Vagrant

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(59 articles)

Black Rebel Motorcycle Club - “Beat The Devil’s Tattoo”

brmc180Album
(Vagrant)
08/03/2010
Rock

Quand, en 2000, les californiens ont débarqué bien armés de leur image de motards remontés à bloc, on nous promettait qu’ils allaient devenir un des groupes de rock les plus incontournables de ce nouveau siècle. À faire le bilan dix ans plus tard, la réalité est toute autre: rarement on aura changé de trottoir chaque fois que les Black Rebel Motorcycle Club auront déboulé en ville. Pourtant, face à une concurrence à l’époque partagée entre néo métal puéril et pop pour jeunes-vieux, le trio de San Francisco évoluait dans un contexte où il pouvait amplement se faire une place au soleil.

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Eels - “End Times”

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(Vagrant)
18/01/2010
Thérapie folk

Quelle mouche a donc piqué Mark Oliver Everett pour qu’il ressorte un huitième album seulement sept mois après un “Hombre Lobo” parvenant sans mal à traverser le temps? Un délai jamais vu dans sa discographie, trop court pour que “End Times” augure d’un changement radical par rapport à son prédécesseur. Bingo, Eels repart sur les mêmes bases qu’en 2009

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Thrice - “Beggars”

thrice180Album
(Vagrant)
15/09/2009
Rock émo

Quand beaucoup de groupes indé perdent de leur âme et se ramassent en signant chez une major, Thrice au contraire a su prendre magnifiquement ce virage avec le très convaincant “The Artist In The Ambulance” sorti en 2003. Étant passé au travers de son successeur “Vheissu”, c’est quand il a rejoint les rangs de Vagrant que nous nous sommes de nouveau intéressés à son cas Lire la suite…

The Get Up Kids - “Something To Write Home About”

getup180Album
(Vagrant)
08/2009
Emo punk mythique

Vous posez le diamant sur le vinyl, les craquements se font entendre, les premières notes et intonations raisonnent dans la pièce, vous êtes en train d’écouter un album pour lequel perfection ne rime pas avec exagération. “Something To Write Home About” est ni plus ni moins LE disque qui a incarné à lui-seul la deuxième vague émo des années 90 Lire la suite…

Eels - “Hombre Lobo”

eels1801Album
(Vagrant)
01/06/2009

Mark Oliver Everett, l’homme qui se cache autant derrière sa longue barbe que sous le pseudo Eels, est de ces génies aussi torturés que prolifiques dont l’Amérique a enfanté. Marqué à jamais par le décès de ses parents et le suicide de sa soeur à la fin des années 90, il traîne depuis une solitude, voire même un état dépressif, qui transpire immanquablement dans chacun de ses albums depuis “Electro Shock Blues”. Lire la suite…

Matt Pryor - “Confidence Man”

Confidence Man[Album]
29/07/2008
(Vagrant/Import)

Il faut croire que, après de longues années passées au service d’un groupe, tout musicien est pris d’une soudaine envie de se réaliser plus concrètement. Les exemples sont nombreux: de Chuck Ragan (Hot Water Music) à Jim Ward (Sparta/At The Drive In) en passant par David Bazan (Pedro The Lion), Nikola Sarcevic (Millencolin), ou Greg Graffin (Bad Religion). Matt Pryor vient s’ajouter à cette longue liste, lui qui dés la fin des Get Up Kids s’est jeté corps et âmes dans ses deux autres projets, The New Amsterdams et The Terrible Twos. Pour la première fois, c’est donc totalement seul qu’il apparaît, “Confidence Man” étant son premier disque solo, un projet entièrement maison qu’il convoitait depuis longtemps. Pour preuve, il faut remonter jusqu’en 1995 pour retrouver les premières ébauches de “Dear Lover”, à quelques mois seulement pour les plus récents “A Totally New Year”, “Only” et “Lovers Who Have Lost Their Cause”. Ici, l’ambiance est plutôt à la détente, la musique est épurée puisqu’elle ne se cantonne qu’à une guitare acoustique, accompagnée ici ou là d’un discret harmonica, et la voix bien connue de Pryor emmène le tout avec une grâce mélodique garantie. Celle là même qui, qu’elle le veuille ou non, sert de trait d’union entre tous les projets du bonhomme, jusqu’à parfois brouiller les pistes, certains morceaux de ce “Confidence Man” pouvant très bien se confondre avec ceux de The New Amsterdams. Avec quinze titres au compteur, dont quelques jolies ballades (”Loralai”, “I’m Sorry Stephen”, “I Wouldn’t Change a Thing”, “Who Do You Think You Are”) il possède d’ailleurs un autre point commun avec son groupe: un fort capital sympathie à peine fissuré par des longueurs plombant quelque peu l’ensemble. Pour cette raison, difficile de croire que Matt Pryor parviendra à rallier à sa cause un public autre que celui qui l’a toujours suivi jusque là. Les autres se retrouvant face à l’obligation de devoir choisir entre une multitude de chanteurs/compositeurs de ce genre. Et Dieu sait que les Etats-Unis, à eux seuls, n’en manquent pas..

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The Anniversary - “Devil On Our Side”

Devil On Our Side[Album]
01/07/2008
(Vagrant/Import)

Si on refait le décor de la scène émo pop des années 90, The Anniversary était un des premiers groupes à conjuguer avec efficacité la forte présence du synthétiseur et la mixité du chant. Pas pour rien d’ailleurs que le combo, à l’instar des Get Up Kids et Saves The Day, défendait haut et fort les couleurs Vagrant alors que le label était, à l’époque, une des forces majeures du genre. Paradoxalement, et à l’image de son impact, le quintet n’aura eu besoin que d’une poignée de splits, et de deux albums pour y parvenir. C’est d’ailleurs en pleine préparation du troisième opus, imprévisible étant donné la tournure qu’annonçait déjà “Your Majesty“, que le groupe décida de mettre la clé sous la porte

Il fallait donc quelques éléments de réponse. Plus de quatre ans sont passés, et The Anniversary vient se rappeler à notre bon souvenir avec cette double compilation alignant inédits, b-sides, et titres rares, doublant par la même occasion son entière discographie. Une belle prouesse que les fans nostalgiques sauront saisir au bond, d’autant qu’on y retrouve progressivement – car chronologiquement - tout ce qui a toujours fait la personnalité du groupe. Ainsi, seuls “Fletcher Durbin” et “The Heart Is a Lonely Hunter” méritaient vraiment d’être couchés sur la première moitié de ce “Devil On Our Side”, le reste se révélant un poil anarchique et truffé de trop d’imperfections. La seconde moitié montre par contre un tout autre visage, beaucoup plus abouti et soigné, laissant derrière lui quelques pépites émo pop comme peut encore l’être “To Never Die Young”, et d’autres morceaux dévoilant un certain goût du risque, voire peut être la voie plus classique que The Anniversary aurait pu prendre s’il avait continué d’exister (”O’Lady Butterfly”, “Let It Slip”, le dubisant “Kali”, le folk de “I Know What’s Best” et “Lover”)

Pour autant, difficile de conseiller ce disque à quiconque n’ayant jamais suivi les pérégrinations de The Anniversary tant le groupe vide ici définitivement ses derniers fonds de tiroirs, essentiellement à l’attention de ses fans les plus endurcis. Ceux là pourront donc afficher la fierté de n’avoir rien manqué, les autres s’en moqueront éperdument, sans qu’on puisse leur en vouloir un seul instant

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Reggie And The Full Effect - “Last Stop: Crappy Town”

Last Stop: Crappy Town[Album]
17/06/2008
(Vagrant/Import)

Alors qu’on croyait le projet mort et enterré depuis le consternant “Songs Not To Get Married To” sorti en 2005, Reggie & The Full Effect, one man band de James Dewees (clavier des Get Up Kids et de Coalesce), fait son retour avec “Last Stop: Crappy Town” dont on ne sait pas si le titre en annonce la fin. D’autant plus qu’il a été enregistré il y a maintenant deux ans, et qu’il ne sort qu’aujourd’hui pour d’obscures raisons. Reste que si l’approche est toujours la même, toujours aussi atypique avec son mélange de punk, de pop, de hardcore et de métal, cet intérimaire de luxe de la scène rock US (on l’a vu et entendu derrière les claviers de New Found Glory, My Chemical Romance…) semble avoir mis son humour débordant en berne, et apparaît plus réservé qu’à l’habitude. Finies les blagues qui tâchent, les sucreries pop écoeurantes, les délires adolescents, ce nouvel album va sans retenue vers ses penchants les plus lourds, sombres et introspectifs, seulement entrevus sur le précédent disque, et plus largement au sein de Coalesce, chose finalement peu surprenante puisque Cory White (guitariste du combo) et Paul Gray (bassiste de…Slipknot) sont de la partie. Le thème principal de “Last Stop: Crappy Town”, entièrement dédié au métro de Brooklyn, contribue lui aussi à assombrir le tableau, et éclaircit le choix de ses curieux titres répondant majoritairement à une lettre ou à des noms de rues. Mais, hormis les imbuvables “F” et “L”, Reggie & The Full Effect s’en tire plutôt bien, notamment lorsqu’il jongle avec les contrastes, comme sur “G” et “J” qui alternent couplets légers et refrains gutturaux chers au public hardcore/métal. Cependant, malgré cette chape de plomb recouvrant soudainement le registre de celui qu’on a connu blagueur, pour ne pas dire lourd, quelques éclairs mélodiques (”R”, “E”, “V”), voire quelques bribes electro (”Smith & 9th”), viennent contrebalancer le tout, et devraient parvenir à rallier son public d’antan à sa nouvelle cause. A moins que, lors de ces trois dernières années, il ait préféré s’aventurer sur de nouvelles terres. On ne lui en voudra pas, beaucoup ne poussant que rarement jusqu’au terminus

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Rocket From The Crypt - “RIP”

RIP[Album]
25/02/2008
(Vagrant/Pias)

Les meilleurs groupes de rock n’roll au monde n’ont-ils pas finalement en commun une injuste sous médiatisation? Car quand certains remplissent les stades, d’autres écument les salles et multiplient les disques, drainant ainsi au fur et à mesure du temps un public totalement conquis, qui ne manque jamais de le lui rendre. Malheureusement, ces groupes-là atteignent souvent un statut de mythe quand résonne l’écho de leur tout dernier accord de guitare. Alors que s’éteint “Come See Come Saw”, clôturant ce dernier live, on se dit alors que Rocket From The Crypt n’échappera pas à cette triste règle, lui, auteur de plus d’une centaine de disques, tous formats confondus, en presque vingt ans de carrière. Le rock n’roll perd là un de ses plus généreux représentants

Car les RFTC, après deux albums chez Vagrant (qui leur aura offert un dernier souffle salvateur), ont décidé de mettre la clé sous la porte en 2005 et de fêter leur dernier concert en l’immortalisant, en son comme en image. Que l’on ait suivi ou non le parcours de ce monstre en provenance de San Diego, “RIP” est en tout point un disque incontournable: il fait office de best of pour les novices retardataires, et pour les autres d’énième confirmation d’avoir à faire ici à un putain de groupe de scène. Pour eux, Rocket From The Crypt mérite incontestablement sa place au panthéon du rock, ne serait-ce que pour avoir été un des premiers à inclure une section cuivre à son line up. Jeunes, rayez cependant toutes notions de ska de vos esprits, l’idée ayant tilté dans l’esprit de Speedo (frontman du combo, également apparu chez Hot Snakes et Drive Like Jehu) quand en 1991 il passe un hiver à écouter des 45t Stax à la chaîne. Sa recette durera donc près de vingt années retracées ici de la plus belle manière, avec beaucoup d’authenticité, cet ultime disque alignant évidemment les plus grands tubes de Rocket From The Crypt

Et aucun n’a pris de ride, chose finalement peu surprenante puisque son garage rock sera toujours parvenu à sonner aussi frais que les multiples revival qu’il aura vu passer. Pour preuve, les californiens piochent ici allègrement dans leur tout premiers opus “Paint As a Fragrance” (”French Guy”, “Shy Boy”, “Velvet Touch”), “Circa Now” (”Ditch Digger”, “Don’t Darlene”, “Hairball Alley”, “Sturdy Wrists”) et “Scream Dracula Scream” (”Middle”, “Born In 69″, “Used”). Mais c’est surtout quand ils s’attaquent à des titres plus récents (”Straight American Slave”, “Carne Voodoo”, “I’m Not Invisible”, “Get Down”), qu’on s’aperçoit à quel point ils n’ont jamais fait d’infidélité à un rock n’roll qui aura toujours su tenir la dragée haute aux bambins opportunistes

“RIP”, ajoutant l’image au son et soulignant la puissance visuelle du groupe via mises en scène et changements de costume, est donc un parfait témoignage posthume qui laisse toutes les chances à Rocket From The Crypt de laisser une trace indélébile chez les âmes rockeuses. Totalement incontournable..

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