Vagrant

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(63 articles)

Saves The Day - “Ups & Downs”

Ups & Downs[Album]
24/08/2004
(Vagrant/Import)

En deux albums chez Vagrant, Saves The Day s’est sauvé de l’anonymat qui était le sien lorsqu’il appartenait encore à Equal Vision. “Stay What You Are” était notamment pratiquement parvenu à se hisser au même niveau que le meilleur du college rock, Samiam et Get Up Kids en tête. C’est peu de temps avant la sortie de leur dernier album studio (”In Reverie”) que les choses se sont gâtées avec la signature chez une major qui ne lui aura peut être jamais autant desservie et la maladie d’un des membres qui finira par lui enlever la vie en ce début d’année

Comme pour vite oublier ces mauvais moments et ce dernier album plus qu’en demie teinte, Saves The Day réapparaît chez Vagrant (pour honorer le contrat?) avec une compilation d’anciens titres et de b sides. Alors évidemment, “Ups & Downs” possède plus d’intérêt qu’un best of mais ne comprend pas non plus énormément de pépites. Si on parvient à se replonger dans l’énergie pré “In Reverie” à l’écoute de ” Sell My Old Clothes, I’m Off To Heaven” ou “A Drag In D Flat”, on ne peut malheureusement pas échapper à de longs passages acoustiques successifs (”I’m Sorry I’m Leaving”, “Hold”, “Jessie And My Whetstone”, “Take Our Cars Now”, “The Way Is Collar Falls”) plutôt médiocres et pénibles. La période hardcore mélodique du groupe est également de la partie, au point d’occuper toute la seconde moitié de l’album, mais prend un méchant coup de vieux qu’il n’était pas forcément nécessaire de rappeler à nos bons souvenirs

“In Reverie” nous avait bluffé devant tant d’inefficacité. “Ups & Downs” faisait peut être office de rattrapage mais, par son peu d’intérêt, fait s’écrouler les quelques ruines restantes. La prochaine sortie du combo, s’il y en a une, ne sera définitivement pas attendue avec enthousiasme. Gentils mais pas cons!

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Down To Earth Approach - “Another Intervention”

Another Intervention[Album]
03/08/2004
(Vagrant/Import)

L’émo ne réserve plus de surprises phénoménales aujourd’hui. Tout a tout simplement été fait et les groupes actuels tentent tout pour parvenir au sommet d’une scène encombrée. Peu pourtant s’y installent. Débarqués de l’état de New York, les Down To Earth Approach, désormais californiens et inconnus des européens, semblent pourtant ne pas peiner pour. Avec “Another Intervention”, les petits nouveaux de Vagrant rendent hommage à leurs proches aînés en proposant un punk popisant pouvant se vanter de détenir l’éfficacité des Get Up Kids, le son cristallin et l’intensité d’Alkaline Trio et la naïveté toute collégienne de Saves The Day. Pas mal quand même… Encore une fois, voilà un groupe qui, par une production “réaliste” et un sens de la mélodie bien aiguisé, fait mouche et nous rappelle insolemment le somptueux “Something To Write Home About” qui nous a tant fait frissonner il y a quelques années. Dans un esprit dénué de prétention, Down To Earth Approach transpire la sincérité et surtout la spontanéité permettant à un album, seulement décevant sur le dernier “Living Rooms”, de fièrement représenter leur âme. La scène se régénère et comble les déceptions des derniers opus de Saves The Day ou Get Up Kids, dorénavant essoufflés, en laissant éclore de prometteurs poulains dont Down To Earth squatte avec mérite les premiers plans.

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Get Up Kids - “Guilt Show”

Guilt Show[Album]
02/03/2004
(Vagrant/Universal)

Nul besoin de préciser que l’on n’attend pas ce nouvel album des Get Up Kids avec le même enthousiasme que lors de la sortie de “On A Wire”. Ce dernier s’étant avéré bien fade après le somptueux deuxième album du combo, “Guilt Show” est donc malheureusement pris aujourd’hui avec un peu plus de recul et de méfiance

Certes, le combo a, au fil de ces dernières années, acquis une réelle personnalité au sein de la scène rock polluée de groupes “émo” sans importance. Le problème est que cela s’est un peu fait au détriment de la qualité des compositions. Les envolées mélodiques de “Something To Write Home About” n’avaient donc pu trouver un valeureux successeur que déjà la rumeur d’un retour au rock accrocheur planait sur ce nouvel opus. Pas de mensonges cependant puisque “Man Of Conviction”, titre d’ouverture, est particulièrement efficace. Le problème est qu’il n’aura que très peu d’égal (”Wouldn’t Believe It”, “How Long Is Too Long”, “Sympathy”), le reste n’étant qu’un “On A Wire” saturé ou le batteur aurait enfin décidé de martyriser un peu ses fûts. Une sorte de folk énervée tout au plus

Les Get Up Kids sont donc sans conteste les rois de la mélodie tout comme pouvait l’être Samiam à une époque. Sauf que désormais c’est plutôt la génération Beatles qu’ils ciblent. Les adeptes de belles chansons trouveront donc leur bonheur au sein de ce “Guilt Show”. Quant à nous, on préférait définitivement le Get Up Kids de la première heure. Un album finalement bien plat par un groupe qui a certainement oublié de nous faire frissonner..

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No Motiv - “Daylight Breaking”

Daylight Breaking[Album]
27/01/2004
(Vagrant/Import)

Comme toutes réalisations Vagrant, ce nouvel album de No Motiv était attendu depuis…le précédent opus du groupe. Gage de qualité en matière de rock, le label débute donc l’année 2004 en grande pompe avec le grand retour du quartet californien. Alors que “Diagram For Healing” nous avait terrassé avec ses mélodies intenses, l’impatience nous gagnait au fil des mois jusqu’à ce que ce “Daylight Breaking” vienne à nous

Première impression dés les premières notes, No Motiv n’a pas lésiné sur la production. On passe d’un son punk au grain appréciable à un mur de guitare dont l’intensité envahit chacune des compositions. Nous n’irons pas jusqu’à dire que ce nouvel opus est surproduit car le sens de la mélodie du groupe continue de faire mouche tandis que d’autres y laissent leur âme, mais la batterie, entre autres, aurait mérité de se faire un peu plus de place au milieu de cette bassine de saturation. Ne cachons donc pas que nous préférions le son des albums précédents. Quant aux compositions, le tempo semble s’être un tantinet ralenti, mais No Motiv accouche de véritables hymnes punk accrocheurs tels que “Independence Day”, “Into The Darkness”, “Grey Notes Fall” même si le reste de ce “Daylight Breaking”, même si plus commun, se joue d’une efficacité semblable

La recette reste la même, mais No Motiv semble mettre en avant ses volontés d’agrandir son aura par le biais d’une production un peu trop propre qui fait parfois oublier que l’on avait auparavant à faire à un combo purement punk mélodique. Ainsi, la catégorie rock FM n’est pas loin. Un bémol à corriger dés la prochaine apparition, d’autant plus que c’est le groupe lui-même qui s’est attelé à la production de ce nouvel album, toutefois incontestablement plus mature et réfléchi

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Hey Mercedes - “Loses Control”

Loses Control[Album]
07/10/2003
(Vagrant/Import)

Son premier album bien digéré, Hey Mercedes poursuit sa route vers la reconnaissance avec “Loses Control”, très attendu outre atlantique. Les nostalgiques de Braid peuvent ainsi se remettre une bonne dose de puissantes mélodies dans les oreilles puisque la recette du groupe n’a pas changé mais a juste logiquement gagné en homogénéité et en maturité. Et ce n’est pas “Quality Revenge At Last” et ses onze autres collègues qui me feront mentir. Dés l’ouverture, on remarque une nouvelle fois un gros travail des guitares (sur les mélodies bien sûr mais aussi sur les rythmiques) et une certaine amélioration du chant. L’épreuve du deuxième long format étant toujours redoutée, Hey Mercedes en rigole aujourd’hui avec un album qui fait monter l’envergure du groupe d’un cran. Ne vous affolez pas tout de même, ce n’est pas non plus l’opus de l’année ni la haute volée de chez Vagrant mais un bon disque de rock qui fait hocher le crâne et reprendre les refrains à tue tête. “Loses Control” n’est pas indispensable mais vaut au moins la peine que l’on s’y arrête

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Dashboard Confessional - “A Mark A Mission A Brand A Scar”

A Mark A Mission A Brand A Scar[Album]
12/08/2003
(Vagrant/Import)

Le grand retour de Dashboard Confessional risque fort de faire grand bruit des deux côtés de l’Atlantique. Malgré des rumeurs de signature en major, Chris Carraba & Co, toujours chez Vagrant, met au monde un nouvel album qui s’éloigne sensiblement de son habituelle et agaçante pop acoustique pour jeunes filles en chaleur. Eh oui, les quatre compères sont redevenus des hommes et n’hésitent dorénavant plus à arroser leurs compositions de saturation, pour le plus grand bonheur des adeptes du rock mélodique

Sentant que l’acoustique s’essoufflait un peu et qu’il était grand temps de proposer autre chose, Dashboard Confessional muscle son jeu et met au monde un nouvel opus qui tournera un peu plus longtemps que d’habitude sur nos platines. Dés “Hands Down” la couleur est annoncée. Rythmique de guitare étouffée, refrain entraînant, chant convaincant, tout est là pour annoncer un bon long format et nous laisser penser que le combo a perdu pas mal de temps à jouer les grands frères séducteurs. “A Mark A Mission A Brand A Scar” est on ne peut plus varié, alternant rock énergique, ballades électriques (”Rapid Hope Loss”, “Bend And Not Break”, Morning Calls”, “Hey Girl”), réminiscences acoustiques inévitables (”As Lovers Go”) mais souvent séduisantes (”Carry This Picture”, “So Beautiful”)

Un nouvel album heureusement plus costaud qu’auparavant qui sauve le groupe de la catastrophe. Ayant joué imprudemment avec le feu, Dashboard Confessional ne s’est pas brûlé, a réagi au bon moment même si les refrains de cet opus seront inévitablement repris en choeur dans les foyers américains et européens. Une belle réaction qui risque fort de séduire définitivement les grandes maisons de disque avides de pop teenage revigorante.

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The New Amsterdams - “Worse For The Wear”

Worse For The Wear[Album]
05/08/2003
(Vagrant/Import)

Si les Get Up Kids ont pris une évidente tournure pop sur leur dernier album, Matt Pryor, leur leader tout comme celui des New Amsterdams, y est sûrement pour beaucoup. En effet, bien peu d’écart réside entre “On A Wire” et ce “Worse For The Wear”. D’une part, parce que la voix est la même et accouche du même type de mélodies mais aussi parce que l’instrumentation se veut quasiment jumelle du groupe occupant une place primordiale dans sa carrière actuelle de musicien

Tout cela n’enlève pourtant rien à cet album puisqu’il est bien difficile de se lasser d’une approche si sensible en matière de pop acoustique. Ainsi, dés “The Spoils Of The Spoiled”, on assiste à une grande foire (le mot n’est pas péjoratif) de la mélodie dans un environnement plus complet que lors des précédents opus de ce side project. En effet, l’acoustique n’est plus l’unique ligne directrice puisque l’on note aisément que le rendu final est désormais bien plus privilégié qu’à l’accoutumée. Ainsi, lignes électriques viennent se poser superbement sur des accords acoustiques bien appuyés par une rythmique parfaitement présente. Une recette qui, sans être originale, permet aux New Amsterdams de donner naissance à de superbes ballades accrocheuses comme “Hover Near Fame”, “Hanging On For Hope”, le superbe “The Smoking Gun” (qui n’aurait pas fait tâche sur un album des Get Up Kids) ou “Poison In The Ink”; tout comme à de belles chansons mélancoliques (”From California”, “Worse For The Wear”). Quelques influences supplémentaires et bienvenues viennent nous surprendre et ajouter un peu de diversité à cet opus qui, pourtant, n’en n’avait pas outre besoin. Ainsi, “Asleep At The Wheel” vient faire résonner quelques notes de guitare country tandis que “All Our Vice” prend une tournure inattendue avec une rythmique presque hip hop sur lequel le chant prend toute son ampleur

The New Amsterdams passent donc un nouveau cap avec ce “Worse For The Wear”. Autrefois groupe dont l’ampleur ne dépassait pas le side project, aujourd’hui combo à l’identité affirmée et aux compositions plus travaillées et matures. Un disque qui tombera à pic pour tous les amoureux de mélodies simples, belles et efficaces. Sans être un des albums de l’année, “Worse For The Wear”, baigné dans une naïveté palpable, s’avère idéale pour oublier ses problèmes et se laisser aller au farniente de l’été..

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Moneen - “Are We Really Happy With Who We Are Right Now”

Are We Really Happy With Who We Are Right Now[Album]
17/06/2003
(Vagrant/Import)

Cela fait déjà un peu plus de trois ans que ce groupe de Toronto arrose la scène rock de son punk émo popisant. Déjà au stade de leur second opus, c’est chez Vagrant, au passage véritable gage de qualité, que ces quatre musiciens dans l’âme trouvent aujourd’hui refuge. Combinant astucieusement puissance, complexité et mélodies, on ne peut ici s’empêcher de penser aux premiers essais d’un certain Jimmy Eat World. Pas dégueulasse comme première impression..

Si cet album peut paraître somme toute banal lors d’une première écoute, ceci appuyé par quelques relents de jeunesse palpables, Moneen n’est pas du genre à se contenter de peu. Pas question ici de donner naissance à des morceaux aussi facilement que si on allait chercher son pain à la boulangerie d’à côté. Le quatuor s’efforce à chaque étape de cette production de repousser toujours plus loin ses limites et de donner à chacun de ses textes une profondeur et un sens indéniable. Véritable suite de petites histoires, “Are We Really Happy…” jouit d’une homogénéité qui s’imposait ne serait ce que pour justifier sa signature chez Vagrant

Mélange parfait de Gameface, Get Up Kids et Jimmy Eat World, Moneen, et sa moyenne d’âge de vingt ans tout juste atteinte, sort la tête haute de ce premier exercice goûtant à un minimum de médiatisation. Une bonne dizaine de morceaux aux titres interminables qui illustrent la volonté du groupe à donner une cohérence à son travail de composition. Voilà qui justifie sans problème le fait que Vagrant ait, pour une fois, dépassé ses propres frontières..

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Alkaline Trio - “Good Mourning”

Good Mourning[Album]
03/06/2003
(Vagrant/Universal)

Cela fait maintenant deux ans que nous n’avons pas pu nous abreuver du punk popisant d’Alkaline Trio. Désormais bien installé sur Vagrant et faisant partie intégrante des groupes de rock sur lesquels il faut désormais compter, le trio met au monde un “Good Mourning” qui fait figure d’évènement au sein de la scène punk

N’attendez pas un quelconque changement de la part du groupe, ce nouvel album restant fidèle à son orientation du début. La recette est toujours aussi simple: une bonne dose de guitare aux lignes somme toute assez simples, une rythmique qui l’est tout autant et un chant faisant tout leur talent, flirtant avec de nombreuses mélodies toutes aussi accrocheuses les unes que les autres. Imposant son style, le groupe pourrait être mainte fois copié tant la complexité n’est pas son cheval de bataille mais il a gagné une sorte de respect empêchant les gnomes de s’identifier totalement à eux. En poussant un peu, nous pourrions même aller jusqu’à dire que faire simple semble en fait assez difficile… En effet, “Good Mourning” est autant un album pour se mettre la patate que pour apprendre ses premiers accords de guitare. Pourtant n’allez pas voir quelque chose de négatif dans ces propos, le groupe parvenant à tirer son épingle du jeu en privilégiant une certaine fraîcheur dans les compositions. Pour voir, jetez une oreille sur “We’ve Had Enough”, “All On Black”, “Donner Party”, pour n’en citer que quelques uns, qui vous sonneront les cloches et vous donneront l’impression d’avoir laissé le freezer ouvert

Un album sans surprise mais, de toutes façons, nous n’en attendions pas de la part du trio. Fidèle à lui même, le groupe s’est tout simplement appliqué à composer un album de qualité qui lui ressemble. Il y a des groupes sans prétention qui parviennent encore à nous faire vibrer et à redonner un peu de spontanéité au rock n’roll. Alkaline Trio est dans le peloton de tête..

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Reggie & The Full Effect - “Under The Tray”

Under The Tray[Album]
18/02/2003
(Vagrant/Import)

Reggie And The Full Effect est sûrement la formation la plus mystérieuse de l’écurie Vagrant. En effet, trop peu de renseignements sur son line up, des albums que l’on pourrait qualifier de conceptuels, sans grande homogénéité et aux consonances toujours très kitsch et constamment remplies d’humour. Reggie And The Full Effect n’est autre que la plus sérieuse blague du rock n’ roll. Après deux albums qui annonçaient cette personnalité musicale unique, l’artiste continue sur sa lancée avec ce “Under The Tray” à prendre avec des pincettes

Si son premier “Greatest Hits” restait dans une lignée pop-punk compréhensible et pouvait surfer sur une vague lancée par les Get Up Kids par exemple (il se murmure que certains des membres du combo en seraient ses alliés), “Promotional Copy” prenait résolument une voie volontairement décalée. Et c’est dans cette optique que Reggie semble avoir accouché de ce “Under The Tray”. “You Bleedin’ Heart” et “Congratulations Smack & Katy” ouvrent le bal dans une lignée rock accrocheuse, comme pour commencer tout en douceur mais laisse vite entrevoir le côté dérision de cet opus avec quelques breaks electro ringards et une omniprésence de sonorités synthétiques parvenant toutefois à bien se marier avec les guitares plus que saturées. C’est surtout à partir de ce “Mood 4 Luv” que Reggie part en vrille. Il propose ici un morceau dance prêtant au fou rire et rappelant la pauvreté culturelle des années 80 et des groupes tels que Pet Shop Boys. Cet aparté est de courte durée (bien qu’on la retrouve un peu plus tard sur “Getting By With It’s”) car on vire sur le heavy metal avec “What Won’t Kill You Eats Gas” à la rythmique lourde et aux guitares appuyées, puis sur la dark pop de “Image Is Nothing…”. Reggie sait ensuite rendre les bonnes plaisanteries de courte durée en accouchant d’un hymne punk mélodique efficace (”Apocalypse Wow”) mais ne peut résister à son humour bien gras qui le ramène vite à un rockabilly psychédélique aux breaks hard rock des plus has been (”Food Aka Aren’t You Hungry”) puis à des satires néo métal (”Happy V Day”) et gothique (”Linkin Verb”) pour terminer ce troisième long format par un morceau electro pop que personne ne lui enviera

Si “Under The Tray” peut paraître des plus loufoques à la lecture d’une telle chronique, il s’avère pourtant des plus distrayants et poussera n’importe quel auditeur qui s’y attarde à sourire. Certes, il ne faut pas s’attendre ici à un album conventionnel, mais bien à un moment musical dont la dérision est le seul mot d’ordre. Après tout, quitte à ce que les artistes ne se prennent pas au sérieux, on préfère s’attarder sur ce genre de productions que sur n’importe lequel de ces produits “artistiques” nés de la real TV. “Under The Tray” n’est qu’une promesse d’un agréable moment. Rien de plus