The Matches

The Matches

(USA)

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The Matches - “A Band In Hope”

A Band In Hope[Album]
17/03/2008
(Epitaph/Pias)

Prenez tous ces groupes de rock adulés par les collégiens et lycéens d’outre Atlantique, et tentez d’en trouver au moins un qui prenne autant de risques que The Matches. Tâche ardue tant ce combo quelque peu dévergondé continue d’arpenter des territoires encore inexplorés par le college rock, comme il le faisait il y a encore plus d’un an avec un “Decomposer” frôlant pour le coup un manque fatal de cohérence. On espérait alors qu’il continue sur sa lancée, tout en parvenant enfin à trouver un fil rouge à sa musique pour “A Band In Hope”, un troisième album une nouvelle fois bien décousu. Difficile donc de ne pas accabler les californiens dans cette démarche pourtant couillue, à l’heure ou l’on reproche plutôt aux groupes de manquer d’originalité. Mais, il faut avouer que si on ne l’aborde pas morceau par morceau, il y a encore de quoi se perdre dans cet album, une nouvelle fois mis entre les mains d’autant de producteurs qu’il ne contient de titres. Lire la suite…

The Matches - “Decomposer”

Decomposer[Album]
11/09/2006
(Epitaph/Pias)

Pas de doute, le temps de deux albums, les Matches ont parcouru un bon bout de chemin et déploient désormais une identité musicale assez forte faisant d’eux, à l’instar de Matchbook Romance, un des groupes les plus accessibles mais marginaux du catalogue Epitaph. Comprenez par là qu’aucune entité du label, pourtant bien fourni, n’avait jusque-là proposé un tel mélange de rock, de pop, et d’electro. “Decomposer”, volontairement incohérent musicalement, se compose donc de treize titres répartis entre neuf producteurs différents (Tim Armstrong, John Feldmann (Goldfinger), Mark Hoppus, ou Brett Gurewitz entre autres…), chose assez rare pour qu’elle soit soulignée

“Salty Eyes”, titre d’ouverture emmené par une guitare acoustique et un violon, empreinte autant à The Cure qu’à Ben Folds et surprendra ceux étant restés sur l’image du groupe punk sympathique et légèrement pré pubère de “E. Von Dahl Killed The Locals”. Rien à voir donc avec “Drive”, plus heavy rock et saupoudré de légères touches electro; avec, plus tard, les “My Soft And Deep” et “The Barber’s Unhappiness” au-dessus desquels semblent planer les influences Bowie, ou encore le très actuel et typiquement anglais “You (Don’t) Know Me” rappelant également autant Gorillaz que les Transplants (normal, Armstrong est derrière celui-là!). Que d’influences qui n’empêchent pas les Matches de pondre quelques tubes à gros potentiel façon Weezer, comme peuvent l’être “Papercut Skins”, “Little Maggots”, “What Katie Said”, et “Didi”

“Decomposer” est donc un album atypique, osé, dont il faut véritablement se laisser s’imprégner, mais assez tubesque pour justifier l’intérêt que de nombreux labels (indépendants ou non) ont porté aux Matches ces dernières années. Le groupe se fixe un seul but par disque, il est cette fois totalement atteint. De quoi s’attendre encore à quelque chose de surprenant lors du prochain effort que l’on souhaite cependant plus cohérent. Histoire de ne pas se perdre en route..

En écoutePapercut Skin

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