Sparta

Sparta

(USA/Texas)

(4 articles)

Sparta se remet en selle!

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Après trois ans de hiatus, Sparta s’apprête à reprendre du service. En effet, les ex-At The Drive In ont prévu de donner un concert le 17 novembre dans leur bonne vieille ville d’El Paso avant d’entrer en studio pour y accoucher d’un quatrième album à paraitre l’année prochaine.

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Sparta - “Threes”

Threes[Album]
23/10/2006
(Hollywood/Import)

Le phénomène At The Drive In éteint à jamais, Bixler et Rodriguez partis le plus loin possible avec The Mars Volta, il ne restait plus que Sparta pour tenter de préserver cette flamme. Cela a plus ou moins marché sur “Wiretap Scars”, le premier opus du groupe, beaucoup moins sur le second “Porcelain” qui marquait, si ce n’est une régression, une stagnation regrettable. On ne savait donc plus quoi penser, et quoi attendre, du groupe emmené par Jim Ward rejoint entre temps par le guitariste Keeley Davis des défunts Engine Down. De quoi redonner un peu d’intérêt à Sparta, et espérer un certain changement. Car les texans ne pouvaient pas ad vitam eternam traîner avec eux ce très lourd boulet d’une carrière sur laquelle il fallait enfin tirer un trait. “Threes”, nouvel opus, va bien plus loin que nos espérances, il dévoile un Sparta enfin affirmé, qui n’est plus seulement aujourd’hui une suite d’At The Drive In

Mais, rassurez vous, Sparta reste fidèle au rock qu’on lui connaît, et n’a pris en aucun cas un virage assez rude pour décontenancer ses plus fidèles adeptes. Non, le quatuor a tout juste décidé de se montrer plus sensible, plus pop, et adopte du coup un visage légèrement plus formaté, celui d’une machine à tubes qu’il est désormais

C’est le cas dés le très bon “Untreatable Disease” d’ouverture, plein de relief et de breaks accrocheurs, au refrain qui s’inscrit instantanément en mémoire. Idem pour “Unstitch Your Mouth”, ballade pop acoustique du plus bel effet, et “Taking Back Control” moins dépaysant car plus dans la veine à laquelle nous étions habitués de la part de Sparta. Mais c’est surtout sur “The Most Vicious Crime” que les texans se montrent incroyablement inspirés, que Keeley Davis semble apporter sa touche guitaristique déjà si prenante avec Engine Down, et que Jim Ward ne laisse plus aucun doute sur ses talents vocaux. Le temps de s’en remettre, et on oublierait presque de mentionner “False Start”, un ton en dessous mais non moins négligeable, et “Red Right Return”, plus complexe mais néanmoins tubesque

En voilà bien assez pour rassurer tout le monde, et contrebalancer le reste de cet album, tout aussi bon, mais dévoilant quelques trop flagrantes ressemblances avec Muse (”Crawl”), Coldplay (”Atlas”, “Without a Sound”), et U2 (”Erase It Again”). Pas de quoi pourtant remettre en cause une personnalité qui semble avoir enfin trouvé sa voie. Ça ne fait plus de doute, Sparta est grand, et enfile les hits d’une manière aussi insolente que Gratitude, ou qu’un lointain Samiam. L’album rock de cette fin d’année, sans aucun doute

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Sparta - “Porcelain”

Porcelain[Album]
13/07/2004
(Dreamworks/Universal)

Si on met de côté leur ancienne appartenance à At The Drive In, ces musiciens texans auront quand même réussi à faire de Sparta un groupe majeur de la scène rock US actuelle. Partant pourtant avec un lourd bagage sur le dos, le groupe se sera fait attendre pour sortir ce nouvel album qui va en dire long sur son évolution

Rassurez vous, même si on peut très bien ne pas apprécier ce “Porcelain” plus que cela, il est indéniable que Sparta aura, en quelques mois, quasi oublié son héritage pour parvenir à un résultat plus personnel. Il faudra pourtant que nous oublions que nous étions fans absolus des feu At The Drive In pour juger ce long format à sa juste valeur. Et c’est à cette condition sine qua non que vous aussi, si vous êtes comme nous, vous parviendrez à retirer quelques émotions à l’écoute de titres tels que “Hiss The Villain”, “Death In The Family” ou “Tensioning”. Si la rage habite toujours le groupe, celui ci a su varier les plaisirs, laisser quelques moments de répits (”While Oceana Sleeps”, “Lines In Sand”) à des auditeurs pris à la gorge dés les premiers morceaux ravageurs de ce “Porcelain” qui souffre quand même de ce chant, certes reconnaissable entre mille, mais faisant un peu figure de fil rouge tendu et monotone au milieu de tant d’orages et accalmies

Il faudra définitivement faire deuil du passé et apprécier Sparta comme il se doit sans constamment manquer des hurlements de Bixler et des riffs brouillons de Rodriguez. Car après tout, une telle rythmique, une telle énergie, cette variété si rare n’amputant jamais l’homogénéité du disque, se font quand même très rares dans le rock d’aujourd’hui. On se console comme on peut…

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Sparta - “Wiretap Scars”

Wiretap Scars[Album]
01/08/2002
(Dreamworks/Universal)

Des cendres d’At The Drive In sont nés Mars volta et Sparta. Alors que les chevelus s’adonnent à un rock dubisant au sein du premier cité, les trois autres membres ayant participé à l’éclatement du groupe texan continuent de martyriser fûts et cordes dans un rock quasi similaire à son prédécesseur

Etant donné un maintien du line up, Sparta commence sa jeune carrière avec, sur le dos, une lourde comparaison. Si la furie se veut moins présente chez ce nouveau combo, on y retrouvera tout de même une certaine approche musicale, un chant proche, des plans restés quasiment tels quels. Le morceau d’ouverture, “Cut Your Ribbon”, ne me contredira pas: la rythmique nous est connue, le rock brut qui sort des instruments nous l’est tout autant. S’enchainent “Air”, dans une lignée plus rock conventionnel avec un mur de guitares pour un refrain détonnant, “Mye” ou les larcens de guitare et le chant nous renvoient un ou deux ans en arrière, “Sans Cosm” accélere la danse, “Red Alibi” nous ravitaille en mélodie, “Glasshouse Tarot” nous transporte à l’époque d’un Radiohead intense et survitaminé. Ce “Wiretap Scars” ira également de sa ballade au piano du nom de “Echodyne Harmonic” avant de terminer sur l’apothéose “Assemble The Empire”. Certes, on aurait pu s’attendre à un plus grand virement de situation. Avec le recul, il y a fort à parier que les trois anciens membres composant Sparta se retrouvait sans problème dans les sets d’At The Drive In

Les barjots ayant quitté le navire, Sparta se lance dans une longue carrière avec un riche héritage qui, s’il aurait pu être mieux exploité, lui donne une touche “personnelle” en comparaison avec de nombreux groupes de la scène rock mondiale. Ce “Wiretap Scars” n’est autre qu’un “Vaya” privé de surprise et de trop de folie.

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