Vagrant

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(63 articles)

Moneen - “The Red Tree”

The Red Tree[Album]
05/06/2006
(Vagrant/Pias)

Avec son premier album ayant tout de suite séduit Vagrant, Moneen est apparu dans le monde de l’émo avec son rock hérité de Jimmy Eat Word, Gameface ou même des Get Up Kids. Le combo tenait aisément la dragée haute à beaucoup d’autres formations expérimentées. Désormais, le quatuor se fait plus adulte et prend de l’ampleur avec un “The Red Tree” ayant bénéficié de plus de moyens, donc plus de temps en studio. On le dit souvent, mais c’est une chose pouvant être aussi bénéfique que fatale à un disque. Preuve de sa maturité, Moneen a bien su gérer ce danger et dégage aujourd’hui un son plus costaud, ne venant jamais donné à cet album des allures formatées et racoleuses, mais plutôt celles du fruit d’un long travail, de frictions, et d’une sévère obstination de six mois à se rapprocher de la perfection. Confié à Brian McTernan (Hot Water Music, Snapcase…), “The Red Tree”, aux titres toujours aussi à rallonge, aborde des thèmes assez sombres mais superbement chantés et ne parvenant jamais à ternir son ambiance musicale intense et mélancolique. Et ce, sur un panel assez large puisque “Don’t Ever…Can’t Do”, “If Tragedy…An Addiction”, “Bleed And Blister” n’ont pas grand-chose à voir avec les ballades “This Is All Bigger Than Me” et “The Song I Swore To Never Sing”, mais tous forment une cohérence digne d’un second album réussi. Gardons cependant quelques réserves sur un éventuel prochain disque: quelques titres, notamment sur la fin, trahissent une certaine attirance pour les riffs de guitare “new rock”. Moneen sur la voie de Chemical Romance? On ne le souhaite pas…

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Saves The Day - “Sound The Alarm”

Sound The Alarm[Album]
11/04/2006
(Vagrant/Pias)

De l’époque Equal Vision et Vagrant, Saves The Day a toujours fait bonne impression. Ses “Through Being Cool” et “Stay What We Are” notamment ont laissé quelques traces indélébiles au moment où le hardcore mélodique cédait peu à peu la place à l’émo punk. Le groupe était alors incontournable, au même titre que les Get Up Kids. Mais la suite aura été moins fameuse. Pour “In Reverie”, le quatuor se laisse amadouer par le monde des majors et sort là un opus beaucoup trop pop, trop racoleur pour ne pas égratigner son image auprès de son fidèle public. Du coup, avec “Sound The Alarm”, ce nouvel album marquant son retour sur le non-rancunier Vagrant, la tâche est importante et la pression au maximum

Saves The Day sonne donc le retour au rock qui l’a fait connaître. Sûrement en raison d’un accouchement douloureux, le groupe devant jongler entre la recherche d’un label, la constructon de son studio, les changements de line up (Manny Carrero, bassiste de Glassjaw remplace Eben d’Amico), que d’éléments sources de frustration et de colère. Retour à la case départ donc, on retourne sur Vagrant, on refait appel à Steve Evetts (Dillinger Escape Plan, Lifetime) déjà responsable des deux premiers opus du groupe, et on attaque de nouveau sévèrement les guitares en laissant tomber les quelques ballades mielleuses pour lesquelles Saves The Day n’est sûrement pas fait (exception faite de “Don’t Know Why”). Ne criez pas pour autant au miracle. “Sound The Alarm” n’est clairement pas le meilleur disque que Saves The Day ait pondu durant ses neuf ans de carrière. Certes, dés “Head For The Hills”, il est clair que le jeu s’est musclé mais les mélodies ne sont malheureusement pas aussi accrocheuses qu’elles pouvaient l’être. Le constat est le même pour le basique “The End”, pourtant premier single issu de ce nouvel opus. Non, il faudra atteindre le premier tiers achevé, “Dying Day” plus exactement, pour retrouver le Saves The Day d’antan et des titres un peu plus percutants (”Say You’ll Never Leave”, “Diseased”, “Bones”, “Delusional”)

Incontestablement, Saves The Day a repris du poil de la bête, laisse présager un avenir un peu meilleur qu’au lendemain de “In Reverie”. Mais la remontée est encore longue, ce “Sound The Alarm” ne parvenant pas vraiment à se sauver de la banalité. Croisons le doigts, et croyons en un prochain album enregistré dans un contexte plus propice à la machine à tubes que le quatuor a déjà prouvé pouvoir être

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The New Amsterdams - “Stories Like a Scar”

Stories Like a Scar[Album]
21/03/2006
(Vagrant/Import)

Les Get Up Kids abandonnés, Matt Pryor ne s’est consacré ces derniers temps qu’à l’approfondissement de The New Amsterdams, à la base un side project devenu prioritaire par la force des choses. Du coup, il ne s’agit plus là d’une simple version acoustique et épurée des Get Up Kids, étiquette facilement collable lorsque les deux formations opéraient simultanément. Non, ce “Stories Like a Scar” marque une progression évidente en emmenant l’auditeur dans un registre très mélancolique fleurant bon, à l’instar de Calexico, quelques paysages de l’Amérique intérieure. Le Kansas notamment, pays du frontman, qui a largement inspiré celui-ci dans l’écriture comme dans les ambiances de ce nouvel album. On imagine bien la traînée de poussière derrière une voiture empruntant quelques voies abandonnées, ou tout simplement ces quelques titres chantés à l’ombre d’un bar histoire d’échapper au cagnard local. Incontestablement, “Stories Like a Scar” montre un New Amsterdams rarement aussi avare en énergie. En effet, de ces neuf titres, seuls les “Bad Liar” ou “Intelligent Design” réveilleraient un Pancho de la sieste. À l’extrême, il ne faudra pas compter sur “Your Ghost” ou “A Small Crusade” pour espérer ouvrir un oeil. Mais en slalomant entre ces deux types, on croisera de très bons titres aux mélodies efficaces et touchantes, comme sait si bien les chanter Pryor. “The Death Of Us”, “Turn Out The Light”, ou “Calendar Days” valent, par exemple, un détour évident pour les amateurs de folk élevés aux cactus et au soleil de plomb. Que les autres restent sous leur parasol en sirotant une menthe à l’eau..

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Biology - “Making Moves”

Making Moves[Album]
26/09/2005
(Vagrant/Import)

Sur le papier, Biology a tout du super groupe. Composé du chanteur et du bassiste (ici guitariste) de From Automn To Ashes, du batteur d’Engine Down et du producteur Brian McTernan (Hot Water Music…) à la basse, avouez qu’il y a de quoi saliver. On attendait donc vivement que déboule ce “Making Moves” histoire d’en savoir un peu plus sur cette intéressante réunion

Si musicalement, la surprise n’est pas vraiment au rendez vous, cet opus s’accompagne d’un concept donnant au groupe tout son sens et sa raison d’exister, faisant presque oublier son manque de personnalité. En effet, cette douzaine de titres auraient très bien pu faire office d’un nouvel album manqué d’Engine Down, dont le triste et trop récent split plane constamment au dessus de lui. Le jeu de Cornbread Compton y étant pour beaucoup puisque la recette rythmique est ici quasiment la même. Sans compter sur le chant mélancolique de Francis Mark, bien loin du registre qu’on connait, qui lui permet d’exprimer pensées et émotions inadéquates à From Automn To Ashes. “Making Moves”, accessible à souhait, souffre pourtant d’un manque cruel de relief, alourdissant l’écoute, voire accentuant cet effet de répétition laissant l’impression d’avoir fait le tour de l’album au bout de deux ou trois morceaux. Mais comme évoqué auparavant, il vit parallèlement à un concept artistique s’inscrivant dans la lignée d’un Andy Warhol. Car en plus d’être musicien, Mark est aussi peintre depuis ses quinze ans et désire avec Biology, du coup collectif artistique, remarier musique et visuel, chose devenue trop rare aujourd’hui. C’est donc surtout sur scène que le projet doit valoir le coup puisque galerie d’art itinérante, costumes, ainsi qu’un grand robot construit par le groupe en forment le décor

Couillu, ce disque l’est. Il sonne aussi le cri émancipateur d’un homme qui libère sa créativité. Si “Making Moves” n’est certainement pas un mauvais disque, il peine en maturité et a surtout la chance de surfer sur la voie qu’Engine Down laisse malheureusement vacante. Les plus nostalgiques y croiront, les autres se laisseront peut être séduire par la beauté des lignes de chant et de quelques morceaux, quand ils n’y seront tout simplement pas restés indifférents

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The Bled - “Found In The Flood”

Found In The Flood[Album]
22/08/2005
(Vagrant/Pias)

Si il y a bien une chose que l’on peut reprocher à la vague émo qui sévit depuis quelques années, c’est d’avoir ramené avec lui une palanquée de musiciens issus du hard rock et du néo métal, toujours prêts à balancer un bon refrain façon pop entre quelques braillements. The Bled pourrait bien être de ceux là. Signé chez Vagrant pour son deuxième album “Found In The Flood”, le groupe de Tucson emprunte tête baissée cette voie toute tracée pour séduire les “ni trop hardcore ni trop pop”. Bien sûr, si on les écoute, ce groupe est meilleur que les autres, a ce petit truc en plus. Possible étant donné le peu d’inspiration de la concurrence. The Bled sait donc sûrement complexifier les choses là ou les autres jouent la facilité, finement doser le punk et le hardcore, garantir une bonne production puisque Mark Trombino s’en est assuré. Mais comme énoncé précédemment, le combo n’a pas encore bien digéré ses influences métal, et les rebalancent en frôlant souvent le mauvais goût. Ce deuxième album a beau être plus travaillé, plus dynamique, reflet d’une solide osmose, cette nouvelle signature Vagrant (qui nous a habitué à bien mieux), n’est finalement qu’une pierre de plus à une scène en déficit de crédibilité. Au final, c’est plutôt bien fait, mais formaté à une certaine chaîne musicale du câble. On y croit donc que très peu.

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The Get Up Kids - “Live At The Granada Theatre”

Live At The Granada Theatre[Album]
30/05/2005
(Vagrant/Pias)

C’est en mars dernier que nous apprenions la volonté des Get Up Kids de raccrocher les guitares. Un pilier du punk nouvelle génération, digne héritier de Samiam et consorts, va donc bientôt laisser, lui aussi, sa place à une descendance foisonnante mais éternelle seconde. Car le quintet aura, notamment avec son incontournable “Something To Write Home About”, scellé puis lancé une vague dévastatrice de formations pop/punk…pour ne pas dire émo. Trois mois avant cette annonce et après sept mois à la diète de concerts, les Get Up Kids investissaient le Granada Theatre de Lawrence, au Kansas, pour enregistrer ce live, ultime chapitre d’une discographie, certes essoufflée, mais qu’on aurait quand même voulu plus longue. Ici, tout au long de ces dix huit titres, tous les opus sont représentés. On constate une nouvelle fois sans surprise que les titres de “Woodson” (leur premier maxi), “Four Minutes Mile” et “Something To Write Home About” sont les plus efficaces. Le reste, plus pop, apporte un contraste intéressant pour faire de ce live plutôt une réussite. Sans retouche ni feinte, le groupe se livre franchement, au risque de quelques fausses notes, quelques imperfections mais surtout une seconde guitare beaucoup trop en arrière, comme laissée pour compte au moment du mix. Mais peu importe, rien qu’à l’écoute de ce live, on ne regrettera jamais assez de n’avoir jamais vu ce groupe phare fouler nos scènes. Croisons les doigts pour que cela soit réparé au plus vite, histoire de mettre de belles images sur cette digne bande son. Conseillé, surtout pour ceux qui débarquent..

Tracklisting

1. Coming Clean 2. The One You Want 3. Holiday 4. Action & Action 5. Stay Gone 6. Woodson 7. Martyr Me 8. I’m A Loner Dottie, A Rebel 9. Mass Pike 10. Campfire Kansas 11. Red Letter Day (w/ Intro) 12. Sick In Her Skin 13. No Love 14. Shorty 15. Ten Minutes 16. I’ll Catch You 17. Don’t Hate Me 18. Is There A Way Out

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Alkaline Trio - “Crimson”

Crimson[Album]
23/05/2005
(Vagrant/Pias)

Depuis le somptueux “From Here To Infirmary”, Alkaline Trio semble peiner à égaler le degré d’efficacité qui était le sien à cette époque. D’une, parce que les compos de cet album était farouchement accrocheuses, de deux parce que sa production en faisait un album frais, spontané, et sans fioriture. Mais le trio grandit et semble vouloir imprégner sa musique de sa maturité. C’est un peu ce qui se dégageait déjà de “Good Mourning”, dernier album en date qui, bien que valant le détour, n’allait pas nous renverser comme son prédécesseur. On attendait donc beaucoup d’Alkaline Trio à l’annonce de ce “Crimson”. Le groupe a t-il choisi de revenir à quelque chose de plus brut ou continue t-il sur les chemins de la surproduction? Malheureusement, pour nous en tous les cas, Alkaline Trio n’a pas opté pour une production plus modeste qui aurait certainement crédibilisé un peu plus son punk rock. Proche de “Good Mourning” sur ce point, la recette de composition reste pourtant inchangée, les guitares ayant toujours droit d’occuper la majorité du l’espace sonore, et les mélodies restant toujours reconnaissables. Du coup, le trio flirte dangereusement avec ce qu’on appelle aujourd’hui le nu rock, pour ne pas dire rock for kids, au lieu de s’affirmer comme un combo punk rock majeur. Bien sûr “Crimson” est loin d’être mauvais, quelques titres s’avérant plutôt percutants (”Poison”, “Death Bed”, “Fall Victim”), mais reste quand même bien superficiel et fade au final (”Mercy Me”, “Prevent This Tragedy”, “Back To Hell”). Disons qu’on a bien envie d’ôter ce film plastique de protection qui semble emballer cet album bien trop propre à notre goût. Car on aurait vraiment préféré entendre Alkaline Trio à la limite de la fausse note plutôt que noyé dans cette surproduction aux arrangements n’arrangeant parfois pas les choses (cet affreux “Bleed”, entre autres, que n’aurait pas renié Depeche Mode). Du coup, le combo de Matt Skiba, à l’instar des Get Up Kids il y a quelques temps, semble marquer le coup et courir en vain derrière son glorieux passé. En tous les cas, jusqu’à nouvel ordre..

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Reggie & The Full Effect - “Songs Not To Get Married To”

Songs Not To Get Married To[Album]
29/03/2005
(Vagrant/Import)

Dire ce que contiendra un nouvel album de Reggie & The Full Effect revient un peu à prévoir le temps qu’il pourrait faire dans deux mois. Habitué à mélanger l’eau et le feu sur ses premiers albums, le combo joue toujours autant ici sur les contrastes, tout en adoptant un visage plus sérieux (glauque?) que d’habitude sur ce “Songs To Not Get Married To” au titre autobiographique. Ce nouvel album sonne donc comme une thérapie en musique où on retrouve toujours ces passages métal, pop ou émo. Mais c’est tout ou rien, car Reggie ne fait pas de mélange et ne sait jamais vraiment ou poser ses fesses. Méga synthétique et mélodique (”What The Hell Is Contempt”), émo popisant (”Get Well Soon”), presque Foo Fighterien (”Caving”), métal pyrotechnique (”The Tooth”, “The Fuck Stops Here”), ou dance rock 80’s risible (”Take Me Home Please”, “Love Reality”), Reggie & The Full Effect fait la pluie et le beau temps, rire ou pleurer. Comme vous voulez. Toujours est il que le personnage est dur à suivre, et ne parvient pas à nous captiver une nouvelle fois. Rockeur de bout de table, il est celui qui arrache un sourire quotidien en dégueulant les blagues à la minute, celui sur lequel on ne voudra pas forcément tomber au prochain banquet. “Songs To Not Get Married To”, c’est comme le cri du lourdingue qui s’ignore. Et qu’on oublie.

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Senses Fail - “Let It Unfold You”

Let It Unfold You[Album]
07/09/2004
(Vagrant/Pias)

Alors que le mélange d’influences punk, hardcore et métal pourrait être cinglant d’originalité et d’efficacité, la pléthore de groupes actuels s’engouffrent tous dans la même voie, sonnent tous de la même manière, et parviennent parfois à être crédibles grâce à l’énergie déployée à défaut de se sortir du lot par une approche personnelle. Ne nous leurrons pas, Senses Fail est de ceux là. La recette n’est franchement pas renversante, balance une petite quinzaine de titres mélodiques, tant accrocheurs que gonflant avec leurs riffs par ci, et toujours le même mec qui a mal, qui hurle à l’approche d’un refrain. On ne sait pas qui c’est, mais il frappe au sein de toutes les formations du genre. Le mérite que peut avoir Senses Fail est de ne pas tomber dans le désormais classique travers des chansons thérapeutiques relatant histoires sentimentales mal vécues ou excès de rébellion post adolescents. Ces américains préfèrent souligner leur intérêt pour la spiritualité, le nom du groupe provenant plus ou moins d’une philosophie hindoue clamant qu’il faut abandonner tous ses sens pour approcher le bien être et voir Dieu, et notamment le Daoisme. Original pour le coup, mais pour nous Français pour qui la bonne compréhension de la langue anglaise n’est pas une généralité, on s’en ficherait presque. Certes, “Let It Unfold You”, premier album de Senses Fail, est largement à la hauteur des disques des vétérans du genre. Son premier maxi l’annonçait d’ailleurs, tout comme l’engouement des labels qui allait suivre. On ne reniera donc pas que des titres comme “Lady In a Blue Dress”, “Buried a Lie“, ou “Choke On This” feront leur petit effet. Mais par pitié, achevez ce souffrant avant que je m’en charge…

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Hot Rod Circuit - “Reality’s Coming Through”

Reality's Coming Through[Album]
24/08/2004
(Vagrant/Import)

Si la scène émo rock est aujourd’hui aussi peuplée, pour ne pas dire polluée, que la scène hardcore mélodique de la fin des années 90, cette quantité de formation dont peu sortent du lot permet quand même aujourd’hui de mettre en évidence le réel talent mélodique de groupes tels que Hot Rod Circuit. A l’heure ou les Get Up Kids semblent abandonner, eux sortent leur nouvel album (le deuxième pour Vagrant) et nous arrosent de leurs morceaux frais et efficaces dans la pure lignée du genre. Ainsi, “Reality’s Coming Through” possède de nombreux atouts, qu’il se donne à un punk popisant (”Inhabit“, “Fear The Sound”, “Tell The Truth”) ou à des élans beaucoup plus pop (”Save You”, “Failure”). Encore trop naïf pour parvenir à égaler ses références du collège rock des années 90, Hot Rod Circuit nous pond là un album certes peu novateur mais incroyablement accrocheur, généreux en mélodies et en intensité. Sans compter sur une production de qualité mais modeste qui l’empêche de tomber dans les travers de nombreux groupes perdant ainsi toute personnalité. A ranger entre le meilleur des Gets Up Kids et de Saves The Day.

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