Slackers

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(USA/New York)

(11 articles)

The Slackers - “The Great Rocksteady Swindle”

slack180Album
(Hellcat)
19/04/2010
Rock n’roll jamaïcain

Du haut de leurs dix neuf années d’existence, les Slackers ont depuis longtemps prouvé qu’il était difficile de faire plier la légende qu’ils incarnent désormais. Placés sur un piédestal en pleine vague rocksteady/ska à la fin des années 90, l’extinction médiatique progressive du genre n’aura jamais altéré leur parcours, encore moins leur envie de se donner corps et âme à une musique dont ils auront pleinement contribué à la survie en ce début de 21ème siècle.

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The Slackers de retour chez Hellcat

slackers

Il y a quelques temps, The Slackers avaient quitté Hellcat Records, qui avait sorti ses premiers albums, pour sortir “Self Medicine” chez Indication. Retour en arrière, puisque le groupe vient d’annoncer avoir signé un nouveau contrat avec la sous division Epitaph, pour un nouveau disque à sortir prochainement.

The Slackers - “Self Medication”

Self Medication[Album]
29/04/2008
(Indication/Import)

Après tant d’années passées à se déhancher sur la musique des Slackers, on a peut-être enfin trouvé en “rock n’roll jamaïcain” un terme plus adéquat que rocksteady pour qualifier son répertoire. Et si la frontière est finalement infime entre les deux, tout est une question de mots; et les premiers sont infiniment plus adéquats que le second tant la troupe californienne a toujours plus volontiers côtoyé la scène punk (Rancid notamment) que ses acolytes du contre-temps. Elle ne se prive pourtant pas de citer The Skatalites ou The Upsetters parmi ses principales influences, tout en précisant qu’elle les aura toujours digérés à l’américaine, ce qui explique en partie pourquoi sa musique dérive régulièrement vers le blues, la soul sixties et le rock, pour s’offrir cette personnalité atypique et immédiatement reconnaissable. Aujourd’hui, The Slackers sont quasiment devenus à eux seuls une principauté jamaïcaine mobile sur le sol américain. “Self Medication” leur nouvel album marquant la fin de l’ère Hellcat, leur label de toujours, ne fait que le souligner une fois de plus, tant il illustre lui aussi à merveille ce talent de composition, cette facilité qu’a le groupe à pondre des tubes à la sauce jamaïcaine, sans tomber dans le vulgaire hommage aux aînés et s’ajouter ainsi à une scène ska aussi fournie qu’insignifiante. Sans qu’on sache vraiment comment, les Californiens parviennent sans cesse à tenter de nouvelles choses, s’offrir un nouveau souffle qui nous fait apprécier chacun de leurs albums sans qu’on ait l’impression d’entendre éternellement la même chose. De cela, Vic Ruggiero, tête pensante du groupe, en est certainement le principal responsable, surdoué qu’il est quand il s’agit de faire groover la musique et de la chanter à la perfection, au point d’aligner les hymnes à l’efficacité pop (”Don’t You Want a Man”, “Sing Your Song”, les bombes reggae “Estranged” et “Eviction”). Pourtant, certains titres purement ska/rocksteady se rapprochent nettement de certains autres appartenant désormais au passé (l’ouverture “Every Day Is Sunday”, “Don’t Forget The Streets”, “Leave Me”, “Happy Song”), vite contrebalancés par quelques originalités dont seuls The Slackers ont le secret: l’émouvante ballade “Stars”, ou l’excellent honky tonk “Don’t Have To”. Juste de quoi faire de ce “Self Medication” un album aussi indispensable que les autres, ceux qu’on ressort régulièrement en se demandant systématiquement pourquoi on ne les écoute pas plus souvent

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Interview : Slackers (02-2006)

Interview : Slackers (02-2006)

Après un léger changement de line up et alors que sort “Peculiar”, leur nouvel album, rencontre avec les Slackers. C’est Hillyard qui nous répond…

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The Slackers - “Peculiar”

Peculiar[Album]
20/02/2006
(Hellcat/Pias)

L’overdose ska s’étant soignée avec l’essoufflement du mouvement ska punk, ne reste plus aujourd’hui que les meilleurs et les plus persévérants. Les new yorkais des Slackers font sans aucun doute partie de ces deux catégories et squattent, depuis l’abandon de Hepcat et des Toasters, le haut du pavé de cette musique intemporelle. Après un “Close My Eyes” marqué par les évènements du 11 septembre, on avait seulement eu droit à quelques obscurs lives et albums dub pour alimenter cette belle affection que l’on porte au sextet. Si pas mal de productions de ce genre passent désormais complètement inaperçues du fait qu’elles n’apportent strictement rien, celles des Slackers sont toujours un évènement tant le grand nombre d’influences de chacun des musiciens sème le trouble dans nos attentes et promet une part d’imprévisibilité toujours appréciable de nos jours

“Peculiar” est donc le titre du dernier-né. Enregistrés entre la Hollande, au Ernesto’s plus exactement (théâtre de leur live officiel sorti il y a quelques années), et le studio new yorkais de King Django, ces treize nouveaux morceaux restent on ne peut plus fidèles à la marque de fabrique du groupe. La régularité du sextet n’est pourtant pas une surprise pour qui suit sa carrière depuis ses débuts sur Moon Records. Pourtant, impossible de rester insensible à cette qualité presque insolente. Et ce, que le groupe, emmené par le chant de Vic Ruggiero et la section cuivre composée de Pine et Hillyard, balance un rocksteady parfait, véritable invitation à la danse (”86 The Mayo”, “Capo”), un ska énergique (”Peculiar”, l’excellent “Keep It Simple”), un groove reggae (”Propaganda” et International War Criminal”, deux titres les plus engagés du disque) parfois même acoustique (”I’d Rather Die Happy”), ou qu’il sorte, comme habituellement, des sentiers battus avec une recette qui n’appartient qu’à lui (”Set The Girl Free”, “What Went Wrong”)

Ruggiero, Hillyard et Compagnie donnent donc une nouvelle fois une sévère leçon musicale. “Peculiar”, doté d’une qualité impressionnante et d’une diversité qui l’est tout autant, confirme les Slackers au plus haut niveau. Rares sont les groupes aussi constants après quelques années de carrière. Les new yorkais, définitivement matures dans le fond et la forme, transpirent une sérénité, une aisance et une liberté de création qui fait un bien fou à entendre. Les publics de tout horizon ne s’y sont pas trompés. Ne manque plus que vous..

En écoute86 The Mayo

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The Slackers - “Close My Eyes”

Close My Eyes[Album]
08/09/2003
(Hellcat/Pias)

On vous le disait il y a encore peu de temps, à la sortie du “Slackers And Friends”, le retour des new yorkais avec leur nouvel album “Close My Eyes” est très attendu par tous les amoureux du genre. Référence incontestable en matière de ska/reggae, le groupe continue son mix personnel de ska, rocksteady, reggae, dub, soul, swing, garage rock et parvient une nouvelle fois à faire danser nos esprits. Que ce soit ska tous cuivres en avant (”Shankbon”, “Mommy”, “I’ll Stay Away”), rocksteady chantant la bonne humeur (”Old Dog”, “Axes”), dub lourd jamaicain (”Real War”, “Decon Dub”), ou reggae roots purifiant (”Lazy Woman”, “Don’t Wanna Go”), David Hillyard, Vic Ruggiero et leurs acolytes, même s’ils ont un peu rétréci leur spectre musical, touchent même souvent la perfection, notamment lors des grands moments reggae que sont “Bin Waitin”, “Who Knows” et “Close My Eyes”. Alors qu’aujourd’hui on préfère la vibe à l’originalité, The Slackers réussissent leur coup à merveille et restent ainsi un groupe qui ne déçoit jamais. 12 ans d’existence, 12 ans d’homogénéité et de qualité, on ne peut que souhaiter que cela dure au moins encore autant. Prenons les au mot et achetons ce “Close My Eyes” les yeux fermés

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The Slackers - “And Friends”

And Friends[Album]
01/05/2003
(Potato/Import)

A la veille d’un prochain album au moins aussi attendu que les précédents, The Slackers mettent sur bande une petite récréation bien agréable ou plusieurs de leurs amis chanteurs de la scène reggae/ska posent sur leurs versions, majoritairement inédites, pour un cocktail varié et toujours goûtu. Puisque le talent de la formation new yorkaise n’est plus à prouver (même les détracteurs du genre avoueront que les Slackers sont une exception…), on pouvait juste craindre ici que l’osmose ne prenne pas avec les invités. Pourtant, “Come Come” ouvre le bal avec la participation de Cornell Campbell et, tout de suite, on sent que tout le monde semble à son aise. Qu’il s’agisse de reggae roots comme sur “Mash Down Babylon” avec Ashanti Roy Johnson, de rocksteady comme sur le titre précédent, de dub (”Matey Exterminator”), ou de ballade (”Running From Safety”), les Slackers semblent définitivement avoir le sens de l’accueil

Que dire alors lorsque c’est Doreen Schaeffer, chanteuse des mythiques Skatalites, qui dépose son timbre de velours sur les contre temps chaleureux de “The Party” et “Thinking Of You”? Ou lorsque Glen Adams, figure des Upsetters, s’adonne à un chant enivrant sur le dub “Schooling The Youth”? Mais ce n’est pas tout, puisque les Slackers semblent avoir opté pour une tablée réveillon: Ari Up (The Slits), Chris Murray (King Apparatus), Ranking Joe, Larry Mc Donald, The Congos et Susan Cadogan sont également de la partie. A noter que l’album propose deux titres bonus interprétés par cette dernière dont “You Turn Me On” appartenant à la base à la discographie de Max Romeo. Franchement de quoi s’attendre à un prochain album de haute facture et de faire tomber à la renverse tous les amoureux de contre temps…

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Slackers - “Wasted Days”

Wasted Days[Album]
01/01/2001
(Hellcat/Pias)

Après un fabuleux “The Question” et un live efficace, les new yorkais proposent ce nouvel album dans la même lignée musicale que les précédents. 16 morceaux de rocksteady/reggae aux influences diverses allant du jazz au dub. Les Slackers sont réputés pour leur maitrise technique qui les place au rangs des références aux côtés de groupes comme Hepcat qui possède les mêmes recettes de réussite. Des compositions bien ficelées, avec un chant mélodieux, quasi love, qui donne une ambiance apaisante à toutes les productions du groupe. Rien à redire, le combo n’a pas perdu son temps et ajoute ce “Wasted Days” à la longue liste des albums indispensables de cette solide scène ska américaine. Vivement conseillé

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Slackers - “Live At Ernesto’s”

Live At Ernesto's[Album]
01/01/2000
(Hellcat/Pias)

Après trois albums qui, comme Hepcat, on fait monter la notoriété des new yorkais, les Slackers proposent un live qui permet de patienter avant le prochain album prévu au printemps 2001. Enregistré en Hollande en mars 1999, on y retrouve les morceaux de la période “Redlight” mais aussi certaines compositions du dernier album telles que “Feed My Girl”, “Keep Him Away”, “Face In My Crowd”, “Do You Know”… Le choix des morceaux est plutôt bon, l’énergie et l’ambiance des concerts y est bien retranscrite… Après tout, c’est ce qu’on demande à un live! Pour les fans…

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