Winston McAnuff

Winston McAnuff

(Jamaique)

(7 articles)

Winston McAnuff chez toi, dans ta télé…

winston

Après “A Drop - Live” sorti en 2006, La Huit Production offre aux fans de Winston McAnuff un nouveau DVD live du chanteur jamaïcain. Une poignée de titres que celui que l’on surnomme “Electric Dread” a interprété aux Escales de Saint Nazaire l’été dernier

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Winston McAnuff - Paris, Nouveau Casino (live)

Voir l’intégralité du live sur Grandcrew.

Winston McAnuff - “Nostradamus”

Nostradamus[Album]
20/10/2008
(Makasound/Pias)

Après avoir diversifié sa musique auprès d’artistes français aux facettes musicales éclectiques sur son dernier album (”Paris Rockin’” en 2006), Winston McAnuff revient avec un projet beaucoup plus reggae, ancré dans la culture jamaïcaine de ses débuts. Il partage la scène avec la clique habituelle de la série Inna De Yard, c’est-à-dire Clive Hunt, Earl Chinna Smith, Leroy Wallace et bien d’autres. On retrouve même la section cuivrée des Faya Horns, dont la première production très dub a su séduire pas mal de monde cet été.

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Interview : Winston McAnuff (01-2007)

Interview : Winston McAnuff (01-2007)

Depuis quelques années, Winston McAnuff squatte l’actualité reggae grâce à sa belle collaboration avec Makasound. Après un album avec BazBaz, c’est avec Java qu’il délivre son très bon “Paris Rockin”. Une occasion toute trouvée pour le rencontrer…

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Winston McAnuff - “Paris Rockin”

Paris Rockin[Album]
23/10/2006
(Makasound/Pias)

C’est le signe des grands artistes: qu’ils agissent en solo ou qu’ils collaborent, ils parviennent constamment à sublimer un disque. Winston McAnuff est incontestablement de ceux-là, sa carrière solo parlant pour lui, ainsi que son dernier album “The Drop” mis au monde avec l’aide de Camille Baz Baz. C’était il y a un an maintenant, et en arrivant à Paris, il ne pensait sûrement pas enchaîner sur un nouveau projet partagé et surprenant. Et pour cause, c’est Java qu’il enrôle dans son monde, dans ses éternelles consonances reggae auxquelles il ne se limite pourtant pas. Car Winston possède une voix qui lui permet de bousculer les clichés, d’emmener son public reggae dans des contrées originales et imprévues. “Paris Rockin” s’inscrit complètement dans cette démarche du fait de ses nombreux clins d’oeil à la soul et à la musette, un mariage de deux genres musicaux sur lequel on n’aurait pas parié un copeck

Sous l’impulsion de R.Wan, chanteur de Java qui vient d’ailleurs de sortir son album solo chez Makasound, la petite troupe (composée entre autres de musiciens de Java, M, Bumcello, Chok Rock) se retrouve autour de McAnuff et de Fixi, accordéoniste du combo parisien, pour quelques sessions d’enregistrement joviales desquelles sortiront une quinzaine de morceaux, pourtant loin d’être achevés. Car il faudra l’oreille affinée de l’ingénieur du son Lucas Chauvière, les arrangements de Fixi (pour que cordes, cuivres, percussions et accordéons viennent s’ajouter), les choeurs des Congos (de passage à Paris) ici ou là, et la guitare de M (oui, oui, notre M national!) sur neuf morceaux pour que ce “Paris Rockin” atteigne enfin son résultat final

Le nouvel album de Winston McAnuff arrive donc dans les bacs, baigné de très nettes influences soul (”Roamer”, “Paris Rockin” et ses cordes), et enrichi de quelques touches bien françaises (”Don’t Play”). Mais rassurez vous, à aucun moment, il ne sent les rillettes et le vin chaud, et se révèle plutôt original et profond (”Treat Me Good”). “Paris Rockin” ne souffre d’aucune lourdeur, nage dans un groove efficace, tandis que les fondamentaux reggae sont toujours plus ou moins sous jacents. Le moindre détail fait son effet (du riff de guitare de “Rock Soul”, à la chaleur rythmique de “Return To Sender”, en passant par l’intervention de R.Wan sur “Paris Rockin”), transforme ce disque en véritable ovni d’une homogénéité rare, alors que la barre était pourtant placée bien haut avec les excellents “Wretched State” et “Ras Child”

Pendant que certains préfèrent la jouer classique en ne prenant aucun risque, que d’autres frisent le ridicule en en prenant, Winston McAnuff joue d’assurance, de maîtrise, et de personnalité on ne peut plus affirmée, pour foncer droit vers une reconnaissance méritée. Enfin, a t-on envie de dire. Mais, avec tout notre respect, n’est-ce pas dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe

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Winston McAnuff - “Pick Hits To Click”

Pick Hits To Click[Album]
06/06/2006
(Makasound/Discograph)

Il aura fallu quelques années, et notamment la sortie de son récent album né de sa collaboration avec Camille Baz Baz, pour que Winston McAnuff soit enfin reconnu du public Français avide de reggae. Plutôt long et injuste comme laps de temps quand on sait que “Pick Hits To Click”, premier opus du bonhomme co produit avec Derrick Harriott et réédité seulement aujourd’hui par un Makasound plus qu’actif, est sorti en 1977 et que McAnuff fut quand même l’étincelle des carrières de Hugh Mundell, Earl Sixteen et Wayne Wade. Normal donc que la discographie de cet acteur de la scène reggae soit progressivement rééditée. “Pick Hits To Click”, à la production impeccable, est la troisième à ce jour et ne manque clairement pas d’intérêt. Enregistré entre 1975 et 1977 au Channel One en compagnie de Sly & Robbie et Tommy Mc Cook entre autres, il contient quelques pépites qui ne pouvaient rester aux oubliettes tant Winston possédait déjà un talent vocal indiscutable: “Punky Rock 1″ (et sa version dub en fin d’album), “Whosever Believeth”, “Ugly Days”, ou “Head Corner Stone” en attestent indiscutablement. Juste de quoi patienter en attendant un nouvel album, “Paris Rocking”, à sortir en fin d’année et préparé en collaboration avec le groupe Java. Ça promet!

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Winston McAnuff - “A Drop”

A Drop[Album]
23/05/2005
(Makasound/Discograph)

Plutôt habitué à nous sortir des productions reggae fidèles aux racines du genre, le label français Makasound ouvre grand ses portes à sa modernisation avec ce “A Drop”, album né de la rencontre de deux générations: celle de Winston Mc Anuff et de Camille BazBaz, deux artistes à la personnalité bien distincte. Le premier est une voix légendaire du reggae roots jamaïcain, l’autre est un touche à tout de génie dont les idées baignent autant dans le rock que la funk en passant par l’electro, le dub, ou le blues

Une telle réunion ne pouvait donc qu’aboutir à un résultat très original. C’est le cas. Ici, la Jamaïque courbe l’échine devant la branchitude qui, du coup, gagne en âme. Diverses forces vives y auront contribué: ici ou là, on rencontre Yarol Poupaud (guitariste de FFF), Earl Chinna Smith (leader des Soul Syndicate), Leroy Wallace (batteur mythique de Studio One, acteur principal du film “Rockers” et collaborateur de Pierpoljak), Earl Walker (bassiste des Gladiators), Charles Farqueson (clavier de Inner Circle), Richard McDonald (Chosen Few), Noel Brown (Chosen Few, The Mighty Threes”) et quelques autres

“A Drop” est ni plus ni moins une constellation musicale tant les références pleuvent et aboutissent à un résultat que l’on aura rarement entendu aussi varié: McAnuff et BazBaz nous font passer par tous les chemins, qu’ils soient acoustiques (”Rastafari Is His Name”, “Way Back Home”), pop (le très bon “Devil May Roar”, “Some Ltd”), blues (”Rendez Vous”, “Sentenced”), dub (”Commonsense”, “Mother Africa”), soul (”You Will Make It”), rock (”Make Me Sweat”) ou tout simplement personnel et original (”Sort Me Out”, “Rock Steady”, “Reggae On Broadway”…)

A l’instar d’artistes tels que Patrice ou Ben Harper, cette fusion des talents de Winston McAnuff et de Camille BazBaz préfère actualiser le reggae, rebondir dessus, plutôt que de sombrer, comme pas mal d’anciens, dans un genre ringard et sans intérêt se battant pour pencher vers la Rn’B sirupeuse et médiocre, ou les solos de guitares hardos on ne peut plus has been. “A Drop” est une pochette surprise qui ne ravira cependant pleinement que les esprits ouverts. Les autres l’apprécieront partiellement, ou pire, en rigoleront. Il n’empêche que c’est bien ce genre de disque qui interpelle et fait avancer les choses. Du plaisir sur galette, rien de moins…

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