Ugly Duckling

Ugly Duckling

(USA)

(3 articles)

Ugly Duckling - “Moving At Breakneck Speed”

ugly180Album
(Special Records)
31/10/2011
Hip hop jovial

Les trois Ugly Duckling ont quand même une chance incroyable de voir leur bonne humeur intacte après quatre album et dix ans passés sur le circuit indépendant: une constance qui ne fait que conforter chaque fois la marque de fabrique d’un groupe pour qui hip hop peut aussi rimer avec humour, fiesta, légèreté, et franches rigolades. Prenez “Moving At Breakneck Speed”, leur cinquième opus tout juste sorti du four: on y est à mille lieux de ces personnages bling bling et bodybuildés embourbés dans des stéréotypes ridicules, des gangsters West Coast, des superstars vuitonisées, comme des poètes quadragénaires qui font le penchant conscient de la discipline.

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Ugly Duckling - “Audacity”

Audacity[Album]
12/01/2009
(Fat Beats/Import)

Il aura fallu deux ans aux Ugly Duckling pour produire ce “Audacity”, quatrième opus du groupe originaire de Long Beach. Plus que de livrer une simple galette de hip hop, leur volonté était de rester fidèle au style qui les avait fait connaître notamment sur “Journey To Anywhere” ou “Taste The Secret”, leurs deux premiers albums. On les présentait alors comme les héritiers d’un rap “fun”, influencés par The Pharcyde ou les Beasties Boys. Ils n’ont bien sûr rien perdu de leur enthousiasme mais semblent avoir acquis une maturité que des titres comme “Falling Again”, “The Lonely Ones” ou “It Never Mattered” mettent en lumière. Le trio cherche aujourd’hui une crédibilité que leur légèreté de ton ne pouvait leur apporter. C’est pourtant lorsqu’ils se lâchent véritablement qu’ils tirent le meilleur d’eux-mêmes. On appréciera les cuivres endiablés de “The Takedown” qui rappellent ceux de Galactic, ou le beat efficace et enjoué de “It’s Gone”. Et sans se voiler la face, les performances ahurissantes de Young Einstein aux platines sont pour beaucoup dans le succès d’estime qu’ils reçoivent de la part du milieu hip hop. Il suffit d’écouter “Einstein Do It (Night On Scratch Mountain)” pour s’en convaincre, le DJ n’ayant rien à envier aux meilleurs. On citera également “Oh Yeah” et “I Won’t Let It Die”, deux titres musicalement très bien construits, aux samples millimétrés, sur lesquels les deux MCs font preuve d’une belle maîtrise. Ou encore “Audacity” et son ambiance de jazz band originale. Malheureusement l’ensemble reste insuffisant à l’heure de faire les comptes. Si l’auditeur affichera certainement un sourire agréable à l’écoute, fort est à parier qu’il demeurera sur sa faim. Le dynamisme d’Ugly Duckling faisant certainement plus d’étincelles sur scène qu’en studio, on préfèrera sans doute les voir en live, même si quelques morceaux valent le détour. Ils se proclament eux-mêmes “The Whitest/Nerdiest/ and most old school group since the Natives Tongues era”. On ne peut pas leur donner tort mais cela n’est pas forcément un gage de qualité..

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Ugly Duckling - “Bang For The Buck”

Bang For The Buck[Album]
20/03/2006
(Fat Beats/Import)

Formé depuis 1993, Ugly Duckling a depuis enchaîné les albums comme les tournées, allant même jusqu’en Chine pour y être le deuxième groupe du genre à s’y produire. Si l’évolution du groupe n’est pas du goût de tout le monde, les puristes préférant les premiers essais que “Taste The Secret”, le dernier en date, le trio a désormais assez de bagages sous le bras pour que chacune de ses sorties ne laissent pas indifférentes. C’est une nouvelle fois le cas avec “Bang For The Buck” marquant une nette originalité par rapport à ses prédécesseurs puisqu’il opère comme un retour aux sources, avec une palanquée de titres énergiques destinés à capter l’attention de l’auditeur, mais aussi, pourquoi pas de le faire danser. Le rythme général de l’opus est donc ici généralement plus rapide (”Left Behind” est certainement le plus rapide de toute la discographie du groupe), sa douzaine de morceaux est imprégnée de lignes de basse funkies (”The Breakdown”), de cuivres efficaces (”Let It Out”, l’excellent “The End Of Time”), comme pour mieux retranscrire l’énergie qui anime le groupe en configuration live, le fun définitivement en complément (testez par exemple “Yudee!”, hymne du trio). Ce qui n’empêche pas Ugly Duckling d’en égratigner quelques-uns au passage, comme ces pseudo stars du hip hop fustigées tout au long de “Smack” et bien éloignées d’acteurs tels que People Under The Stairs présents sur un “Shoot Your Shot” proche du registre de A Tribe Called Quest. Bref, un léger retour en arrière, rafraîchissant de surcroît, qui rappelle que le hip hop peut aussi se faire festif. Toujours bon à prendre, à moins que vous ne préfériez toujours les guns et les gangs..

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