(Angleterre)
[Album]
07/07/2008
(Domino/Pias)
On ne va pas vous refaire l’histoire de Tricky, rabâchée comme celles des grands pontes que la musique contemporaine compte aujourd’hui. Juste rappeler à quel point l’Anglais touche à tout s’est toujours démené pour que sa musique demeure inclassable. Cinq ans après sa dernière apparition officielle, et alors que tous les dinosaures de Bristol font leur retour (Portishead et Martina Topley Bird récemment, Massive Attack à la rentrée), celui qui aura grandement contribué à l’ère trip hop rejoint Domino pour un nouvel album, aussi intéressant que peu surprenant pour qui connaît le phénomène. “Knowle West Boy”, dont le titre fait référence au quartier dans lequel il a grandi, tisse en effet un résumé de son parcours, et reflète parfaitement cette ligne de conduite qu’il a toujours su garder intacte, malgré des hauts et des bas logiques pour qui n’est pas du genre à se contenter de la redite.
[Album]
20/05/2003
(Anti/Pias)
“Vulnerable”, en septième album de crooner obscur, est ce divertissement tant attendu, humble mais sciemment vissé, sous le soleil de Californie. Tricky se redécouvre, renaît de la came “Maxinquaye” et entame une troisième vie (la première étant “The Wild Bunch”) déjà amorcée avec “Blowback”, qu’on se rappelle riche en VIP (Kiedis, Cowalczyk, Morisette) et perforé de sournoiseries mesquines. Un faux américain sincèrement touché qui s’exorcise en fond de piste. “Vulnerable” est un disque de fin de carrière où le héros finit au soleil de San Diego, à regarder les vagues, Wagon Christ sur les oreilles
Bien loin des Specials ou du dub botano de Lee [Scratch] Perry, Adrian Thaws, derrière le masque de Tricky, restaure parfois de mémoire son souvenir, sain. Un trip hop prolifique, armé des exigences pour s’accrocher aux top charts, où la condition de l’homme et du dieu (”Wait For God”), de ses relations avec celui-ci (”Dear God”) se mêlent aux saveurs de l’instant présent (”Moody”, “How High”) dans une mouvance post-No Future, mais surtout post-11 septembre, dixit Tricky lui même. Un homme nouveau, cotonné à la belle Constanza Francaville (future diva en devenir parfaitement dans le ton de l’album), délivré des structures arty trash et mieux encore, délivré de Bristol. Judicieux pour aborder la discographie hétérogène du “dark prince”; du reste, on le préférait hardcore des débuts
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