Trentemoller

Trentemoller

(Danemark)

(7 articles)

Trentemoller, échange de bons procédés…

trente

Deux évidences: la musique de Trentemøller - froide, fragile et minimale - a de quoi attiser les talents de remixeurs fous, et le danois charismatique possède également un don pour donner sa vision unique des chansons des copains. Après ces quelques années de montée en puissance, il y avait donc largement de quoi établir cette liste des 22

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Trentemoller - “Silver Surfer, Ghost Rider Go” (live video)

Trentemoller - “Even Though You’re with Another Girl” (music video)

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Trentemoller - “Into The Great Wide Yonder”

trente180Album
(In My Room)
31/05/2010
Coldstep

Si on fait abstraction de “The Chronicles“, sorte de compilation de “early works” atterrie dans les bacs en 2007, Trentemoller n’avait pas encore offert de suite à sa pépite “The Last Resort” qui, en 2006, avait fièrement pris sa place parmi les albums électroniques les plus influents de ce début de siècle. Ce décor planté, difficile de ne pas sentir quelques fourmillements d’excitation au fur et à mesure que se rapproche “Into The Great Wide Yonder”, un nouvel opus attendu comme le Messi

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Trentemoller de retour en mai

trente

Attendu depuis l’unanimité suscitée  par son premier album “The Last Resort“, et malgré le mitigé “Chronicles” qui suivit, Trentemoller lui offrira enfin une vraie suite en mai prochain

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Trentemoller - “The Chronicles”

The Chronicles[Album]
24/10/2007
(Audiomatique/La Baleine)

Si vous avez un peu lu la presse musicale en Décembre 2006, vous n’avez pas pu manquer de surprendre le nom de Trentemoller dans la plupart des palmarès de fin d’année (y compris dans le nôtre). Il faut dire que le Danois avait surpris tout le monde avec un très bon “The Last Resort“, plus complexe que ce que laissaient présager ses précédents maxis ou remixes davantage orientés vers le dance-floor

Anders Trentemoller synthétisait dans ce premier effort diverses influences (dub, house, techno, electronica, downtempo…), parvenant ainsi à se faire une place au soleil dans la discothèque des fans de Pole, Burial, Deadbeat, Ricardo Villalobos ou Maurizio

Un an plus tard, “The Chronicles” suit le mouvement des feuilles mortes et atterrit doucement dans les bacs des disquaires. Comme son titre le sous-entend, ce disque n’est pas un nouvel album studio, mais plutôt un retour en arrière sur les travaux du producteur. On y trouve sur une première galette un mix réalisé par Anders Trentemoller lui-même, construit autour d’inédits, de raretés ou de réarrangements de morceaux de “The Last Resort”. Ca démarre sur des titres cotonneux pour terminer sur le versant techno minimale de son oeuvre. On aura connu démarche plus originale, c’est un fait. On doit pourtant concéder que certaines pistes valent sérieusement le détour (les très bons “The Forrest” et “Klodsmajor”, l’excellent remix de “Moan”), mais quelques autres restent toutefois beaucoup plus dispensables (”Blood In The Street”, “Kink”, “Gush”)

Un deuxième disque compile plusieurs remixes réalisés par le Scandinave par le passé. C’est encore l’occasion pour lui de montrer toute l’étendue de ses savoir-faire: de l’electro-rock pour Röyksopp ou Robyn, de la new-wave pour The Blacksmoke Organisation, du dub/house pour Filur ou de l’electrotek pour Moby… Chacun piochera ce qu’il préfère. Bon, on ne vous cachera pas que l’ensemble, bien que maîtrisé, est forcément un peu décousu et sent même parfois l’alimentaire

Autant dire que ceux qui avaient acheté l’édition limitée de “The Last Resort” (avec le deuxième disque qui compilait déjà plusieurs morceaux repris dans le mix) risquent de se demander si on ne les prendrait pas pour des pigeons, par le plus grand des hasards? Avouons-le, “The Chronicles” sent pas mal la peur et l’opportunisme. La peur d’un marché du disque qui s’effondre, et l’opportunisme de se faire (une dernière fois?) un peu de beurre avec un artiste qui a miraculeusement mieux vendu que ce que l’on espérait de lui. Heureusement, le Danois est un bon producteur, on n’est donc pas forcément mécontent de s’en resservir une tranche. Maintenant, de là à l’acheter… Un album qu’on conseillera donc plutôt aux fans les plus transis (encore que les plus fidèles auront sans doute déjà chopé les maxis en vinyl). Les autres, retournez écouter la merveille qu’était “The Last Resort”..

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Trentemoller - “The Last Resort”

The Last Resort[Album]
11/10/2006
(Poker Flat/La Baleine)

Jusqu’à aujourd’hui, Trentemoller s’était plutôt fait un nom dans le microcosme de la club culture européenne, grâce à une poignée de maxis imparables et quelques remixes tout aussi percutants (Röyksopp, Pet Shop Boys, The Knife, Moby…). La surprise est donc de taille à l’écoute de “The Last Resort”, son premier long format, sorti sur le label allemand Poker Flat de Steve Bug. Le résultat doit en effet autant au downtempo ouaté des viennois de Kruder & Dorfmeister qu’à l’electronica cliqueteuse de Boards Of Canada. Pas exactement de quoi retourner un dance-floor, donc, mais un superbe opus qui devrait en toute logique lui ouvrir une audience beaucoup plus large

Trentemoller fait de toute façon partie d’une famille d’artistes (aux côtés des anglais Matthew Herbert et Nathan Fake, ou des allemands Maurizio et Isolée…) qui a toujours refusé de cantonner la house et la techno aux seules pistes de danse, pour en faire une musique plus complexe et par conséquent plus captivante. “The Last Resort” nous en fait la parfaite démonstration en treize titres sublimes aux basses envoûtantes et aux nappes marmoréennes. On pourrait même presque penser à une évolution possible d’un Massive Attack post-”Mezzanine”, qui aurait en tout cas largement valu celle que le gang de Bristol a finalement choisie

Malgré sa nationalité danoise, Anders Trentemoller avance à teuton (oui, on fait ce qu’on peut!) dans ce premier album qui fleure bon les soirées techno minimale berlinoises dans ses premiers tracks (cf. “Take Me Into Your Skin”, l’abyssal “Evil Dub”) pour se laisser ensuite doucement aller dans des méandres dub (”Nightwalker”, “Like Two Strangers”…) et s’achever sur des perles presque electro-pop (les magnifiques “Moan” et “Miss You”…)

Trentemoller a aussi cette particularité qu’il ne vient pas des musiques électroniques à la base. Musicien dans des groupes de rock new wave pendant des années, il découvre vraiment les machines, comme beaucoup de rockers, grâce au trip hop de Bristol ou à la French Touch de la fin de 90’s. Il n’oublie donc pas le groove d’une ligne de basse jouée (”Vamp”) ou la tristesse d’un arpège de guitare (”The Very Last Resort”) pour venir diversifier les ambiances de cet album vénéneux

Comme le montre son visuel, “The Last Resort” se révèle un disque tortueux, grisâtre et embrumé. Plus de doute, l’automne est bien là. Et on vient assurément de trouver sa bande-son..

NB : Il existe une version collector de l’album avec un CD bonus qui rassemble quelques maxis du bonhomme qui vous illustreront l’univers pour lequel le Danois était auparavant réputé, ainsi que deux versions vocales de morceaux de “The Last Resort”. Si vous n’êtes pas à quelques euros près, cette version est plus que conseillée

TracklistingDisc 11. Take Me Into Your Skin (extrait) 2. Vamp (extrait) 3. Evil Dub (extrait) 4. Always Something Better 5. While The Cold Winter Waiting 6. Nightwalker (extrait)7. Like Two Strangers (extrait) 8. The Very Last Resort (extrait) 9. Snowflake 10. Chameleon 11. Into The Trees (serenetti part 3) 12. Moan (extrait) 13. Miss You (extrait)Disc 21. Always Something Better (Vocal Version feat. Richard Davis)2. Moan (Vocal Version feat. Ane Trolle)3. Physical Fraction 4. Polar Shift 5. Chameleon6. Sunstroke 7. Always Something Better (Trentemoller Remix)8. Nam Nam 9. Killer Kat 10. Rykketid 11. Prana

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