Unkle
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(UK)

(7 articles)

Unkle - “Another Night Out” feat Mark Lanegan (music video)

UNKLE feat Nick Cave - “Money & Run” (music video)

Unkle - “Follow Me Down” (music video)

Unkle - “Where Did The Night Fall?”

unkle180Album
(Surrender All)
10/05/2010
Electro rock glissant

A batifoler d’une scène musicale à une autre comme il le fait depuis ses débuts, il fallait bien que James Lavelle finisse par mettre un jour Unkle dans le fossé. Jusque là, ce pionnier du trip hop était toujours parvenu à ses fins, était toujours resté digne de son rang, que ce soit seul ou (parfois mal) accompagné. En emmenant le projet electro du collectif - qu’il disait mort à la sortie de “End Titles… Stories For Films” en 2008 - sur le terrain glissant du psyché, l’alternative du “ca passe ou ca casse” n’aura pas tenu très longtemps

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Le prochain Unkle sera psyché!

lavelle

Toujours en soif de collaborations, James Lavelle s’est tourné vers les rockeurs psyché nouvelle génération pour le nouvel album de Unkle intitulé “Where Did The Night Fall” et à sortir le 10 mai prochain. Extrait en échange d’un email ici, et tracklisting ci-dessous.

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Unkle - “End Titles… Stories For Film”

End Titles... Stories For Film[Album]
04/08/2008
(Surrender All/Pias)

Il y a un an, James Lavelle larguait définitivement les amarres, se détachait enfin d’un passé devenu trop lourd, qui le ramenait toujours au port, tel un paquebot qui aurait omis de lever l’ancre. Ce passé, c’est l’époque où il collaborait avec Dj Shadow: un temps qui s’est certes révélé bénéfique en termes de médiatisation mais dont l’éternelle comparaison, devenue trop pesante, ruinait tous ses espoirs d’user pour de bon de ses nouvelles ailes. “War Stories“, paru en 2007, changeait la donne: César récupérait son bien, et son collaborateur Richard File n’était plus un remplaçant de seconde zone. Pourtant, de nouveau à son apogée, le duo annonçait sa séparation début 2008, motivée par la volonté des deux hommes de suivre désormais leurs propres voies

“End Titles… Stories For Film”, l’ultime testament d’Unkle, le fruit d’un dernier nettoyage, des derniers tiroirs vidés, n’était donc pas attendu. Les deux y alignent une grosse vingtaine de titres de haute volée, issus des sessions studio de “War Stories”, mais aussi quelques morceaux composés initialement pour l’illustration sonore de jeux vidéos, séries télévisées, et long-métrages

Pour la dernière ligne de sa discographie, Unkle y conjugue toujours le rock, l’electro, le trip hop, mais change la donne, opte pour de nouvelles ambiances, plus épurées, plus électriques, plus froides, plus angoissantes et envoûtantes, taillées pour l’imagination débordante de ceux qui voudront bien leur attribuer des images (”Ghosts”, “24 Frames”, “Black Mass”). Chutes obligent, les habitués sont là: Gavin Clark frappe de sa voix chacune de ses contributions (”Cut Me Loose”, “Blade In The Black”, “Can’t Hurt”, les sublimes et planants “Heaven” et “Against The Grain”), Josh Homme se charge de “Chemical” (déjà présent sur “War Stories” en version instrumentale), et Black Mountain de “Clouds”. Même Abel Ferrara, peu convaincant au passage, se place derrière le micro pour l’acoustique et rêche “Open Up Your Eyes”, titre sans égal dans la discographie Unkle. Pour le reste, le duo nous gratifie de quelques courts instrumentaux, capables de déboulonner les maîtres de BOF tant elles revêtent des allures purement cinématographiques (”Ghosts - String Reprise”, “Synthetic Water”, “Even Balance”, “Trouble In Paradise”, “In a Broken Dream”, “Romeo Void”…)

Cohérent au possible, loin de ces simples enfilades de titres retrouvés in extremis, ce dernier disque offre un digne point final à la carrière d’Unkle. Par sa qualité incontestable, il confirme aussi à quel point “War Stories” était une réussite, lui qui s’est offert le luxe de se passer de certaines de ces chutes. Avec une telle maîtrise affichée de leur ultime témoignage, cette main tendue vers le cinéma, James Lavelle et Richard File ont peut-être voulu laisser quelques indices au sujet de leurs pérégrinations artistiques futures. En attendant que l’avenir le confirme, “End Titles…Stories For Film” clôture sans fausse note un chapitre qui aura su se rendre indispensable à l’histoire de la musique électronique. Peut-être aussi de la musique elle même

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Unkle - “War Stories”

War Stories[Album]
09/07/2007
(Surrender All/Pias)

Unkle est de ces acteurs de l’electro qui auront vu leur parcours en dents-de-scie rythmée par les changements de line up. D’abord fondé par Tim Goldsworthy, Kudo (Major Force), et James Lavelle (fondateur du label Mo’Wax et aujourd’hui seul membre d’origine du projet), les deux premiers furent ensuite remplacés par l’incontournable Dj Shadow, auteur du cultissime “The Endtroducing”. C’est avec lui que Lavelle parvint enfin à sortir “Psyence Fiction”, un premier album qui se sera longtemps fait attendre, mais qui s’imposera finalement comme un des indispensables des années 90 sans pour autant répondre aux attentes, celles d’égaler l’oeuvre ultime de Shadow. Et ce, malgré une palanquée d’invités de prestige, de Mike D des Beastie Boys à Thom Yorke (Radiohead), en passant par Richard Ashcroft ou Badly Drawn Boy. Finalement peu convaincu, Shadow laissera sa place à Richard File, le nouveau compère de Lavelle pour “Never Never Land”, le deuxième album mitigé d’Unkle, sorti en 2003 dans une veine assez similaire, mais avec des contributions moins prestigieuses (Jarvis Cocker, Brian Eno, Josh Homme)

Il en fallait pourtant bien plus pour que Lavelle ne se décourage et laisse Unkle à jamais aux oubliettes. Non, plus persévérant que jamais, il remet ça, continue d’empreinter la voie qu’on lui connaît et qui lui aura quand même permis de s’affubler d’une patte très personnelle et reconnaissable. Pour “War Stories”, ce nouvel album affichant plus de 70 minutes au compteur, il est de nouveau aux côtés de Richard File, et a une nouvelle fois fait appel à quelques invités pour rehausser encore un peu plus l’impact de sa nouvelle oeuvre. Josh Homme reprend donc du service (l’excellent “Restless” qui ravira les fans des deux camps), cette fois épaulé par Gavin Clark (”Keys To The Kingdom”, “Broken”), 3D de Massive Attack (”Twilight”), Autolux (”Persons & Machinery”), The Duke Spirit (”May Day”), Ian Astbury (frontman de The Cult sur “Burn My Shadow” et le final acoustique “When Things Explode”) et de…James Lavelle lui-même qui se tire plutôt bien de ses premières expériences vocales (”Hold My Hand”, “Morning Rage”). Sans compter sur les discrètes contributions musicales de Matthew Caws de Nada Surf (guitare sur “Broken”) et de David Catching (Eagles Of Death Metal)

Vous comme nous sachant qu’une telle vitrine n’est pas toujours synonyme d’un album réussi, pas de quoi se jeter les yeux fermés sur ce “War Stories” qui, jusque-là et sur le papier, ne montre pas une réelle évolution. Pourtant, ce nouvel opus montrent de très beaux atouts. Habité d’une cold wave implacable de tout son long, il nous prend, telle une lame de fond, et nous emmène sans nous laisser le choix dans une vague effrénée de guitares et basses aussi omniprésentes qu’efficaces (”Chemistry”, “May Day”), et de piano ou de violon vous offrant de dangereux clins d’oeil comme pour vous convaincre, par leur fausse douceur, du bien fait de ces quatorze nouveaux titres. Incontestablement, “War Stories” est savamment orchestré, parvient avec goût à faire la balance entre la puissance des instruments et le “point trop n’en faut” de la technologie (”Restless”). Le reste coule comme du petit lait: les mélodies font leur effet (”Hold My Hand”), les refrains ne permettent aucune médisance (”Keys To The Kingdom”, “Lawless”), les titres aux sonorités rock/electro bien appuyées s’enchaînent, laissant derrière eux quelques tubes incontestables, coulant comme ceux du “Any Minute Now” de Soulwax (”Morning Rage”), ou plus torturé comme à la manière des expérimentations de Radiohead (”Price You Pay”)

On aurait cru Lavelle et son Unkle définitivement dépassés. Après ingurgitation de ce “War Stories”, on finirait presque par croire que le bonhomme a toujours su là ou il voulait aller, sans que son public et les critiques ne parviennent à le comprendre ou à adhérer à son oeuvre. L’attente et la persévérance auront donc payé, ce nouvel album étant très certainement le plus cohérent et le plus réussi de ces dix dernières années de carrière. Exit le sujet récurent Dj Shadow, out la course à la justification constante du statut d’acteur principal de la scène électronique. Unkle sonne ici définitivement rock, et que ça vous plaise ou non, il faudra vous y faire. Car s’il n’est peut-être pas intemporel, “War Stories” est très certainement parmi le meilleur cru de l’année, et se veut la preuve irréfutable qu’un producteur peut être un très bon musicien

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