Thursday

Thursday

(USA)

(9 articles)

Thursday met son existence entre parenthèses

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C’est dit. Thursday s’ajoutera à la liste des hiatus à la suite des tournées nord américaine et australienne qui se profilent. Il met donc un terme à ses quatorze ans de carrière au cours desquels il a sorti six albums studio. C’est en effet ce que le groupe a déclaré via le communiqué ci-dessous

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Thursday - “No Devolucion”

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(Epitaph)
11/04/2011
Post hardcore réinventé

Thursday nous l’avait bien dit, “No Devolucion” va sérieusement changer la donne: le groupe ne sera plus seulement un ovni dans le milieu du post hardcore, mais un ovni tout court. En somme, après avoir été capable de l’excellence, subi quelques passages peu inspirés, après avoir connu les joies et les peines du musicien placé sur un piédestal, la bande de Geoff Rickly se serait enfin trouvée. De quoi attiser la curiosité, mais aussi susciter toutes les craintes du monde chez un fidèle public pourtant rassuré par le très bon “Common Existence” en 2009.

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Thursday annonce un surprenant retour

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Les vieux fans de Thursday vont devoir vite se débarrasser de leurs œillères s’ils ne veulent pas se retrouver décontenancés à l’écoute du prochain album de leur groupe fétiche. Car pour “No Devolucion”, prévu chez Epitaph le 12 avril prochain, le combo du New Jersey s’éloigne encore un peu plus du post hardcore de ses débuts

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Thursday - “Common Existence”

Common Existence[Album]
16/02/2009
(Epitaph/Pias)

Comme beaucoup avant lui, Thursday a quitté le monde des labels indépendants pour une major. Et comme beaucoup avant lui, il s’est cassé les dents. Le solide Epitaph a alors repêché le sextet de justesse pour lui offrir la sérénité indispensable à la sortie de “Common Existence”, un nouvel et cinquième album produit par Dave Fridmann, et attendu comme le messie. Lire la suite…

Thursday - “Kill The House Lights”

Kill The House Lights[Album]
30/10/2007
(Victory/Pias)

Qu’on l’aime ou non, qu’on s’en soit peut-être fatigué avec le temps ou pas, on ne pourra jamais enlever à Thursday l’impact qu’il a eu sur la scène émo ainsi que sur toute une palanquée de groupes, et cela dés son premier album. Quand beaucoup de combos laissent totalement indifférents par un manque d’originalité flagrant, le quintet du New Jersey a, lui, toujours essayé d’avancer, d’innover et cela, que ses disques soient estampillés Victory ou Island. Comme tous les passages de l’indépendant à une major, celui-ci aura fait grand bruit mais n’aura en aucun cas changé la musique, ni les relations très fortes entre le groupe et le label qui l’a fait éclore. “Kill The House Lights” arrive donc comme un retour à l’envoyeur…ou comme un point final au contrat. C’est selon

Quoi qu’il en soit, ce sont plus que des miettes que Thursday donne à Victory l’occasion de sortir, “Kill The House Lights” s’affichant comme un indispensable, au même titre que le reste de la discographie. À la fois CD et DVD, ce nouveau disque vient donc la compléter. Totalement inédit dans le son comme dans l’image, il revient sur les dix ans de carrière du groupe. En effet, la partie vidéo, la plus intéressante ici, y revient par le biais d’interviews, de prises live, d’images volées en backstage, et de quelques bonus venant donner à ce DVD un goût officiel qui comblera les fans de la première heure. Quant à lui, le CD aligne une douzaine de live (”Signals Over The Air”, “Steps Ascending”) et b-sides auxquels beaucoup n’auront jamais jeté une oreille, mais aussi quelques inédits (”Ladies And Gentlemen: My Brother, The Failure”, “Voices On a String”, les excellents “Dead Songs” et “A Sketch For Time’s Arrow”). Et la qualité de l’ensemble nous amène clairement à nous interroger sur les raisons qui auront poussé Thursday à ne pas mettre ces titres rares au tracklisting d’un de leurs opus tant ils sont loin de faire figure de vilains petits canards (”The Roar Of Far Off Black Jets”, “Paris In Flames”, “Wind Up”)

En attendant un nouvel album qui sortira sur on ne sait quel label, “Kill The House Lights” comble luxueusement l’attente, et nous ressert une louche de ce hardcore à la fois profond et progressif, intense et mélodique. Souvent apparenté à tort à une scène adolescente, Thursday prouve une fois de plus qu’il est au-dessus du lot, et que peu de ses concurrents auront finalement eu assez d’inspiration pour les rayer de la carte. Que l’aventure continue..

Ecoutez un extrait iciVoir un extrait du DVD

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Thursday - “A City By The Light Divided”

A City By The Light Divided[Album]
15/05/2006
(Island/Universal)

Depuis la sortie de “Full Collapse” il y a maintenant quelques années chez Victory, Thursday n’a jamais cessé d’évoluer malgré un passage en major souvent synonyme de formatage. “War All The Time”, il y a trois ans, confirmait tout cela de la plus belle des manières. Seulement depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, et bien malin était celui qui pouvait prédire le son et l’orientation de ce “A City By The Light Divided”, du coup sur la corde raide, surtout que quelques démos non finies tournaient sur le net depuis l’an passé contribuant aux rumeurs les plus infondées. Une chose est sûre, Thursday a voulu encore évoluer, processus normal d’évolution pour tout groupe qui se respecte, lui et son public

Déjà bien à part dans le paysage émo, les portes de l’inconnu s’ouvrent alors en grand lorsqu’on introduit le disque dans la platine. Ce n’est que quarante cinq minutes plus tard qu’on arrive à la conclusion que ce “A City By The Light Divided” n’est peut-être pas le meilleur opus du groupe mais de loin le plus novateur. Dans le son déjà, plus live, presque brouillon mais jamais baigné dans la surproduction qu’on nous assène régulièrement. Les compositions ensuite, beaucoup plus complexes, comme ce “The Other Side Of The Crash/Over And Out Of Control” d’ouverture ou les plans se multiplient au point de donner l’impression à l’auditeur d’avoir déjà traversé une poignée de titres. Au-dessus de ce nouvel opus plane constamment cette énergie froide caractéristique chez Thursday, donnant naissance par exemple à “At This Velocity”, un des titres les plus chaotiques du groupe, au plus contenu “Running From The Rain” et au plus intense “The Lovesong Writer” ou la voix de Geoff Rickley, volontairement lointaine, n’a jamais aussi bien résonné

Thursday reste ancré dans un genre tout en enfonçant le clou de l’originalité en optant pour la complexité des productions. Écoutez par exemple le déconcertant “Into The Blinding Light” sur la fin de l’album, preuve incontestable que le groupe n’a pas d’équivalent sur la scène. Un statut qui ne se gagne qu’en s’arrachant un peu les cheveux au moment de la composition. Thursday est spécial, sans aucun doute, préfère la cohérence d’un disque dans sa totalité plutôt que de pondre une série de singles. On aime ou on déteste mais impossible de jeter la pierre à une des seules formations tentant autant de se démarquer d’une nébuleuse de plus en plus risible..

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Thursday - “War All The Time”

War All The Time[Album]
16/09/2003
(Island/Universal)

Un “Full Collapse” dans la poche, véritable electro choc il y a deux ans autant chez l’éditeur que chez les maisons de disques, Thursday rentre donc définitivement dans le monde des majors avec “War All The Time” répondant aisément à toutes les promesses du groupe et aux désirs de son public

Dans une veine similaire à ses productions précédentes, Thursday transpire aujourd’hui une maturité à toute épreuve, largement palpable tout au long de cet album. Si le chant pouvait autrefois se faire indigeste au bout d’un certain temps d’écoute, il a fait l’objet d’un travail énorme qui l’a rendu aujourd’hui très proche du mariage rêvé de l’originalité et de la perfection. Tout commence sur une première déflagration hardcore (”For The Workforce, Drowning”) qui n’aura que peu d’égal puisque le reste de cette galette alterne entre émo séduisant (”Between Rupture And Rapture”, “Steps Ascending”), pop musclée (”Division St”, “Signals Over The Air”, “Asleep In The Chapel”), voire même ballade au piano (”This Song Brought To You By…”)

Les amoureux de “Full Collapse” se retrouveront totalement dans ce “War All The Time”, un tantinet plus aérien, qui ne fera regretter personne d’avoir parier il y a deux ans sur un des meilleurs combos de ces dernières années. Indispensable.

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Thursday - “Five Stories Falling”

Five Stories Falling[Maxi]
22/10/2002
(Victory/Tripsichord)

Récemment signés sur une major américaine, le combo du New Jersey gratifie Victory, son label révélateur, d’un maxi comprenant cinq titres dont quatre sont enregistrés en public, afin de clore son contrat dans les règles

Ainsi, les fans du groupe qui n’ont encore jamais eu l’occasion de juger le combo en live et de leurs propres oreilles se verront comblés par ce “Five Stories Falling” reprenant les morceaux phares de “Full Collapse”. “Autobiography Of A Nation” prouve dés le début de cette production le mur de guitares pouvant s’abattre sur les pauvres oreilles d’un auditoire qui n’en demande pas moins. Si le chant a parfois du mal à se faire une place au sein de tant de décibels, on ne peut nier le fait que les prestations scéniques du combo semblent dévastatrices. Ensuite, “Understanding In a Car Crash”, “Standing On The Edge Of Summer” et “Paris In Flames” confirment mes dires et montrent également l’aisance du groupe dont les compositions sont aussi carrées qu’en studio. Enfin, l’inédit “Jet Black New Year” pointe son nez comme une véritable cerise sur le gâteau. Dans une veine similaire à ce que l’on a pu entendre précédemment, il tient lieu ici du véritable intérêt de ce maxi et laisse à penser que ce qui nous attend cette année va décoiffer

Une telle efficacité n’a pu que séduire les grosses maisons de disque qui semblent avoir pêché là un gros morceau. Thursday fait preuve d’originalité et de fraîcheur dans cette jungle rock alors, souhaitons juste que le combo ne se brûle pas les ailes au pays ou l’argent est roi. Quoi qu’il arrive, il y aura toujours quelqu’un qui se dévouera pour les sortir d’un éventuel pétrin. C’est on ne peut plus sûr..

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Thursday - “Full Collapse”

Full Collapse[Album]
01/01/2001
(Victory/Tripsichord)

Depuis que Victory s’oriente un peu plus vers des choses plus émo, le label nous offre quelques bonnes surprises. Thursday en fait partie et propose ce “Full Collapse” qui met quasiment tout le monde d’accord. Un rock survitaminé mais jamais pop ni punk, ou les compostions sont variées et contrastées (on pense à Texas Is The Reason, Deftones ou Jimmy Eat World), ou les guitares s’entremêlent pour arriver à des sonorités larges et prenantes, et un chant original qui ne plaira peut être pas à tout le monde tant le timbre de la voix est particulier. En tous les cas, grâce à cet album dont rien est à jeter, Thursday s’impose pour un bon bout de temps comme une référence de la scène émopop. Frissons assurés

Ecoutez un extrait sur le site Victory

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