Telefon Tel Aviv
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(USA)

(3 articles)

Telefon Tel Aviv - “Immolate Yourself”

Immolate Yourself[Album]
19/01/2009
(BPitch Control/Pias)

Avec deux albums au compteur, dont le dernier en date “Map Of What Is Effortless” toujours considéré aujourd’hui comme une référence dans le monde de l’electro-pop, Telefon Tel Aviv ne sera jamais vraiment parvenu à se faire sa place au soleil. Quatre ans sont passés, pendant lesquels on s’est souvent demandé si on allait avoir l’occasion de recroiser un jour ce doux duo de Chicago, autrement que lors de la sortie soudaine de vieux fonds de tiroirs. En tous les cas, jusqu’à l’annonce de son nouvel attachement à BPitch Control, et ce nouvel opus à sortir dans la foulée, porteur d’espoir quant à la quête du duo de récolter toute la reconnaissance qu’il mérite.

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Telefon Tel Aviv - “Remixes Compiled”

Remixes Compiled[Album]
23/04/2007
(Hefty/La Baleine)

Presque adulés grâce à deux albums unanimement accueillis par la critique, Joshua Eustis et Charlie Cooper ont pourtant débuté leur expérience commune sous le nom de Telefon Tel Aviv par l’exercice du remix. “Remixes Compiled” revient donc sur quelques-unes de leurs premières oeuvres lorsqu’ils se sont mis au service des autres, notamment sur ce remix très rare de “Even Deeper” de Nine Inch Nails qui ouvre ce disque, la toute première revisite du duo. Chez Telefon Tel Aviv, on connaît cette ouverture musicale qui le caractérise, celle qui écorche même parfois la cohérence du tout, notamment puisque ces deux producteurs ont l’habitude de travailler chaque titre d’une manière systématiquement différente. Cette impression est encore de mise ici, puisque certains remixes (le “Komponent” d’Apparat par exemple) en viennent à complètement en évincer d’autres, d’ou une homogénéité qui aurait pu s’avérer plus solide avec une démarche et un processus de composition fidèle. Mais Telefon Tel Aviv y trouve sûrement un moyen de jouer la carte de l’imprévisibilité, de ne pas s’imposer d’oeillère, quitte à rendre l’auditeur toujours un peu méfiant à l’approche d’une nouvelle sortie. Revient alors sur le tapis l’éternelle subjectivité des goûts et des couleurs, les uns préférant des titres plus digitaux et légèrement complexes (”Got Me Lost/Driving In LA” de John Hugues, l’excellent “BBQ Plate” d’Ammoncontact), pendant que d’autres ne jureront que par l’aspect plus planant et progressif de sa musique (”Stolen Moments” d’Oliver Nelson, “Fading Away” de Nitrada, “Knock Me Down Girl” de Slicker). Devant un tel manège, une telle chamaille, Eustis et Cooper prennent sûrement un certain plaisir. C’est le but..

Tracklisting1. Nine Inch Nails: Even Deeper2. Bebel Gilberto: All Around3. John Hughes: Got Me Lost/Driving In L.A

4. Apparat: Komponent5. Ammon Contact: BBQ Plate6. American Analog Set: The Green Green Grass7. Midwest Product: A Genuine Display8. Oliver Nelson: Stolen Moments9. Phil Ranelin: Time Is Running Out10. Nitrada: Fading Away11. Marc Hellner: Asleep on the Wing12. Slicker: Knock Me Down Girl

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Telefon Tel Aviv - “Map Of What Is Effortless”

Map Of What Is Effortless[Album]
27/01/2004
(Hefty/Chronowax)

Formé en 1999 et composé des deux bidouilleurs que sont Charles Cooper et Joshua Eustis, Telefon Tel Aviv n’aura pas mis de temps à s’imposer parmi les plus fiables références en matière de musique électronique, notamment grâce à un “Fahrenheit Fair Enough” plutôt aride. Le duo remet donc le couvert cette année avec ce “Map Of What Is Effortless” qui ne manque pas de séduire son auditoire. En douceur, puisqu’il démarre sur deux morceaux planants, donnant priorité à l’ambiance plutôt qu’à la rythmique ici minimale, dont un marqué par la participation de Damon Aaron (”I Lied”). C’est seulement sur “My Week Beats Your Year” que les choses s’emballent un peu. Comme pour mieux revêtir ensuite son manteau noir (”Bubble And Spike” feat Lindsay Anderson de l’Altra). Puisque la musique de Telefon Tel Aviv tombe dans le presque soporifique mais génial electro ambiant, cinématographique du fait de l’apparition des cordes du Loyola University Chamber Orchestra (”Map Of What Is Effortless”), et étonnement dans la soul du troisième millénaire. Chose à laquelle participe incontestablement Damon Aaron (”Nothing Is Worse Losing That”). La suite n’est que bonheur, jouissive comme une berceuse pour adulte. Le temps de neuf morceaux et Telefon Tel Aviv prouve toutes les possibilités et les mariages que peut offrir la musique électronique. Belles instrumentations, interventions chantées plus qu’adéquates, on a bien là la démonstration d’une musique mature et qui n’a certainement pas fini de nous tirer quelques frissons. La musique a encore quelques réserves de beauté surprenante et rassurante.

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