Album
(Strange Famous)
06/09/2011
Hip hop
Vu que Sage Francis a délibérément mis fin à sa carrière de Mc globe-trotter, pas étonnant qu’il ait rabattu sa forte activité sur Strange Famous qui devrait donc libérer plus régulièrement quelques pépites à l’avenir. Ainsi, en cette rentrée, l’actualité du label se porte notamment sur Metermaids - duo de Brooklyn déjà auteur d’un “Nightlife” en 2008, du Ep “Smash Smash Bang” un an après - qui rejoint ses rangs à l’occasion de “Rooftop Shake”: un nouvel opus intéressant qui, à l’instar de ceux de Cage, cultive cette notion du rappeur blanc tatoué ne cachant pas une certaine affection pour l’électricité du rock
Album
(Strange Famous)
26/10/2010
Hip hop
Jonglant avec les diverses formations dont il fait partie, 2Mex a néanmoins trouvé le temps de sortir un nouvel opus solo, et continuer ainsi l’odyssée lyrique entamée il y a près de vingt ans. Comptant parmi les plus fines plumes d’outre-Atlantique, technicien hors pair de surcroit, il réalise régulièrement un grand écart entre ses racines latines et des influences tantôt rock, tantôt abstract, dont ce “My Fanbase Will Destroy You” est un parfait condensé.
Album
(Strange Famous)
02/03/2010
Hip hop alternatif
Sans même qu’on ait besoin d’entendre ce que B.Dolan a à dire, il faut peu de temps pour qu’on devine son mentor. En effet, barbe et carrure de footballeur américain rappellent immédiatement ce bon vieux Sage Francis, atypique phénomène hip hop, bourré de matière grise. Comme lui, B.Dolan est poète, slammeur, activiste à la sensibilité théâtrale maintes fois vérifiée en live, et n’a pas la langue dans sa poche
[Album]
30/11/2007
(Strange Famous/Wea)
Apparu au sein de la troupe Anticon dans le courant des années 90, Buck 65 s’est vite émancipé du crew californien, bien conscient que son approche du hip hop se devait d’être mieux exploitée, et de se débarrasser de toute affiliation trop lourde à porter. Sa personnalité atypique, de plus en plus reconnue, n’a alors pas tardé à intéresser les grandes maisons de disque. “Square“, et surtout “Talkin Honky Blues” auront provoqué un déclic non négligeable chez le Canadien, comme s’il réalisait sa chance, qu’il se sentait soudainement un véritable artiste, et que plus rien ne pouvait désormais l’empêcher de s’épanouir en allant chercher au plus profond de sa vision du hip hop. Il paraissait donc acquis que Buck 65 évoluerait d’album en album, jusqu’à ce qu’il soit presque impossible de qualifier sa musique. Seulement, le garçon n’est pas du genre à céder au prévisible
“Secret House Against The World” ayant laissé son public sur une très bonne impression, comme allait-il maintenant pouvoir surprendre? D’une manière à laquelle peu avaient finalement pensé: le retour au hip hop. Une plutôt bonne idée, un léger lifting qui vient même dérider son image de jeune vieux, un peu barbante pour qui n’aura jamais adhéré à ses récentes aspirations. Mais c’est bien évidemment enrichi de ses dernières années qu’il l’aborde, laissant toujours sous-entendre son côté littéraire et sonner son amour pour les musiques aux solides racines folk et blues
Il est donc plutôt revigorant de réentendre un beat hip hop sur les lyrics de Buck 65. C’est en tous les cas le sentiment que laissent des titres comme “1957″, “Liptstick”, “The Beatific” et “Benz” qui, par ailleurs et bien que très réussis, ne font pas preuve d’une grande avancée en s’abandonnant à un old school contemporain. On préfèrera plutôt “Shutter Buggin”, “Spread’Em”, “Way Back When”, ou “White Bread”, à l’âme plus certaine. Mais on connaît aussi la propension du Mc à trancher dans le vif d’un morceau à l’autre. Ainsi, l’ambiance rock n’roll de “Dang”, la profondeur et la mélodie de “Ho-Boys” et “Mr Nobody”, le funky “Cop Shades”, la petite touche indie de “The Rebel”, la chaleur du blues de “Heatwave”, et la beauté légère de “The Outskirts”, s’accapareront à eux seuls tout l’intérêt de ce disque
“Situation”, qui prend pour thème l’année 1957 considérée comme cruciale par l’intéressé dans l’histoire du monde occidental (début de la guerre froide, début du situationnisme…), nécessitera toutefois quelques écoutes avant de semer cette impression de redite, en grande partie amené par la voix et le flow bien marqué de Buck 65. Seulement après, il laissera abondamment couler sa sève, et une bonne certitude: le Canadien, même s’il n’avance pas beaucoup plus vite que ses adversaires, est toujours dans la course. Mais de l’autre côté des glissières de sécurité, pour un peu plus d’adrénaline..
Ecoutez un extrait ici
Achetez sur :
[Album]
01/01/2001
(Strange Famous/Import)
Nous ne connaissions Sage Francis que par le biais de participations aux compilations Anticon, et voilà que nous parvenons à nous procurer cette compilation comprenant des B Sides, des shows radios, des freestyles, des lives le tout comprenant un nombre d’invités impressionnant (Sixtoo, Blueprint, Slug, Alias, Aesop Rock, Eyedea, Sole…)
Bien que ce disque semble être fait à l’arrache, cette impression n’enlève rien au son toujours correct. Certains morceaux ont goût d’interlude et amènent un peu de diversité qui permet d’atteindre la fin de l’album sans encombre. Sage Francis est peut être un des MCs les plus accessibles de l’école Anticon mais l’image qu’il dégage et le timbre de son flow le préserve d’un intérêt “trop” grand. A la hauteur en toute occasion, Sage nous fait patienter en attendant son premier véritable album.