(10 articles)

Clelia Vega - “Silent Revolution”

clelia180Album
(Vicious Circle)
22/02/2010

Il est toujours difficile chez nous, enfants de l’électrique à tout va, de s’étendre sur un album tel que ce “Silent Revolution”, de lui offrir les mots appropriés. Pas forcément le vocabulaire, ni même les bonnes références… Pourtant, on ne pouvait passer sous silence ce premier disque de Clelia Vega qui, dès la première écoute et par un pouvoir émotionnel incommensurable, rase toutes les chapelles auxquelles on pensait à jamais appartenir.

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Men Without Pants - “Naturally”

men180Album
(Vicious Circle)
06/04/2009

Malgré un line up à faire pâlir le moindre journaliste musical, Men Without Pants n’est pas encore parvenu à rallier les foules autant que ses deux mentors ont pu le faire lors de leur parcours respectif. Car derrière ce nom, qui provoque toujours de larges yeux écarquillés à sa seule prononciation, se cachent deux grands artistes: Dan The Automator, producteur de Gorillaz ou Deltron 3030 pour ne citer que ceux là, et Russell Simins, batteur de Little Barrie et Jon Spencer Blues Explosion. Lire la suite…

Puppetmastaz - “Clones Live In Berlin”

Clones Live In Berlin[Album]
02/07/2007
(Vicious Circle/Discograph)

Si vous pensez parfois que le rap game est infesté de guignols décérébrés, vous devez absolument rencontrer les Puppetmastaz qui abondent complètement dans votre sens! Et pour cause… Cet immense collectif à géométrie variable est constitué d’une vingtaine de rappeurs… en latex et chiffons

Ne vous méprenez pas, ces marionnettes-là n’ont rien à voir avec d’autres pantins fluorescents qui s’emmêlent les ficelles à force de grands écarts artistiques. Si les Puppetmastaz ne manquent pas non plus d’ambition (en gros, devenir le meilleur crew du monde), ils possèdent assurément le talent et le savoir-faire pour parvenir à leurs fins. Les Puppet ont la tchatche et les beats qui vont avec. Chacun de leurs morceaux est un véritable hymne hédoniste qui ferait danser un paraplégique. On ne voit guère que les premiers albums des givrés de Insane Clowns Posse (notamment l’excellent “Riddle Box”) pour rivaliser avec la gouaille irrévérencieuse de ces bébêtes. Poussez le son sur “Midi Mighty Moe”, “The Bigger The Better”, “Sneakerboots”, “Do The Swamp”, “JR Blenda” ou “Puppetmad”… Si rien ne bouge, appelez vite les Urgences

Le crew s’est formé dans l’underground berlinois il y a quelques années. Sur “Creature Funk”, leur premier album de 2003, nos bestioles s’étaient même acoquinées avec leur compatriote Gonzales et son pote Mocky, venus fourrer leur nez dans la production. Invités sur le “Cube” du Peuple De L’Herbe (et la tournée qui a suivi), les Puppetmastaz ont ensuite eu vite fait de conquérir le public français, comme le reste du monde

Car le posse a rapidement compris que c’est sur scène qu’on gagne ses galons de Maître Rappeur. A force de concerts dévastateurs, les Puppetmastaz ont donc dompté les foules les plus récalcitrantes. Il faut dire que les flows sont ébouriffants, les beats vous secouent la tête dans tous les sens, et que les claviers electro vous soulèvent du sol à chaque intro. Imaginez les Beastie Boys, Ol’ Dirty Bastard, House Of Pain, Busta Rhymes et Mad Lion foutant le bordel dans le Muppet Show, et vous aurez un aperçu de ce que peuvent donner les Puppetmastaz en concert! Et si c’est trop dur à concevoir, vous pouvez toujours vous rabattre sur ce CD/DVD live, sorti il y a quelques mois déjà

Vous serez alors plongés dans un délire digne des “Infesticons/Majesticons” de Mike Ladd, certes en beaucoup plus loufoque, où nos bestioles sont confrontées aux Sneakerboots (leurs marionnettistes en jogging Adidas vintage et perruque afro) qui n’ont de cesse de leur coller des clones dans les basques pour mieux les contrôler. On ne gâchera pas le suspense insoutenable quant à la fin de l’aventure, mais vous y entendrez tous les tubes de leur second “Creature Shock Radio” dans des versions sur-boostées, au cours desquelles Mr Maloke, Snuggles, Rhyno et leurs acolytes s’amusent à égratigner la bêtise de leurs homologues humains (cf. “The Bigger The Better”)

En bonus, deux reportages suivent nos héros en tournée, ce qui permet de réentendre des bribes du premier album (aujourd’hui malheureusement totalement épuisé). Sur le CD, un très bon inédit studio (”Clones”) rappelle aussi qu’un nouvel opus de ces marionnettes surdouées serait fort apprécié dans des délais les plus brefs. C’est connu, on a toujours besoin d’un plus petit que soit. “3 Feet High & Rising”, comme (pré)disait l’autre..

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Le Klub Des 7 - “s/t 77″

s/t[Album]
29/05/2006
(Vicious Circle/Discograph)

Ces dernières années, une certaine scène hip hop alternatif française a beaucoup fait parler d’elle au point d’effacer la branche plus classique, il faut le dire, bien moins créative. De là pas mal d’artistes se sont fait connaître, se sont imposés et forment aujourd’hui un clan assez fermé multipliant les projets au même rythme que les entités. Le Klub Des 7 est le tout dernier-né, mais provient une nouvelle fois de cette petite famille. Composé de Fuzati (Klub Des Loosers), à l’origine du projet et producteur attitré, Gerard Baste (Svinkels), Fredy K (ATK), Cyanure (Hustla/Gravité Zéro), Detect (Gravité Zéro/Klub Des Loosers), Dj du projet, James Delleck (Gravité Zéro/L’Atelier), et Le Jouage (Hustla/Gravité Zéro), cette joyeuse troupe reste dans l’esprit de tous ces groupes tout en amenant une couleur musicale assez originale. Car si Fuzati, aux flow si particulier, est clairement le moins convaincant de tous (”Dispense”, “Le Parapluie”, “L’Eponge” sont plutôt soporifiques), son travail de production, efficace et varié (du old school “A l’Epoque” au jazzy “Grandir Dans Ca”), reste à souligner et sied à merveille aux flows et lyrics plus dynamiques de Mcs comme Cyanure (le très bon “Homme Normal”), James Delleck (”Juju”), Le Jouage (”Daniel Du Chateau”), ou Gerard Baste (”Bis Bis”) déroulant leurs paroles à la fois drôles, cyniques et sombres mais, en général, surtout moins post adolescentes que les projets précédents. Seize titres au total, dont six interludes: cela pourrait paraître trop peu mais suffit finalement étant donné l’utilité et la justification d’un tel disque. Ça commence à faire trop..

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Sweatmaster - “Tom Tom Bullet”

Tom Tom Bullet[Album]
25/04/2005
(Vicious Circle / Bad Afro/Discograph)

Allons droit au but, quand on écoute The Hives après ce “Tom Tom Bullet” de Sweatmaster, on rigole. Pire, on pouffe! En provenance de Finlande, le trio redonne des couleurs au wack n’ wall en se foutant bien de savoir si on va les rapprocher de ce revival rock commercial à souhait. Pas le genre de la maison! Chez eux, on balance la sauce et on la reçoit seulement comme on peut. “Tom Tom Bullet” aligne douze titres bourrés d’énergie en une bonne demie heure et ponctue les six premières années de carrière du trio jonchée de 45t (dont un leur aura permis de rejoindre les danois de Bad Afro) et de deux opus seulement dont le seul but était l’accroche et l’arrache, sans concession, sans fioriture, et sans pose à deux balles. Le petit nouveau ne déroge pas à la règle comme le prouvent les très bons “Last Request”, “Dirty Rabbit“, “Alpha Male” et “No Accident” entre autres. Qu’on s’entende bien: les finlandais n’inventent absolument rien (si ce n’est le ranch power sur “North East Again”) mais s’apprêtent à ce qu’ils font. Et quand, comme ici, le rock vient des tripes, on ne peut pas y rester insensible. Rarement, efficacité et simplicité n’ont fait aussi bon ménage…

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The Ex - “Turn”

Turn[Album]
13/09/2004
(Vicious Circle/Wagram)

Il convient de dire qu’après vingt cinq ans de carrière, dignement fêtés l’année dernière ici et là, The Ex fait quelque part partie du patrimoine rock international. Avec la même détermination musicale et le même engagement artistique, le groupe poursuit son chemin dans une cohérence qui n’est qu’à l’image de son impressionnante inspiration. ‘Turn’ aurait tort de nous faire croire à un quelconque tournant. The Ex ne fera-t-il pas à jamais du The Ex

Mais les hollandais voient tout de même les choses sous l’angle du mouvement perpétuel. Le départ à la basse de Luc Ex et l’arrivée à la contrebasse de Rozemarie a insufflé un beau et bon changement dans l’approche des morceaux et dans le son; ce nouvel attribut n’étant pas sans nous rappeler les belles heures où, en sixième membre, Tom Cora excellait

Pour célébrer cet anniversaire, le quintet nous livre généreusement deux cds. Quatorze morceaux qui avant d’être gravés ici ont beaucoup mûri sur scène. A l’aise dans un jardin punk rock aux effusions noisy, aux rythmes désarticulés et quasi-tribaux, aux revendications vocales claires, les excellents morceaux sont bien plus nombreux ici que sur ‘Dizzy Spells’. ‘Listen to the Painters’ est un vibrant appel à l’art. ‘Getachew’, l’instrumental est un bel hommage au saxophoniste éthiopien Getachew Mckurya. ‘The Pie’ fait l’éloge de la crème qui fouette et nous donne une savante leçon pour devenir un parfait entarteur (M. Noël, si tu nous lis…). ‘Theme from Konono’ et le riff du groupe africain est totalement enivrant. ‘Huriyet’, une chanson éritréenne avec la voix de Katerina, est un formidable hymne à la liberté et au respect. ‘Sister’, ‘Henry K’, ‘In The Event’….j’en passe…et des meilleurs sont tous porteurs d’un élan musical riche en émotions

L’énergie côtoie une grande sensibilité. Le cri se substitue aux murmures. L’artistique bouscule le politique. Les genres musicaux s’articulent et se complètent au nom d’un principe: la liberté dans la création. Ce nouveau chapitre est passionnant car il s’effeuille et se comprend au fil des écoutes. The Ex sera toujours plus qu’un simple groupe de rock. GW Sok vocifère que nous avons besoin de poètes et de peintres. Que les esprits étroits sont des armes de destruction massive. A son niveau, The Ex confirme, intentionnellement ou pas, que la société a aussi besoin de punk rockers

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Denali - “The Instinct”

The Instinct[Album]
01/01/2004
(Vicious Circle / Jade Tree/Wagram)

Je ne sais pas pourquoi, j’ai mis un temps fou à rentrer dans l’univers de Denali. Sûrement parce que, sans aucun machisme, j’ai un peu de mal à accrocher sur des groupes au chant féminin, de par leur manque de hargne et leur aspect vite commercial. Ceci n’engageant que moi, c’est surtout lorsque j’ai appris que Jonathan Fuller (Engine Down) faisait partie du line up que je me suis vraiment penché sur ce nouvel album. En grand fan de son autre combo, j’avoue retourner ma veste et affirmer haut et fort que le rock peut aussi être beau et charmant lorsqu’il est interprété par une femme, ravissante de surcroît. Cela ne vous étonnera peut être pas, il y a beaucoup de ressemblances entre Engine Down et Denali. Même tempo, même approche, de longues montées de guitare à l’énergie sous jacente, de belles mélodies guitaristiques et vocales se marient comme pour la vie avec une délicatesse trop rare. Ce qui plait chez Denali, c’est cette intégrité qui transpire de chaque note, celle qui fait que l’on ne peut douter un seul instant de la passion du groupe pour sa musique. On regrettera peut être ce manque de distinction, si ce n’est la voix, entre les deux projets de Fuller. Ne crachons pas dans la soupe, Engine Down nous fait frissonner et Denali tout autant. Et c’est bien le principal..

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Girls Against Boys - “You Can’t Fight What You Can’t See”

You Can't Fight What You Can't See[Album]
14/05/2002
(Jade Tree/Vicious Circle/Wagram)

Girls Against Boys n’est plus un groupe à présenter. Après une expérience peu fructueuse sur Geffen, le combo new yorkais revient vers le monde indépendant en proposant ce septième album estampillé Jade Tree

Si Girls Against Boys n’a pas perdu sa personnalité musicale à l’approche de ce nouvel album, nous sommes plutôt touchés par cette orientation parfois power pop rendant ce long format accrocheur. La puissance est au rendez vous notamment grâce aux deux basses se mariant particulièrement bien au jeu de guitare de Scott Mc Loud, mais aussi à ce jeu de batterie imperturbable et d’une efficacité à toute épreuve. “Bass Station” ouvrant cet album plaque dés ses premiers accords une puissance redoutable à l’image de celle présente tout au long de cette production. “All The Rage” en rajoute une couche histoire de prouver un peu plus le ton musclé du combo qui semble avoir retrouvé toute sa jeunesse et sa motivation. Nous retiendrons également “BFF” pour ses mélodies efficaces notamment sur le refrain qui bien que classique saura flatter vos tympans, “Kicking The Light” pour son riff de guitare récurent et son chorus renversant, “One Perfect Thing” pour sa puissance et ce mur de saturation s’écroulant sur nos têtes jusqu’à “Let It Breathe” qui clotûre ce “You Can’t Fight What You Can’t See” en douceur

Ce nouveau long format de Girls Against Boys transpire la maturité et prouvera aux déçus de l’expérience Geffen que le combo a retrouvé tout ce qui faisait sa réputation auparavant. On pourra encore reprocher les lignes de chant un peu trop monotones et les mélodies parfois semblables mais au risque de remettre en cause toute la personnalité musicale du combo. Un disque à mettre entre toutes les mains..

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The Ex - “Dizzy Spells”

Dizzy Spells[Album]
01/01/2001
(Vicious Circle/Pias)

Nouvelle sortie discographique de ces dinosaures du post punk qui après plus de vingt ans de carrière continue sur sa voie de l’expérimentation rock au même titre que Shellac, Fugazi ou Sonic Youth. Ce Dizzy Spells sorti sur le label français “Vicious Circle” s’inscrit directement parmi les plus accessibles du combo: une basse solidement omniprésente, des rythmiques guitare tranchantes sur lesquelles viennent se poser diverses percussions donnant à cet album une impression d’énergie contenue mais néanmoins communicative. Le chant est parfois surprenant, tantôt accrocheur tantôt subtilement placé donnant un aspect original et novateur à ces morceaux qui le sont déjà pas mal. Bref, une sortie qui, après un fabuleux “Starter’s Alternators”, ne décoit pas. Avec The Ex, le punk n’est pas mort, le punk persévère, le punk avance. Pas vous?

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Seven Hate - “Is This Glen?”

Is This Glen?[Album]
01/01/1999
(Vicious Circle/Pias)

Quatrième album pour les poitevins qui sont depuis quelques années les figures emblèmatiques du hardcore français en compagnie des Burning. Encore une petite évolution à noter pour ce Is This Glen?: les rythmes sont plus posés, la voix un peu plus recherchée, mais le style adopté par le groupe ne l’empêcherait-il pas d’évoluer à la vitesse voulue? En effet, la recette reste toujours un peu la même: accords basiques, rythmes classiques… Seven Hate n’est pas une exception dans toute cette scène visitée et revisitée. Pour se démarquer, il faut apporter de l’originalité, et ca, les poitevins n’y sont pas encore totalement parvenus. Enfin, facile à dire quand on est devant son PC

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