il a dévoilé le clip de “Yonkers”, Tyler The Creator a mis en émoi un monde de la musique en mal de sensations fortes. Il faut dire que, à l’opposé des récentes égéries hip hop définitivement embourbées dans l’autotune et des velléités pop, ce jeune branleur de vingt balais, fan des Neptunes, vient radicalement redistribuer les cartes en grattant le vernis de l’an passé avec un registre d’une rare noirceur, presque flippante pour le coup.

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MIA - “/\/\/\Y/\”

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(XL Recordings)
13/07/2010
Ghetto pop

On pensait que son récent statut de jeune maman aurait quelque peu calmé ses ardeurs. Que ce troisième album de MIA marquerait comme une rupture avec ses deux ainés. Mais quelle autre musique que la sienne - celle qu’elle a créé, développé avec “Arular” puis “Kala“, et qu’on appelle aujourd’hui ghetto pop - la sri lankaise aurait-elle pu défendre? Aucune. “Maya” poursuit donc comme un point de chute impossible à atteindre, toujours repoussé par une soif intarissable de nouveauté, elle même dictée par son esprit révolutionnaire, le poids de son passé, et ce feu qui brûle constamment en elle.

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Ratatat - “LP4″

rata180Album
(XL)
07/06/2010
Electro glam

Si Ratatat a fait la quasi unanimité à la sortie de son premier album en présentant un son nouveau, et donc en faisant souffler un vent frais sur l’indie electro, les deux new yorkais peinent à maintenir le cap depuis, comme si leur inspiration n’était finalement pas assez grande pour combler l’effet de surprise passé. “Classics” s’en était pourtant pas mal tiré en 2006, contrairement à “LP3″ passé presque inaperçu en 2008 alors que ce dernier album, motivé à l’idée de trouver un nouveau souffle, élargissait nettement son orchestration

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Vampire Weekend - “Contra”

vamp180Album
(XL Recordings)
11/01/2010
Afro-pop de chambre

Faire du neuf avec du vieux, c’est un peu ce que Vampire Weekend aura réussi à faire avec un premier album qui n’aura pas manqué de diviser. Fraîcheur et révolution pour certains, originalité forcée pour d’autres, la musique du combo new yorkais aura longtemps fait débat et n’aura jamais laissé personne indifférent. Il en aura même décomplexé quelques-uns

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The Cool Kids - “The Bake Sale”

The Bake Sale[Album]
05/08/2008
(XL Recordings/Naive)

Alors qu’il ne se passe plus une semaine sans qu’on entende parler de tel ou tel artiste reprenant des influences eighties, les Cool Kids, eux, s’y plongent complètement. Ils puisent leur inspiration dans l’âge d’or du rap, retrouvant ainsi l’énergie et la naïveté des débuts de cette culture aujourd’hui omniprésente. Mikey Rock et Chuck Inglish, respectivement 19 et 22 ans, ne sont pas (encore) de purs produits de l’entertainment comme on a souvent l’habitude d’en voir émerger. Ils buzzent certes, mais ne perdent pas de vue leur ambition: s’éclater en faisant du bon son, tout simplement. Comme un retour aux valeurs originelles du hip hop, même si la plus grande partie de leur auditoire n’a sûrement jamais entendu parler de celles-ci

Car c’est bien au public d’aujourd’hui que s’adressent les dix tracks de “The Bake Sale”, ultra dépouillés, reprenant cette recette beat/sample qui a fait ses preuves. Mais quand leurs aînés se servaient dans la soul, le jazz, et le funk, eux piochent dans le rap, et font ainsi toute la différence. Ainsi, on sent que ces deux gosses de l’Illinois ont digéré toutes les influences du passé afin de servir leur propre interprétation du hip hop. Les kits de batteries de “88″ (petit bijou du genre), ses riffs de guitares, ramèneront certains d’entre nous loin en arrière alors qu’ils ne seront qu’un prolongement de la tendance actuelle pour d’autres. L’occasion, d’ailleurs, de se rappeler que Blueprint avait lui aussi consacré tout un album à cette année particulièrement fertile du hip hop. “Jingling” et “What Up Man” s’impriment dans la même mouvance: une simplicité étudiée, relevée par une qualité du mix irréprochable

Encore, quand sur “Black Mags” ils vantent les BMX aux jantes noires, l’esprit fun des Run-DMC semble ressuscité et, dans le même temps, on se retrouve proche de certaines productions “dirty south”. Dans ce registre “A Little Bit Cooler” semble être le titre le plus contemporain, mais avec un minimalisme qui restera leur marque de fabrique. Ne gâchons pas notre plaisir, cette bouffée d’air frais arrive à point nommé, et “Basement Party”, cette fois résolument old school pour le coup, continue de brouiller les pistes, reprenant le côté purement “ego” des Mcs de cet époque. Quand ils font référence aux Beastie Boys dans “One Two”, ainsi que dans de nombreuses interviews, on ne peut que reconnaître cette même volonté de s’amuser, cette spontanéité qui avait fait de “License to Ill” ou “Paul’s Boutique” des modèles du genre. Et si à ce stade vous doutez encore de la réelle créativité du duo, estimant qu’ils se contentent de copier le “glorieux passé”, “Mikey Rocks” et son dépouillement total, fera taire les sceptiques ou éloignera définitivement les plus réfractaires

Bien sûr, le fait d’avoir été désigné par Rolling Stones comme un des dix groupes à suivre en 2008, l’utilisation de certains de leur titres dans des séries US ou des jeux vidéo, renforcent la rumeur qui fait d’eux les nouveaux princes du cross-over. Ils semblent faire la jonction entre plusieurs époques du rap, gardant en fil conducteur les valeurs de base de cette culture. Réussir à réunir différentes générations de b-boy était un pari osé, une mission remportée avec maestria. Les vendeurs de sneakers ont encore de beaux jours devant eux

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Beck - “Modern Guilt”

Modern Guilt[Album]
07/07/2008
(XL Recordings/Naive)

Beck est une éponge. Un homme imprévisible qui, toute sa vie, aura absorbé de multiples influences. Toujours, il aura su multiplier les ambiances, les humeurs, conserver intacte son intégrité, sa curiosité, sa soif de nouvelles expériences. Qu’on lui parle de hip hop, de folk, de rock, de RnB, de garage, ou même d’electro, n’ayez crainte, le blondinet aura toujours du répondant. Pour son dixième album qui marque un retour vers les labels indépendants, “Modern Guilt” renoue avec un registre plus grave que sur les précédents disques, celui qu’on avait laissé lors de “Sea Change”, une de ses oeuvres références qui n’avait pas encore connu d’équivalent jusqu’ici. Mais Beck n’est pas le seul responsable de ce retour gagnant puisqu’il a trouvé en Dangermouse un acolyte de taille avec qui il forme une belle complémentarité. Tous deux capables de grands écarts entre vieille et nouvelle école, ils parviennent ici à un condensé de sa discographie, assez fin pour que ce nouvel album détienne lui aussi une réelle cohérence. Même lors des relents drum n’bass de “Replica” comme inspirés de Radiohead

Une fois encore, la pochette trahit le contenu en affichant une imagerie qui renvoie vers la sombre pop psyché des sixties, fil rouge de ce “Modern Guilt” et marque de fabrique du producteur qui ne s’en est jamais caché jusqu’ici. Que ce soit au sein de Gnarls Barkley (à qui il aurait mieux fait de léguer l’écoeurant “Gamma Ray”), The Good The Bad And The Queen, Martina Topley Bird, ou avec The Black Keys, la patte de Dangermouse s’entend (”Orphans”, “Youthless”) et fait inévitablement le lien entre tous. Pourtant, on ne serait pas loin de dire que Beck restera peut-être comme sa collaboration la plus fructueuse, tant la majorité de ce disque sonne le plus naturellement du monde. Suivez mon regard: le blues incandescent de “Soul Of Man”, le rugueux “Profanity Prayers” dans le sillage de Queens Of The Stone Age, le single “Chemtrails”, seul titre sur lequel le producteur n’y va pas d’un beat ou d’une boucle… Chose plus évidente qu’auparavant, Beck accouche ici de ses plus belles mélodies vocales, les plus simples et efficaces aussi (”Modern Guilt”, “Walls” et “Volcano”, à jamais un de ses plus beaux titres), pourtant toutes portées par des thèmes lestés de paranoïa et de mal être dans la société actuelle. À plusieurs reprises en effet, il choisit de s’attarder sur l’état du monde dans lequel il vit, celui des guerres, du terrorisme, des préoccupations écologiques, et de toutes ces maladies modernes qui l’aident à dresser un bilan effrayant

Bien qu’il opère un radical changement de cap en revenant à un registre beaucoup plus sombre et concis (dix titres pour une demi-heure environ, on est loin de l’abondance des deux précédents albums), Beck reste Beck, avec son sens de la mélodie à lui, ses guitares surf, ses synthés rétros et ce fun (si, si…) qu’il faudra cette fois plutôt aller chercher dans le fond que dans la forme. Différent de tous ses aînés mais tout aussi indispensable à l’intégralité de son oeuvre, “Modern Guilt” reflète parfaitement son époque. Il est aussi la preuve, en musique, qu’on peut véritablement s’amuser en mélangeant les étiquettes. Et Beck comme Dangermouse ont toujours été des maîtres en la matière

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Vampire Weekend - “s/t 99″

s/t[Album]
25/02/2008
(XL/Naive)

Vampire Weekend, un buzz à double tranchant? Possible, car avec une réputation qui ne cesse de prendre de l’ampleur, sur la toile notamment, on s’attendait à entendre quelque chose d’absolument renversant. Ok, ce jeune groupe new yorkais, formé en 2006, possède incontestablement cette originalité de donner une couleur afro-pop à son indie rock qu’il aime qualifier de “Upper West Side Soweto”, parce que ca aide aussi à se démarquer des récurrentes révélations. Encore faut il que cela sonne, et ne se révèle pas indigeste sur la longueur d’un album, chose à laquelle personne n’avait encore véritablement de réponse. Sauf peut être XL Recordings, label étant parvenu à inclure le combo à son catalogue, et à en faire la nouvelle coqueluche de la presse musicale dont on commence malheureusement à connaître le fonctionnement

Vampire Weekend aura mis deux ans à passer au long format, assez pour parfaire sa patte et se lancer dans la bataille non sans une certaine assurance. Surtout qu’il possède cet atout de connaître assez les musiques classiques et du monde pour les utiliser à bon escient. Du coup, quelques titres parviennent à s’extirper du lot, comme “Oxford Comma” et “Mansard Roof” aux mélodies immédiatement addictives si on passe outre quelques riffs flirtant avec le calypso (sic), et des violons déroulant une toile de fond un brin moyen âgeuse. Celle qui devient d’ailleurs totalement indigeste sur les “M79″ et “The Kids Don’t Stand a Chance” pour musiciens de bonne famille, ou un “Bryn” le cul entre les îles et la Bretagne. Pourtant, quand elle se montre plus discrète (”A-Punk”, “Campus”, “I Stand Corrected”) ou définitivement plus franche (”Cape Cod Kwassa Kwassa”), cette orchestration certes originale mais très particulière, parvient à se faire accepter plus facilement. D’autant plus qu’elle souligne l’étonnante maturité du groupe qui, à la différence de la plupart des jeunes formations rock, n’a pas rendu ses guitares omni-présentes, a fait sonner sa rythmique comme des percussions plutôt qu’une vulgaire batterie, et n’a pas eu peur de rendre parfois son indie rock le plus minimaliste possible sans avoir cette peur du vide souvent infondée

Ca ne fait pas de doute, Vampire Weekend est différent, et n’a pas d’équivalent connu sur la scène actuelle. Alors on en voit déjà se servir des “One Blake’s Got a New Face” et “Walcott” pour défendre bec et ongle la personnalité incontestable du groupe, chose que nous ne lui enlèverons même si il la doit en partie au “Graceland” de Paul Simon. Mais après quelques écoutes répétées de ce premier opus éponyme également à mi chemin entre les écoles new yorkaises et anglaises, on ne peut s’empêcher de se poser cette question: ce nouveau phénomène en provenance de Big Apple bénéficie t-il d’un bon travail de promo de la part du label, ou la presse se contenterait-elle finalement de la moindre inventivité dont un groupe de rock puisse être capable? Encore faudrait-il lui rappeler que tout ce qui est nouveau n’est pas forcément bon. Cela restera en tous les cas notre avis..

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