(4 articles)

Da Brasilians, la pop qui fait claquer les strings

brasilians

Bande de potes à la base - dont faisait encore récemment partie David de Tahiti Boy - les Da Brasilians s’émancipent pour de bon avec la sortie de leur premier album prévu chez Underdog Records pour le 2 novembre. Véritable collectif partageant une réelle admiration pour des ainés de la trempe de Crosby Stills Nash ou Buffalo Springfield, Da Brasilians s’amuse surtout à faire le pont entre les suscités et une nouvelle génération pop

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Molecule - “Besides”

mol180Album
(Underdog)
28/04/2010
Dub

Après trois albums pondus entre 2007 et 2010, s’achevant sur un brillant et voluptueux “Climax” l’année dernière, et plusieurs collaborations avec des pointures de la scène musicale mondiale à l’instar de Santogold, le prodige du dub français Molecule revient avec un nouveau “Besides” sur le label Underdog Records en n’ayant finalement plus grand chose à prouver. C’est certainement ce qui cloche dans cette quatrième galette, donnant l’impression que le producteur a préféré se reposer sur ses lauriers plutôt que de proposer des tendances vraiment nouvelles comme il a toujours su le faire.

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Fanga - “Sira Ba”

fanga180Album
(Underdog)
16/11/2009
Afrobeat

Dire que l’Afrobeat est statique, en manque d’évolution, c’est mal connaître l’un des ses éminents acteurs, Fanga, qui avec “Sira Ba” lui offre un parfait lifting. Originaire de Montpellier, voilà plus de dix ans que le combo puise ses influences dans divers courants pour mieux contredire ce lieu commun éculé. Certes le genre peine à se renouveler et certains ne jurent que par le roi Fela. Mais c’est  oublier un peu vite le travail d’un Tony Allen ou, dans un genre plus hybride , de Jimi Tenor.

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Interview : Fanga (06-2008)

Interview : Fanga (06-2008)

Avec deux albums à son actif, Fanga est désormais un groupe phare de la scène afrobeat française. De quoi donner envie de rencontrer Korbo, poète et chanteur de Fanga…

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Fanga - “Natural Juice”

Natural Juice[Album]
01/07/2007
(Underdog/Rue Stendhal)

Si l’afrobeat, au même titre que le jazz, est de nos jours plutôt réservé à un cercle d’initiés qu’au grand public, n’oublions jamais qu’il reste un genre très populaire et profondément émancipateur au Nigéria depuis l’époque de Fela Kuti, son fondateur regretté… Après sa mort en 1997, peu de groupes ont néanmoins repris le flambeau au-delà de la fratrie Kuti (Seun et Femi), et du vétéran Tony Allen (co-créateur de l’afrobeat), qui continue encore aujourd’hui à distiller ses rythmiques dans de multiples projets internationaux. Si les disciples de Kuti ne courent pas les rues, notons cependant que naissent de plus en plus d’initiatives artistiques ayant pour but de perpétuer l’héritage du maître (sans lésiner sur le caractère éminemment politique du genre), au premier rang desquelles on trouve celles des américains d’Antibalas et des canadiens de The Souljazz Orchestra, mais également celle des montpelliérains de Fanga, plus récente mais tout aussi prometteuse

Né en 2004 de la rencontre entre le rappeur burkinabais Yves Khoury aka “Korbo” et le producteur hip-hop Serge Amiano (rencontre à l’origine du premier “Afrokaliptyk” du groupe), et formé de sept musiciens, Fanga s’est très vite illustré par son énergie débordante, très ancrée dans les racines de l’afrobeat mais lorgnant aussi du côté de l’électronique et du hip-hop. Sorti en juin 2007, “Natural Juice” sonne l’heure de la reconnaissance pour la formation, qui semble bien décidée à apporter sa pierre à l’édifice du grand Fela

Véritable cocktail d’énergie, ce deuxième opus démarre sur les chapeaux de roue par un “Crache La Douleur” puissamment cathartique en featuring avec Tony Allen, que l’on retrouve également sur le titre “Iba”, aux allures d’impro jazz. Fanga restitue ici avec justesse et talent le caractère originellement métissé de l’afrobeat, n’hésitant pas à marier le genre avec des riffs de guitare un brin plus rock (”Ni I Ma Toro”, “Bolli”), ou à faire ressortir ses accents résolument funk, gorgés de cuivres, dans l’excellent “Natural Juice” ou l’enivrant “Noble Tree”, en featuring avec le talentueux Segun Damisa, tragiquement disparu en 2006. Mais la marque de fabrique du groupe reste sûrement ce subtil mélange de chant et de spoken word, rappelant les affinités hip-hop de Korbo (qui interprète ses textes en dioula, français et anglais), comme l’illustrent à merveille les titres “I Didn’t Know”, le poétique “Keneya” ou le plus contemplatif “Kononi”, dans lequel vient se fondre l’agréable voix de la burkinabaise Kady Diarra

“Natural Juice” dévoile ainsi un “nu afrobeat” pointu et stimulant, qui, s’il s’avère parfois un peu classique, renferme tout de même un potentiel énorme, tant dans la qualité de ses instrumentations que dans cette quête d’innovations qui affleure ça et là à la surface. A ce titre, l’énorme “Noble Tree Remix”, en featuring avec l’exceptionnel Mike Ladd, conclut brillamment l’opus en montrant à quel point la rencontre de l’afrobeat, du funk et du hip-hop peut être riche. Tout ça pour dire qu’on peut difficilement trouver mieux que ce bon “Natural Juice” pour s’imprégner d’ondes sonores festives et chaleureuses… Un combo brûlant à suivre de très près..

Ecoutez un extrait ici.

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