(Espagne)
Lire la chronique de “The Neighbourhood“
Album
(Pyromane)
25/01/2010
Cela faisait quatre ans que Tokyo Sex Destruction n’avait pas sorti de nouvel album, quatre ans que la révolution n’avait pas sonné du côté de la Catalogne: une révolution qui subsiste uniquement dans les textes d’un groupe qui s’est toujours montré fort en gueule, mais qui n’a jamais véritablement pris le risque de renouveler radicalement son registre musical. On n’en demandait de toute façon pas tant à ces espagnols qui se sont vite imposés comme les fers de lance d’une scène garage-rock actuelle, politiquement engagée. Indémodables et fidèles à eux-mêmes, les Tokyo Sex Destruction le restent une nouvelle fois avec «The Neighbourhood»
[Album]
30/09/2006
(BCore/Overcome)
Sorti il y a déjà un an, “5th Avenue South”, le dernier effort des catalans qui accentuait encore un peu plus leur personnalité déjà bien affirmée, ne souffrait que d’un seul défaut: celui de n’être qu’un mini album, et donc de laisser quelque peu sur sa faim. Pour ce “Singles” au titre trompeur puisqu’on s’attendait à une simple compilation de 45t sortis ces dernières années, Tokyo Sex Destruction semble avoir retenu la lecon. Car le contenu de ce nouveau disque est aussi intéressant qu’étonnant.En effet, rares sont les groupes à sortir une série de titres destinés à figurer sur des singles dans les mois à venir. On le comprend, car cela revient un peu à les saborder, eux et leur intérêt. C’est donc neuf titres pour le moment inédits qu’on se voit offrir ici, agrémentés de morceaux désormais introuvables puisque issus de leur maxi “The Big Red Box For The Syndicate Of Emotions” et de leur split avec Zeidun, tous deux épuisés aujourd’hui
Quinze titres au total, voilà le genre de disque que l’on aime écouter de la part de Tokyo Sex Destruction, surtout quand celui-ci se montre une nouvelle fois au meilleur de sa forme. À grands coups de riffs, de pédale wahwah (”All The People Get Ready!”), d’ambiance sixties (”No Reason, Nowhere”), de refrains tubesques (”Old Man”, repris plus tard en version acoustique), les catalans ouvrent leur catalogue en grand, en laissant s’échapper tout ce qui a fait leur réputation. Non content de cela, le quintet y va de deux reprises (”People In Me” de Music Machine et le cuivré “Get On Your Knees” de Los Canarios), et se permet même quelques grands écarts entre titres rageurs (”Your Best Friend Is Dead”) et d’autres incroyablement calmes, comme la ballade jazzie “When The Shadows Cross The River” et l’excellente bossa nova de “Summer Days”. La suite ne sera donc que réédition avec notamment les très bons “Revolution”, “Power To The People” et “What’s The Limit Of Time?”, déjà furieusement efficaces sur “The Big Red Box For The Syndicate Of Emotions”
Tout en gardant une ligne directrice bien à lui, Tokyo Sex Destruction semble donc avoir une nouvelle fois franchi l’étape supérieure, en étant capable de conjuguer un registre, autant dans l’énergie que dans l’émotion. La fougue de la jeunesse, encore majoritaire toutefois, laisse donc peu à peu la place à des titres plus retenus qui laissent penser qu’on n’a pas encore fini d’être étonné. Vivement le prochain, comme à chaque fois..
En écouteAll People Get Ready!
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Avec un nouvel album plus soul que les autres, Tokyo Sex Destruction s’impose dans le paysage rock européen. Entretien à la veille de leur passage en France…
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01/06/2005
(BCore/Overcome)
Trop souvent dans l’ombre d’International Noise Conspiracy lorsqu’on évoque la scène rock garage européenne, les catalans de Tokyo Sex Destruction ont décidé de frapper très fort avec ce nouvel album. Dans la suite logique du précédent opus, le groupe garde sa ligne de conduite et son créneau musical mais l’enrichit d’une empreinte soul bien plus marquée qu’auparavant (”Song To Apologize”), allant jusqu’à utiliser percussions, choeurs féminins, ou cuivres avec classe! Et le résultat est évidemment magistral. Car non seulement l’énergie est au rendez vous, mais elle est aussi accompagnée d’un groove et d’une vibration qui vous donne envie de taper de la guibolle, de vous déhancher jusqu’à n’en plus pouvoir. Chose rare pour un groupe à guitares, avouons le… Tokyo Sex Destruction sort donc ici la carte du sans faute, plus étonnante que surprenante: huit titres variés et écorchés pour un tout homogène. “5th Avenue South” va du morceau rock scandé (”Prisoners Of Our Ideas”, “F***U”) à un chant accompagné du strict minimum instrumental (”L.U.V. Is The Feeling”) en passant par des textes engagés et gonflés à bloc. Les espagnols troquent donc ici leur statut de dignes rejetons des MC5 et des Sonics contre celui d’un groupe mature, à l’envergure désormais amplement méritée. Un seul regret: la durée. Huit titres incontournables en à peine une demie heure, on en aurait bien repris une louche!
[Album]
01/04/2004
(BCore/Overcome)
Quand on parle de rock garage européen, deux noms reviennent régulièrement. The International Noise Conspiracy et… Tokyo Sex Destruction. Avec ce troisième album à leur actif, les espagnols assoient définitivement leur réputation qui les fait déjà parcourir le monde et ainsi obtenir des distributions autant au Japon qu’aux Etats Unis. “Black Noise Is The New Sound” va cependant un peu plus loin. Non content de retranscrire la hargne de leurs concerts, ce nouvel opus ne laisse aucun doute sur l’approche musicale et la technique des espagnols. Pas de place ici pour les débutants. Tout est réuni pour un bel hommage au rock n’roll et pas seulement aux Sonics ou aux MC5. Tokyo Sex Destruction semble cette fois s’être arrêté plus longuement sur les arrangements pour un résultat plus psychédélique mais tout aussi dansant. Un pas en avant qui permet de tilter sur quelques clins d’oeil aux Doors, aux Kinks ou à Hendrix parmi tant d’autres. Rock n’roll, punk, soul, tout est là pour vous donner quelques frissons et ressortir les perfectos, la gomina, les jeans moule boule, les badges et les binocles de riders. Reste juste à être un minimum attiré par le rock de l’époque. Ainsi, les kids à roulettes, les poppies british ne trouveront pas là leur bonheur. Mais qu’ils le laissent à d’autres… Pour une fois
Ecoutez un extrait sur le site BCore
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01/04/2003
(BCore/Overcome)
C’est en 2003 que les espagnols de Tokyo Sex Destruction déboulaient sans prévenir sur la scène rock indépendante européenne, armés de ce premier album sous le bras et donnant la larme à l’oeil à tous les nostalgiques du MC5 ou des Sonics. Déjà, la touche soul plane au dessus de cette grosse dizaine de titres mais de manière moins franche que lors des opus suivants. Ici, c’est plutôt l’énergie qui domine, la même qui pouvait habiter les grands pontes de la black music mais cette fois à la sauce punk. Les catalans n’en sont pas avares, loin de là, au point qu’on puisse y déceler une certaine jeunesse, un petit manque de maturité qui empêche cet album de s’aérer les méninges. C’est dans ce cadre que Tokyo Sex Destruction nous livre tout d’un bloc: ces textes méritant de mûrir scandés la bave aux lèvres, sous forme de programme comme a déjà pu le faire Refused, puis ces compositions balançant les riffs à tout va, donnant fortement envie de se remuer, le tout avec une production volontairement vieillie, histoire de rendre encore plus hommage à ses aînés. “Le Red Soul Comunnitte” est la base de travail idéale, un bon album et surtout un superbe avant goût de ce qui suivra. Un premier opus plus que convaincant qui à l’originalité d’être aussi indispensable que les plus récentes galettes.
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