Subtle
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(USA)

(7 articles)

Dax Pierson, pas de bras mais du chocolat

daxpierson

Retour en 2005 quand Subtle a subi un accident de van, en pleine tournée nord américaine, sur les routes de l’Iowa. Ce qui aurait pu coûter la vie au groupe entier ne fit finalement qu’un seul blessé grave Lire la suite…

Subtle - “Exiting Arm”

Exiting Arm[Album]
19/05/2008
(Lex/Differ Ant)

Depuis le début du siècle, depuis qu’il s’est amusé à balancer quatre maxis (”Autumn”, “Summer”, “Winter“, “Spring”) tous autant représentatifs d’un cas à part sur la scène musicale moderne, Subtle n’a fait que cultiver cette marginalité, restée parfois incomprise, qui lui permet encore aujourd’hui de slalomer entre les étiquettes. Subtle fait du Subtle, à coups de hip hop, de rock, et d’electro, un mélange pourtant rencontré fréquemment, mais que personne n’aura exploité à ce point. En 2004, “A New White” affichait de réelles ambitions, marquait la signature du groupe chez Lex Records, et débutait une trilogie qui allait se poursuivre deux ans plus tard avec l’excellent “For Hero: For Fool“. L’heure du dernier volet a donc sonné, “Exiting Arm” vient clôturer cette valse en trois temps qui n’aura pas manqué de gagner en accessibilité au fur et à mesure qu’on s’y sera enfoncé.

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Subtle - “Yell And Ice”

Yell And Ice[Album]
22/10/2007
(Lex/Differ Ant)

On a toujours entendu Subtle opter pour des orientations artistiques assez floues, toujours très originales mais pas aussi souvent accessibles. Qui connaît un peu la clique et les musiciens qui la composent n’en seront pas étonnés, Dose One et Jel, pour ne citer que ces deux-là, n’ayant jamais vraiment aimé les chemins conventionnels. En partie grâce à eux, Subtle a toujours regardé devant, ingurgitant ses nombreuses influences pour mieux les ressortir dans un genre totalement inédit. On croyait donc sans peine qu’un tel registre avait pour conséquence de ne faire évoluer le groupe que dans un cercle fermé, les autres artistes restant souvent à la traîne.

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Subtle - “For Hero: For Fool”

For Hero: For Fool[Album]
03/10/2006
(Lex/Differ Ant)

Subtle a toujours eu ce côté intriguant, cette marginalité, cette originalité qui excitent tous mélomanes boulimiques en perpétuelle recherche de couleurs musicales nouvelles. De par son line up des plus reluisants, cette clique de gentils barrés n’est pourtant jamais parvenue à déchaîner les passions, toujours légèrement en deca de ce qu’il était censé pouvoir promettre. Il faut dire que Dose One, Jel, et leurs potes n’ont jamais donné dans la facilité, ciblant toujours un public averti, élevé au catalogue Anticon sans lequel il était bien difficile de rentrer dans cet univers si particulier. Les deux principaux protagonistes se montrant désormais moins productifs en solo, ils semblent avoir cette fois mis toute leur énergie et leur inspiration au service de ce “For Hero: For Fool”, nouvel album dans la même lignée certes, mais bien plus accessible et imprégné de nouvelles sonorités

Subtle semble donc avoir repris son souffle, versé un peu d’eau dans cette recette de druide (”The Mercury Craze”, l’excellent “Nomanisisland”, ou le “Midas Gutz” entre 13 & God et Themselves), tout en restant ce groupe inclassable, qu’aucun musicien sur cette Terre ne semble pouvoir approcher. C’est une certitude, personne ne sonne comme Subtle, fort de tant d’influences musicales différentes. Loin de stagner, le groupe fait au contraire un pas en avant, celui de l’utilisation plus marquée d’instruments, guitare et batterie notamment, jamais aussi présentes par le passé. “For Hero: For Fool” sonne donc mieux produit, et beaucoup plus rock n’roll (”Middleclass Stomp”), mais ne laisse pas pour autant ses sonorités electro à l’abandon. Loin de là, puisque la MPC se montre toujours aussi précise (”A Tale Of Apes II”), et qu’on note même ici ou là quelques clins d’oeil eighties. Dose One, lui, en frontman poète devenu quasi légendaire, se montre toujours au mieux de sa forme, armé de son flow reconnaissable entre mille, débité à la vitesse du Concorde (”A Tale Of Apes I”, “Return Of The Vein”), dont la teneur ne sera compréhensible que si vous prenez le temps de la lire

Pour un premier album à sortir en major aux Etats Unis, Subtle accouche de son album le plus affirmé et le plus réussi à ce jour. L’accident de la route ayant provoqué la paralysie de Dax Pierson (présent ici au chant et au piano sur le final “The Ends”) semble donc avoir regonflé à bloc tout ce petit monde, aujourd’hui un brin différent, bien décidé à ne plus faire de concession, à marquer les esprits avec une musique définitivement plus directe. Subtle a désormais la rage au ventre, la bave aux lèvres, et adopte la direction du “ça passe ou ça casse”. “For Hero:For Fool” est destructeur, mais heureusement plus pour les oreilles qui s’y hasardent que pour ses géniteurs eux-mêmes. Subtle est enfin lancé, vivement la suite…

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Subtle - “Wishingbone”

Wishingbone[Album]
31/05/2006
(Lex/Differ Ant)

Quelques maxis obscurs puisqu’à la distribution aléatoire, et “A New White”, premier album sorti en 2004, auront suffi à Subtle pour s’imposer dans le paysage musical, d’abord grâce à une approche difficilement étiquetable, ensuite grâce à son line up prestigieux composé, entre autres, de Jel, Dose One et Dax Pierson. Mais l’accident d’autocar survenu l’an passé en tournée, n’aura notamment pas épargné ce dernier, au point même de condamner à moyen terme l’évolution de ce “super groupe”. “Wishingbone” arrive donc à point nommé, presque à l’heure où un nouvel opus aurait pu voir le jour, et vient compléter le premier long format de ses collaborations, remixes et une pincée de nouveaux titres, tous compilés ici. Deux supports étaient nécessaires pour enfoncer un peu plus le clou quant à l’univers de Subtle. Le CD, d’abord, s’ouvre sur l’inédit “Swanmeat” avec cette déferlante de rythme, quelques sonorités venues d’ailleurs, un brin de mélodies, et le haut débit de Dose One: un mariage d’éléments très personnel, poussant l’originalité au maximum avec la méthode Anticon comme point de départ, que l’on retrouve plus affirmé et légèrement plus “free” sur “By Hook”. Côté remixes, ces gentils dingues californiens s’attaquent au “Farewell Ride” de Beck déjà bien torturé à l’origine, et le plonge dans leur univers pour en ressortir une version plus calme et plus épurée. Idem pour la revisite de Ms John Soda que Subtle rend planante par ses synthétiseurs et ce beat, d’abord suggéré puis progressivement marqué. Une seule fois les rôles s’inversent: lorsque Console s’attaque à “FKO” pour un remix clairement plus electro mais malheureusement bien trop plat pour être mémorable. Un bémol qui pourrait vite se faire oublier avec les collaborations plus (”The Long Vein Of The Law” feat Mike Patton, “Swansong Meat” feat Fog) ou moins (”I (Heart) LA II” feat Hrvatski) marquantes figurant à ce tracklisting. Sans compter sur le DVD, comprenant trois vidéos d’animation en noir et blanc signées SSSR, ayant valu à celui-ci le prix du meilleur clip aux British Animation Awards. Voilà donc un trou normand bien complet, histoire de patienter en vue d’un nouvel album annoncé pour la fin de l’année, déjà intitulé “For Hero, For Fool”, qui risque encore de faire fi des conventions.

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Subtle - “A New White”

A New White[Album]
04/10/2004
(Lex/Pias)

C’est en découvrant la clique Anticon que nous avons été au fur et à mesure dirigés vers les side projects de chacun de ses membres. Subtle n’aura pas échappé à la règle mais aura dû attendre ce premier véritable album pour totalement nous convaincre. Car ses quatre précédents maxis étaient à vrai dire difficilement accessibles et… compréhensibles. Composé de Dose One, Jel, et quelques autres membres aperçus sur des tournées (notamment le violoncelliste de Sole ou le clavier de Themselves), Subtle débarque sur Lex pour proposer un “A New White” aussi inclassable qu’un Clouddead tant les frontières du hip hop, même le plus avant gardiste, sont ici largement outrepassées

C’est donc sans à priori qu’il faut se jeter à corps perdu dans cette nouvelle référence Lex. Ici la diversité musicale est au rendez vous, les ambiances sont pesantes mais tellement attirantes, et Dose One, rarement autant dans son élément, met plus que jamais en avant, de par son chant, ses multiples personnalités. On regrettera seulement, nous pauvres anglophones, de ne pas toujours saisir le sens de ses mots. Faute de cela, on se laisse alors entraîner par ces douze morceaux d’une richesse incontestable, nés des machines mais aussi des instruments puisque violoncelle, claviers, guitares, et vents s’y donnent à coeur joie. De là, on retiendra quelques titres tels que “Silence…”, “Song Meat” et ses intonations dub, ou “I Love LA” mais toujours, d’une manière générale, ce contraste atypique entre rythmiques percutantes et nappes aux ambiances légères

Subtile. Telle est la traduction française de Subtle. Une définition qui n’aura jamais autant sied à six hommes naviguant entre hip hop et rock indé, toujours prêts à mettre en danger les repères de tous mélomanes. Cet album est tout simplement excitant, s’écoute sans trop de difficultés lorsqu’on est auparavant passés par tous les projets de Dose One. Incontournable. Ok?

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Subtle - “Winter”

Winter[Maxi]
01/10/2002
(Autoproduit/Import)

Ce sombre projet comprenant Dose One en son sein, propose là son quatrième volet clôturant ainsi une année placée sous le signe de l’expérimentation

Si les précédents volumes de la série nous avaient particulièrement séduits par leur approche musicale originale et donc intéressante, j’aimerais franchement que l’on m’explique ce que la petite troupe a bien voulu proposer par le biais de ce “Winter”. En effet, ce maxi ne contient qu’un seul morceau d’un peu plus de 35 minutes dont le concept m’échappe totalement. On aurait pu s’attendre à un morceau évolutif alternant altitude et profondeur sauf qu’il s’agit en fait d’une remontée à la surface qui s’avère pour le moins laborieuse. A se demander si mes enceintes n’ont pas un problème. Deux notes de basses reviennent régulièrement pendant une bonne dizaine de minutes sur une nappe de synthé plus que discrète. Comprenez par là qu’il faut pousser le volume à un certain niveau pour qu’elle soit perceptible. Une voix fait alors son apparition pendant quelques secondes tandis que le fond sonore commence “doucement” à monter en intensité. Un semblant de beat arrive à l’approche du quart d’heure donnant une atmosphère apocalyptique à la composition, la basse se fait plus présente mais n’empêche pas le synthé de reprendre ses notes monotones et culottées. Tout cela se termine sans réelle cohérence sur quelques notes de guitares venues s’ajouter au reste

Subtle, même si on peut comprendre que ce maxi soit conceptuel, semble pousser le bouchon un peu trop loin. L’expérimentation paye lorsqu’elle a au moins le mérite de susciter l’intérêt de l’auditeur. Or ici, à aucun moment, celui-ci peut se raccrocher à quelque chose de concret. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il s’agit là d’une pure arnaque mais ce “Winter” n’a rien d’une production commercialisable