The Souljazz Orchestra

The Souljazz Orchestra

(Canada)

(5 articles)

The Souljazz Orchestra - “Rising Sun”

soul180Album
(Strut)
15/02/2010
Afrobeat

Depuis sa création en 2002, The Souljazz Orchestra ne nous a jamais déçus. Après avoir sorti ses deux premiers albums, prolongeant et renouvelant avec brio l’afrobeat kutien, sur le label torontois Do Right!, le combo revient aujourd’hui avec un troisième “Rising Sun”, cette fois signé sur Strut Records. Quoi de plus naturel lorsque qu’on sait que ces musiciens originaires d’Ottawa partagent avec l’excellent label londonien une passion invétérée pour les rythmes afro venus tout droit des sixties et des seventies. “Rising Sun” se présente ainsi comme une savante restitution de ce riche héritage, couplée à l’inventivité et au talent du jeune orchestre.

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The Souljazz Orchestra - “Manifesto”

Manifesto[Album]
26/11/2008
(Do Right Music/La Baleine)

S’étant éloigné géographiquement de son berceau nigérian, l’afrobeat est en phase de devenir un genre gravant son influence aux quatre coins du monde (comme nous l’a admirablement montré la compil “We Love Afrobeat” du label Comet Records), à commencer par l’Amérique du Nord. Si les New-Yorkais d’Antibalas ont été de véritables pionniers en la matière, les canadiens du Souljazz Orchestra ont également fait beaucoup parler d’eux depuis la sortie en 2006 de leur deuxième “Freedom No Go Die“, acclamé par la critique et notamment par le célèbre Gilles Peterson, de l’émission Worldwide Radio Show sur BBC Radio 1. Le quintet originaire d’Ottawa livrait alors un cocktail sonore explosif qui ne semble pas avoir perdu un brin de sa vigueur avec l’arrivée de ce nouveau “Manifesto”. L’énergie inépuisable des Souljazz, et leur capacité à la communiquer via une ribambelle d’instruments, n’ont en effet pas manqué le rendez-vous de ce troisième opus. Funk, afro-jazz et soul sont convoqués avec habileté dans des morceaux aux titres corrosifs qui en disent long sur l’engagement politique du combo (”Kapital”, “State Terrorism”, “Interested Benevolence”), fidèle à la tradition de la dynastie Kuti. The Souljazz Orchestra a néanmoins su innover musicalement, proposant des titres aux formats largement plus concis que dans l’afrobeat traditionnel, sans pour autant lésiner sur la qualité instrumentale qui constitue l’élément central de cet opus. “Manifesto” regorge en effet de nappes d’orgue, de solos de sax incandescents ou de riffs de guitares et de claviers funky, qui nous enivrent et nous motivent toujours autant dans les titres “Parasite”, “Kapital”, “Grasshopper & Toad” ou “Amen”. Par ailleurs, “People, People” se révèle être un tube du même acabit que le fameux “Mista President” (compilé à de nombreuses reprises depuis la sortie de “Freedom No Go Die”), porté par la voix soulful du lead vocal, et les choeurs enjoués de ses acolytes. On ne pourra donc guère se passer de ce nouveau “manifeste” de l’afrobeat qui, mixant le genre à d’autres institutions de la black music, affiche une richesse musicale renouvelée, mais restant toujours aussi frénétique et tonifiante. Un oasis de chaleur sorti tout droit de l’environnement glacial canadien

Ecoutez un extrait ici.

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Interview : The Souljazz Orchestra (05-2008)

Interview : The Souljazz Orchestra (05-2008)

C’est grâce à The Souljazz Orchestra qu’on a récemment découvert que l’afrobeat avait fait des vagues jusqu’au Canada. On a donc profité d’une escapade au pays des caribous pour rencontrer cette joyeuse troupe et lui faire passer notre bindtest…

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Zoom : The Souljazz Orchestra

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The Souljazz Orchestra - “Freedom No Go Die”

Freedom No Go Die[Album]
29/08/2006
(Funk Manchu/Import)

Il paraît qu’on connaît l’hiver le plus doux depuis des décennies (moi perso, j’avais pas remarqué, mais bon, je suis pas météorologue non plus…). J’ai tout de même ma petite théorie sur les causes de ce réchauffement climatique inopiné. Ces dernières semaines, je n’ai pas arrêté d’écouter le second album de The Souljazz Orchestra (rien à voir avec le célèbre label londonien), et à coup sûr, ça a fini par avoir quelques répercussions sur la température ambiante

Il faut dire que ce “Freedom No Go Die” ressemble à une cocotte-minute sur le point d’exploser: ça fume de partout, ça gronde en dessous, et ça fait trembler les alentours. A moins que ça ne soit moi en train de danser dans mon appartement?

Quoiqu’il en soit, le quintette d’Ottawa a véritablement le groove dans le sang. La basse vous caresse les hanches, la batterie vous attrape les chevilles, et les cuivres vous montrent la chorégraphie. Un peu à l’instar des New Yorkais d’Antibalas, The Souljazz Orchestra emprunte au latin jazz, au funk, à la salsa et à la musique africaine (leur “Secousse Soukous” est même d’ailleurs un peu loin de nos bases musicales…) pour pimenter son afro beat chaud bouillant. Le résultat séduira donc autant les fans de Manu Dibango, de Ray Barretto, de Mulatu Astatke, des JB’s, de Don Cherry ou de Phaorah Sanders, dont ils reprennent ici “The Creator Has A Masterplan”

Malgré cet éventail d’influences, le groupe a l’intelligence de ne pas s’éparpiller et vise l’efficacité avant tout (les morceaux durent 5 minutes en moyenne, quand les standards du genre dépassent souvent le quart d’heure). Une concision fort bien venue qui devrait aider le groupe à dépasser le simple cercle d’initiés. Ecoutez par exemple Gilles Peterson qui n’arrête pas de louer sur toutes les ondes les qualités de ces Canadiens. Le célèbre Dj anglais a d’ailleurs retenu sur son site le “Mista President” de The Souljazz Orchestra comme l’un des meilleurs morceaux de 2006. Difficile de le contredire en entendant ce jeu de question/réponse entre le chant lead de Mighty Popo et les choeurs qui feraient remarcher un hémiplégique! Et on pourrait quasiment retourner le compliment à la totalité du tracklisting (même si, bon, “Secousse Soukouss”… Bref)

Vous vous souvenez du titre qu’a choisi Meï Teï Shô pour son récent dvd posthume: “Dance & Reflexion”? La formule pourrait servir de slogan à tout le mouvement afro beat, et assurément de fil conducteur à cet album puisque les titres des morceaux ne laissent pas beaucoup de doutes sur les revendications sociales et politiques du groupe (”Mista President”, “The Blind Leading The Blind”, “Insurrection”, “Freedom No Go Die”, “Little Habana”…), ce qui les inscrit d’office dans la grande lignée des fils spirituels du juste Fela

Si vous désirez en apprendre un peu plus sur le mouvement afro beat, souvent résumé au seul génie de Fela Kuti, nous ne saurions trop vous inciter à aller lire l’excellent dossier en deux parties de nos confrères de fonkadelica.com qui devrait vous donner des tas d’idées pour votre liste de Noël..

En écouteMista President (extrait)The Blind Leading The Blind (extrait)Insurrection (extrait)

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