Stetson

Stetson

(France)

(3 articles)

Stetson - “Questions & Sleepless Nights”

stet180Album
(Pyromane)
01/02/2010
Post hardcore

Après les sorties remarquées de Tokyo Sex Destruction et Gatechien, Pyromane pioche dans son cru clermontois pour compléter son catalogue. En effet, un maxi et un split avec les stéphanois de The Panther Party auront suffi à Stetson pour convaincre le label de donner une chance à un premier album ou punk, rock, et post hardcore jouent des coudes dans un joyeux bordel électrique.

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The Panther Party / Stetson - “Split”

Split[Album]
01/02/2007
(Truffle Shuffle / Gandoo/Autoproduit)

S’unir pour exister, c’est finalement ce qui s’impose aux groupes français tentant de se faire une place digne de ce nom sur la scène rock hexagonale. Quand il n’est pas question d’une simple affaire d’affinité, musicale et humaine. Stetson et The Panther Party, respectivement originaires de Clermont-Ferrand et Saint Etienne, deux villes dont l’histoire rock en dit long, défendent chacun leur vision du punk rock sur un album commun en y allant chacun d’une poignée de titres. Ce sont les stéphanois qui lancent les hostilités, armés de leur post hardcore/emo-punk hérité de la scène américaine et un répertoire encore fébrile ou la fragilité du chant et quelques fausses notes (”Shedding Skin”) laissent peu à peu la place à une belle montée en puissance, et des morceaux plus crédibles (le très bon et mélodique “Hide And Seek” ou le plus énervé “Make Up Your Mind”). Stetson emboîte le pas et montre une certaine évolution par rapport à son très bon premier Ep. Dans une même veine, mais avec des titres clairement plus durs, les clermontois semblent avoir décidé d’hurler un peu plus qu’ils ne chantaient auparavant (”Narrow”, “Sleepwalking”). Pas forcément une bonne idée, car ces cinq titres sont manifestement loin de laisser la même impression même si quelques passages, fidèles au passé (”Sweet Old South”, “London Central”) ou un brin originaux (les violons de “Magnetic North”), laissent encore un peu d’espoir quant à une évolution que l’on espère pas trop radicale. Reste que ce split, entre demi-découverte et demi-déception, nous laisse finalement sur notre faim..

Ecoutez un extrait ici et

Stetson - “s/t 68″

s/t[Maxi]
01/10/2005
(Autoproduit/Autoproduit)

En France comme ailleurs, on pleure les bonnes formations nationales lorsqu’elles décident de jeter l’éponge, sans penser que la nouvelle génération pousse et ne demande qu’à prendre la place. C’est comme ça, cyclique, on le sait. Stetson vient d’éclore sur les cendres de Maducksplatypus, groupe clermontois inconnu et au nom imprononçable. Histoire de faire chier le monde. Peu importe, il appartient au passé, mais sa résurrection risquerait bien, à l’avenir, de ne pas passer inaperçue. Dans la veine de la très productive scène punk rock française, Stetson sonne mieux, sûrement dans tous les sens du terme, et ce premier Ep de sept titres, enregistré seulement dix jours après son premier concert, en est la preuve. Comme beaucoup aujourd’hui, le quatuor mélange des influences rock, hardcore, émo et noise mais avec une efficacité qui fait la différence et une production très crédible. Quelques titres se révèlent donc très prometteurs (”Dawn”, “Contre-Attaque” qui rappelle certains Tomy, “Sonolor”) tandis que d’autres restent marqués par quelques erreurs de jeunesse (”Attack!”) qui laissent à penser que Stetson a encore devant lui une belle marge de progression qui pourrait, une fois comblée, les rendre tout simplement incontournables dans le paysage rock indépendant français. Un potentiel à confirmer sur scène en attendant une prochaine galette déjà attendue de pied ferme..

Ecoutez un extrait ici