Waterdown

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(Allemagne)

(2 articles)

Waterdown - “The Files You Have On Me”

The Files You Have On Me[Album]
25/03/2003
(Victory/Tripsichord)

Un groupe européen signé sur un label américain, de surcroît renommé, fait toujours parler de lui. Waterdown en est un et balance ce mois ci son deuxième album seulement trois ans après sa création. Son précédent effort, “Never Kill The Boy On The First Date”, correspondait avec l’ouverture musicale de Victory en matière de pop et d’émo et a sûrement profité de cela pour s’imposer et faire parler de lui au sein de la scène rock occidentale. Les allemands remettent donc cela avec “The Files You Have On Me” qui se doit d’être à la hauteur ne jouissant plus de l’effet de surprise

Malheureusement pour eux. Si le mélange d’influences de Waterdown s’avère parfois intéressant au sein de ce nouvel opus, de nombreux bémols viennent ternir l’impression générale qui s’en dégage. En effet, nous accrocherons plus particulièrement sur “Bulletproof”, “Nails All Broken Short” ou “Going Back” empruntant autant à Sick Of It All pour les plans hardcore métal qu’à Thursday pour les plans émo torturés. De bons à prioris vite oubliés à cause de véritables erreurs ou d’un mauvais goût particulièrement prononcé en matière de mixage. Quand Waterdown ne sonne pas comme un banc de pitbulls dans une cathédrale (”Xerox”, “Decaffeinated”), on les imagine au milieu des feux d’artifice d’un show hard rock ringard (”Dodging Bullets”). Bien dommage pour un groupe qui s’affichaient comme l’un des plus intéressants de la scène européenne et qui ne parvient pas à exploiter la dualité de son chant tout comme son évidente maîtrise technique

Les mots sont durs mais à la hauteur de notre déception. Un album à vite oublier ou à refiler à son chieur de voisin qui pète les couilles avec le dernier Linkin Park..

Ecoutez un extrait sur le site de Victory

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By A Thread / Waterdown - “Split”

Split[Maxi]
01/01/2003
(TFR Music/Import)

Quelle bonne idée de regrouper sur un même CD deux formations à l’image de tout l’espoir que l’on peut placer en une scène post hardcore émo des plus vibrantes. Après un premier album sur Revelation, nous étions des plus pressés de réentendre les canadiens de By A Thread, accompagnés pour l’occasion des allemands de Waterdown, eux signés chez Victory, pour un split d’anthologie

Ce sont les canadiens qui ouvrent ce split sur trois morceaux renversants semblant n’avoir gardé que les qualités de leur premier album tout en laissant de côté ses petites imperfections qui s’étaient présentées comme une réelle aubaine pour tous les détracteurs du genre face à ceux qui annonçaient ce groupe comme l’un des futurs grands. By A Thread a grandi tant au niveau du son que de la composition et ne se gêne pas pour le prouver à tout ce petit monde de l’indépendant. “Seven Shades Of Gray” nous remémore cette voix prenante et parfaite pour ces envolées de guitares intenses héritées du passé hardcore des membres. On pense parfois à du Quicksand ou du Fireside tant tout semble venir avec une simplicité déconcertante. Ecoutez par exemple les refrains ultra efficaces de “Tomorrow’s Gone” et “Tainted” pour vous transformer en paillasson face à l’émotion qui se dégage de telles compositions

Les allemands de Waterdown apportent eux une couleur beaucoup plus brute à ce split puisqu’ils puisent égalitairement entre émo et hardcore pur et dur. Si pas mal de points communs rapprochent ces deux formations, les adeptes de chants hurlés pencheront plutôt vers cette deuxième moitié du disque car c’est bien la particularité du groupe de proposer des refrains au chant coupant tout lien avec une scène émo sûrement trop timide à leur goût (”Nails All Broken Short”). Pour accentuer cela, Waterdown ne se gêne pas pour aller dans les recoins les plus extrêmes de sa musique (”We’re Still Here”, t’inquiète on l’entend!) qu’il sait subtilement adoucir avec un “Tales From The Lawnside” plus mélodique et punk rock

Rarement un split n’a eu autant de consistance. Les deux groupes présents ont intelligemment proposé des morceaux qui illustraient à merveille toute la diversité de leur talent respectif. Voilà une production qui s’avère incontournable pour tous les poilus hésitant encore entre le “rock de lopette” et celui plus viril. Moi, j’avoue, je me sens plutôt bien entre les deux. Et vous?