Presque totalement inconnus dans notre pays, The Stereo reste pourtant un des meilleurs combos rock d’outre atlantique. Après un dernier album très réussi, Bokson s’est entretenu avec Jamie, leader du groupe.
(USA)
“Les gens devraient fermer les yeux quand ils écoutent de la musique.”
Presque totalement inconnus dans notre pays, The Stereo reste pourtant un des meilleurs combos rock d’outre atlantique. Après un dernier album très réussi, Bokson s’est entretenu avec Jamie, leader du groupe.
[Album]
25/06/2002
(Defiance/Import)
Né des cendres de Animal Chin et ayant subi de nombreux changements de line up, The Stereo en arrive aujourd’hui à son troisième album qui l’inclut parmi l’élite du rock indépendant américain. Si le style musical proposé n’est certes pas des plus originaux, ce “Rewind & Record” bénéficie d’une fraîcheur à toute épreuve appuyée par une production impeccable sur lesquelles les mélodies guitaristiques et vocales peuvent librement prendre leur pied et ressortir de la plus belle des manières
Débutant sur un hommage acoustique de quelques secondes destiné aux fans du groupe (”Dear Fans Of The Stereo”), cet opus décolle véritablement sur “Pay No Attention” montant progressivement en puissance pour finalement exploser sur des rythmiques de guitare on ne peut plus rock rappelant ce qui peut parfois sortir des amplis espagnols d’Aina. Si l’orientation est nettement plus pop que ces derniers, elle est parfaitement illustrée par quelques incursions de piano n’enlevant rien à l’énergie des morceaux (”Don’t Say Uncle”, Stop Breathing”, “Turn Off Your TV”). Nous sommes frappés au passage par ce chant superbement posé et accrocheur (”Tell Your Football Dad No”) s’adaptant parfaitement aux diverses influences de l’album (”You Better Believe It”), naviguant principalement dans les eaux modérément mouvementées du punk popisant. L’originalité est quand même de mise sur des titres comme “Too Little Too Late” ou “Vice Versa Inquisition” (titres calmes appuyés principalement sur des rythmiques épurées et quelques incursions électroniques subtiles) et apporte une diversité indéniable ôtant toute monotonie au sein de morceaux néanmoins efficaces tels que “1994″ ou “Have I Paid My Debt To MPLS?”
Si les fans de groupes tels que Jawbox ou Burning Airlines ne parviennent pas à se sortir de leur dépression depuis la disparition de ces deux formations incontournables, ils pourront toujours se consoler à l’écoute de The Stereo. Si la complexité des compositions n’est pas aussi grande, elle est superbement compensée par une approche mélodique frisant la perfection. Ce “Rewind & Record” aurait plus logiquement dû s’appeler “Rewind & Play”..
Ecoutez un extrait sur le site de Defiance
[Album]
06/03/2001
(Fueled By Ramen/Import)
Nous avions véritablement découvert The Stereo par le biais de leur très bon dernier album “Rewind & Record”. On ne peut plus charmés suite à cette écoute, il était logique que nous essayions de nous attarder également sur les productions passées du groupe. “No Traffic” était l’étape précédente et possède logiquement tous les ingrédients d’un bon avant goût
“Rewind & Record”, le dernier effort en date de The Stereo, transpire la maturité tant au niveau composition qu’au niveau du son. “No Traffic” sonne, lui, comme un digne petit frère avec ses prémices révélateurs mais aussi ses petites faiblesses, normales chez tout groupe en évolution constante. On peut donc entendre ici un The Stereo plus pop (”Get Set For Sound”, “So Into You”), plus timide (”Just A Game”, “On My Sonar”) même si cet opus détient de belles petites bombes mélodiques alliant émotion et intensité des guitares (”New Tokyo Is Calling”, “On Three”, “Unordinary”, “One Day Someday”). Les compositions sont moins fournies que sur le dernier album (”String You Along”, “Can’t Look Back”), donnent dans un son plus brut et sans artifice alors que le chant parvient toujours à redonner un minimum d’intérêt à certains morceaux qui pourraient dangereusement tomber dans l’ordinaire du fait de leurs schémas communs (”Don’t Break My Heart”) même si un titre comme “I Confess To All This Mess” peut me contredire
Comme à chaque fois que l’on revient sur le passé discographique d’un groupe, notre opinion est facilement faussée par le fait que l’on connaisse à l’avance l’évolution du combo. Si “No Traffic” n’est certes pas aussi bon que son successeur, il n’en reste pas moins un album très agréable, bourré d’hymnes accrocheurs et digne de figurer parmi les bons albums pop punk qu’il ait été possible de se mettre derrière les feuilles. Incontournable pour les fans, les autres resteront frileux à certains passages plats pourtant peu révélateurs du potentiel de ce disque