Les photos du concert de Sole + Grand Buffet (28 février 2003, la Guinguette Pirate”)
(USA/Californie)
“Nous utilisons notre musique pour exploser l’industrie musicale comme d’autres peuvent utiliser des avions pour faire péter le World Trade Center!”
Les photos du concert de Sole + Grand Buffet (28 février 2003, la Guinguette Pirate”)
[Album]
21/01/2003
(Anticon/Chronowax)
Depuis le récent maxi “Salt On Everything”, nous attendions impatiemment la venue du nouvel album de la tête pensante d’Anticon. Avant toute chose, sachez que “Selling Live Water” est un album grandiose! Sole signe une fois de plus un coup de maître puisque le label master a fait sauter une marche de géant à tous ses compères, ainsi qu’à tous ceux qui prétendraient le suivre
Les instrus propres à l’écurie (sombres et inquiétantes et assurées presque en totalité par l’excellent Alias et en partie par Odd Nosdam, Jel et Telephone Tim Jesus) se voient augmentées d’une recherche de samples et structures pertinente, hallucinante! Les 15 titres qui composent cet album montrent la maturité acquise par toute l’équipe Anticon au cours de ces quelques fructueuses années d’existence, en particulier par Sole qui semble mener son équipe d’une main d’acier, ayant pour mot d’ordre “anticipation et qualité”
A l’écoute de cet album, je pense à la réflexion que nous avions eu en découvrant celui de Themselves: l’évolution démontrée est affolante. Un nouveau style musical est en train de se dessiner, certains parlent d’Emo Hip-hop, terme balancé un peu à la va-vite tant la complexité des productions est évidente, tant l’intellectualisation de chaque morceau semble avoir été complexe et longue sans que l’intérêt et l’investigation que doit ressentir l’auditeur soient négligés
Tout au long de “Selling Live Water”, nous passons de beats propres à l’identité du crew (fracassants et énergiques), à certains marqués Drum and Bass, à des injections post-rock évidentes, à des influences electros, toujours dans le souci d’innovation. Des sons nouveaux viennent nous effleurer: percussions africaines, vibraphones, chants, claviers, guitares, sub-basses, Rhodes, samples de chansons françaises (vous reconnaîtrez la musique de “La Boum”!!!)… Le flow de Sole, identifiable entre mille semble avoir été aiguisé au maximum afin de se fondre au mieux dans les instrus (à moins que ça ne soit le contraire..), la fusion est parfaite
Un résultat qui réconforte nos attentes, qui nous rendra encore plus exigeants à l’écoute du prochain opus estampillé de la fourmi noire, qui, j’espère, séduira les plus réticents jusqu’ici. N’hésitez plus, que vous soyez fan de hip-hop, de rock, d’electro, de dub, de metal ou je ne sais quoi d’autre, rejoignez l’anticipation, ralliez vous au nouveau genre
Ecoutez un extrait sur le site anticon
[Maxi]
01/09/2002
(Anticon/Import)
Avec un premier album “Bottle Of Humans” qui avait véritablement lancé Sole et son label Anticon et, par la même occasion, avait divulgué au grand jour cette nouvelle scène hip hop avant gardiste plus qu’intéressante, voici que l’homme annonce son retour et la sortie imminente de son deuxième album par le biais de ce maxi il faut le dire, rassurant
Alors qu’on aurait pu craindre une certaine stagnation artistique dont souffre certains membres de l’écurie Anticon, Sole propose ici trois titres de haute facture. “Salt On Everything”, produit par Odd Nosdam, nous fait découvrir une ambiance qui nous était inconnu chez l’artiste. On a là un morceau assez loin du hip hop conventionnel. L’ambiance y est très sombre et à la limite du rock, la saturation omni-présente sur la version comme sur la voix, y étant pour beaucoup. Sole y pose un flow très adapté et assez rapide contrastant avec le beat. “The Priziest Horse” revient plutôt à ce que l’on avait déjà pu entendre sur ses productions précédentes, mettant en avant un flow toujours aussi efficace sur une version produite par Alias et marquée par un bon sample de trompette jazzie. “My Head Hurts” est le seul morceau de ce maxi ne figurant pas sur le prochain album. Produit par Jel et avec comme invité de luxe un certain Sage Francis toujours aussi renversant, semblant pousser Sole dans ses derniers retranchements
La face B propose les versions instrumentales des deux premiers morceaux ainsi qu’une version inédite de Jel
Inutile de vous dire que le prochain opus du bucheron d’Anticon sera incontournable. Ce maxi n’ayant que l’intérêt de ce genre de support, il séduira les plus fanatiques des adeptes d’Anticon. Les autres peuvent attendre l’album tranquilles..
Ecoutez un extrait sur le site anticon
[Album]
01/01/2002
(Autoproduit/Import)
Vous ne trouverez ces deux chapitres de la carrière de Sole que lors de ses concerts ou par le biais des VPC internet les plus éclairées. N’allez donc pas chez votre disquaire le plus proche en pensant avoir loupé une page, personne ne pourra vous y renseigner. “Man’s Best Friend”, tout comme “Uck Rt” (autre long format autoproduit impossible à trouver en France), est ni plus ni moins ce que l’on pourrait appeler les chutes du dernier album “Selling Live Water”, en d’autres termes, ce qui n’a pas été retenu pour y figurer. Sauf que, vous vous en douterez, les vingt cinq morceaux qui composent ces deux parties sont loin d’être dénués d’intérêt
La particularité de “Man’s Best Friend” est d’avoir été composé en majeure partie par Sole lui même ce qui explique un tantinet la direction expérimentale et sombre de cet album, bien différent de ce que l’on a pu entendre sur les productions précédentes du catalyseur du label. Si Jel et Odd Nosdam peuvent être les producteurs les plus reconnus de l’écurie Anticon, il est crédible d’avouer que Sole n’est pas loin de les rattraper tant ses versions sont efficaces et toujours dans le style reconnaissable d’Anticon. L’homme joue également sur la variété des flows et des versions puisqu’il adopte des phrasés rapides ou lents et glauques sur des versions rappelant autant Antipop Consortium (”Exile”, “Hard To Burn”) que Themselves (”Mad Lucky”). On y note un attrait particulier pour les nappes vaporeuses plongeant l’auditeur dans un univers profond et sans véritables limites musicales allant jusqu’à se rapprocher très fidèlement de ce que Sole propose sur scène accompagné de son violoncelliste. Jetez une oreille sur les excellents “Spoken Word Piece” (au beat relevé et au flow qui l’est tout autant), “Alone Yet Not Alone” (à l’ambiance old school electro) ou “If I Had Won” (très musical avec un sample soul rappelant un peu “Bottles Of Human”)
La deuxième partie, intitulée “No Thanks” et contenant douze titres, reste dans une même approche artistique. Continuité logique puisque composée dans les mêmes conditions et à la même période”, elle contient elle aussi de véritables joyaux de hip hop expérimental. Sole semble continuer d’explorer son style (”Little Bank Anthem”) et parvient à nous faire mettre genou à terre lors de performances telles que “No Thanks”, “You Are A Happy Camper” (très old school), ou “Poor Is Cool” (à l’approche très rock avec son sample tantôt acoustique tantôt saturé)
Décidemment, “Man’s Best Friend” tend à nous faire croire que Sole détient un talent illimité qui transforme le moindre essai musical en véritable réussite. Son approche musicale, tout comme son flow sûrement un des plus efficaces de la scène hip hop, promettent des frissons à chaque fin de studio session. Cet album en deux parties est rondement mené et aidé par de courts morceaux appuyant une certaine fluidité et variété fortes agréables à l’écoute. On ne peut que vous conseiller de faire des pieds et des mains pour l’acquérir. Arrêtez seulement lorsque vous serez sur les rotules, au premier sens du terme…
[Album]
01/01/2001
(Anticon/Import)
Un titre modeste et courageux pour cette nouvelle apparition du labelmaster d’Anticon qui reflète une compilation complète et rassurante. Rassurante car après un premier album hors du commun (”Bottle Of Human”) qui avait défrayé la chronique et avait véritablement encré Anticon dans les esprits des adeptes d’avant guard hip hop, il est étonnant de voir un recueil de titres enregistrés par-ci par-là (entre 1995 et 1998) qui peut être considéré comme un album à part entière. D’autant plus que malgré le fait que certains morceaux aient été enregistré il y a bientôt une petite dizaine d’année, aucun ne paraît périmé. Complet car tous les titres présents sont très justement choisis, sont d’une qualité indéniable (”3rd Person”, “Banquet Of Sarcasm”, “3 Guys In a Bar”, “Finally”) et résument au mieux les capacités de Sole. Les productions ne surprendront pas les oreilles habituées au son “anticonien” puisqu’on retrouve aux manettes les producteurs habituels que sont Alias, Moodswing 9 et les featurings de Mr Complex, Arsonists, Adeem n’ajoutent que plus d’intérêt à cet opus. Brièvement, il faut absolument découvrir cet album si vous cherchez à approfondir vos connaissances “rapologiques”, juger les progrès de Sole depuis ses débuts ou si tout simplement vous avez besoin d’ecouter un hip-hop vivant, organique et barré.
[Album]
01/01/2000
(Anticon/Import)
Après un maxi incontournable, Sole, par le biais du label de la côte ouest (à guetter de très près car rare et profond), nous envoie son premier album sans égal. Le rap rapide et unique de ce dernier est enveloppé par des productions nostalgiques, lentes et profondes, signées par Controller 7, Math, Jel, Daddy Kev, Alias, Odd Nosdam, Sixtoo, Mayonnaise. Loin des cartons commerciaux, on aime cette intégrité pour l’indépendant (plus que pertinente) en plus de la personnalité si particulière de cet album indispensable (le mot est pesé). Un argument pour vous convaincre: anticon.