Thomas Belhom

Thomas Belhom

(France)

(4 articles)

Thomas Belhom - “Rocéphine”

bel180Album
(Ici d’Ailleurs)
14/05/2012
Post folk

Il a beau avoir d’abord conquis son public avec Amor Belhom Duo, le projet qu’il a longtemps mené avec son complice Naïm Amor, Thomas Belhom n’a pas perdu de temps pour prouver qu’il était un musicien assez accompli pour pouvoir mener sa barque seul. En deux albums clairement marqués par le brulant héritage musical de l’Arizona ou il vécu, il s’est vite affirmé comme un songwriter de fond, de ceux qui n’attirent pas forcément toutes les lumières mais qui n’en perdurent pas moins dans le temps.

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Le Goût Du Bonbon en 6 titres

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Thomas Belhom - “No Border”

No Border[Album]
04/09/2006
(Ici d’Ailleurs/Discograph)

Thomas Belhom ne pouvait mieux trouver que le titre de ce nouvel album, quand on sait à quel point le bonhomme est un baroudeur invétéré. Déjà étiré entre l’Ouest de la France et l’Arizona tout au long de sa collaboration avec Naim Amor au sein de Amor Belhom Duo, Thomas Belhom est un musicien toujours avide de découvertes. “Remedios”, son précédent disque ayant laissé une forte impression, lui avait permis de parcourir l’Europe en long comme en large. Il remet cela une nouvelle fois avec ce “No Border”, toujours imprégné de folk, blues, post rock, country, de cette chaleur texane, et mis en boîte entre Munich, Londres, Nashville et Paris: tout un périple exacerbant son inspiration, mais facilitant aussi les rencontres, histoire d’ouvrir et de faire mûrir son oeuvre au même rythme qu’il s’affirme lui-même. Pour le coup, il s’est entouré de musiciens expérimentés et issus de son petit cercle de proches collaborateurs: Stuart Stapples des Tindersticks, qu’il accompagne sur scène comme en studio, pousse la chansonnette sur le sombre et triste “South Over The Seven Hills”, Volker Zander (Calexico) vient faire trembler quelques cordes de contrebasse ici ou là, Kim Ohio (Mad River) vient l’épauler au chant sur trois titres (”No Border”, “Pink Turns To Blue”, “Overseas”), tandis que Paul Nihaus (Lambchop) apporte sa touche guitaristique sur “Piano Viva”, un des deux titres instrumentaux de l’album composé et interprété par Viva Yazon, épouse de Thomas. Pourtant, c’est quand ce dernier est livré à lui-même, qu’il chante en français même (”Sous Un Hélicoptère”, “Overseas”), qu’il semble le plus convaincant, laisse échapper ses plus belles mélodies, subtiles, parfois légères, comme blindées, rescapées de la traversée d’un monde de brutes (”Hey Man”, “Sometimes”, “Always”). “No Border” déborde de beauté, d’une ambiance atypique à l’image de son géniteur nageant dans son petit monde imperméable. Vivement conseillé

En écouteHey Man (extrait)Oceanic (extrait)South Over The Seven Hills (extrait)

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Thomas Belhom - “Remedios”

Remedios[Album]
01/02/2004
(Ici d’Ailleurs/Wagram)

“Débarrassé” de son aventure avec Naim Amor au sein d’Amor Belhom Duo, Thomas Belhom, son périple texan lui ayant permis la rencontre et quelques collaborations avec John Convertino (Calexico) et Howe Gelb (Giant Sand), se propose aujourd’hui à nos oreilles curieuses avec un premier album risqué mais réussi. “Remedios” évite brillamment le piège du batteur en solo et s’avère, bien que très sombre et un tantinet élitiste, un beau moment ou finesse, feeling et douceur se donnent la peine de donner le meilleur d’elles mêmes. Nous ne rentrerons pas dans le détail de cet opus car c’est bien d’un point de vue général qu’il faut le juger. Marchant sur un fil entre improvisation et travaux structurés, Thomas Belhom hésite souvent ici entre exercices difficilement compréhensibles et sorte de folk minimale countrisante qui, heureusement, ne fait que porter plus d’intérêt sur cet album, de ce fait contrasté. Novateur mais accessible dans sa majorité, “Remedios” reste également touchant, chose rare à l’écoute de telles productions qui souvent perdent ainsi en émotion. Thomas repousse un peu plus loin les limites de son instrument, parvient presque, avec l’aide de Red, David Grubbs, Viva Yazon, Gilles Constantini, Pierre Favard, à lui attribuer son langage. Accessible mais ciblant un public très spécialisé, Belhom ne s’expose qu’à une seule critique, celle du côté soporifique de sa réalisation. N’empêche que les insomniaques y gagneront un joli moment.