Shipping News

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(USA)

(5 articles)

Disparition de Jason Noble (Shipping News, Rodan, Rachel’s)

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Il se battait contre le cancer depuis près de trois ans, et les initiatives se multipliaient de toutes parts pour qu’il puisse avoir les moyens d’accéder à tous les soins nécessaires à sa guérison… Rien y aura fait, la maladie l’a emporté sur Jason Noble, talentueux musicien qui aura marqué de sa patte les discographies de Rodan, Rachel’s, et Shipping News.

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Playlist - Les incontournables de Shipping News selon Shipping News

Playlist - Les incontournables de Shipping News selon Shipping News

L’exercice de la playlist veut qu’un groupe aligne rapidement ses préférences. Rarement il est mis à l’épreuve en le faisant revenir sur son propre parcours. On a donc demandé à Shipping News de détacher de sa discographie les titres qui lui sont les plus chers. Du haut de leur quinze ans de carrière, de leurs cinq albums avec le groupe mais aussi de leur immense expérience, il était intéressant de savoir quel oeil le groupe pouvait bien porter sur son oeuvre.

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Shipping News - “One Less Heartless To Fear”

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(Africantape / Ruminance)
16/11/2010
Noise rock classe mondiale

S’il vous arrive encore de vous laisser bercer par “Flies The Fields“, précédent album de Shipping News, “One Less Heartless To Fear” vous sortira de votre douce et jouissive somnolence avec la même violence que celle avec laquelle le groupe s’est débarrassé de son introversion. Et pour cause, il y aura eu assez d’évènements - tristes ou joyeux - durant les cinq ans qui séparent ces deux disques pour que la musique du quatuor ait pu soudainement gagner en mordant.

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Shipping News revient, remonté à bloc!

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Après quatorze ans d’existence, on commençait sérieusement à s’interroger sur l’avenir de The Shipping News, particulièrement discret ces dernières années. Cela va changer puisque le combo revient avec un nouvel album

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Shipping News - “Flies The Fields”

Flies The Fields[Album]
25/03/2005
(Quarterstick/Chronowax)

Après un premier album et une compilation de 45t, le combo de Chicago revient sous les feux de l’actualité, mais c’est seulement maintenant que nous le découvrons. Honte à nous, car quand on glisse ce “Flies The Fields” dans notre platine, on se sent une certaine familiarité avec ce rock chaud, lancinant et mélancolique. Ce n’est qu’en découvrant son line up, Jeff Mueller (June Of 44, Rodan) et Jason Noble (Rodan, Rachel’s) en tête, que nos idées se remettent en place. Evidemment, nous qui avions scotché sur le “Four Great Points” de June Of 44, entre autres, ne pouvions que tomber sous le charme de cet opus au post rock similaire, enregistré live en studio sous la houlette de Bob Weston (Shellac)

Dés “Axons And Dendrites”, on reprend nos marques, le rythme gagne progressivement en intensité, la guitare s’étoffe petit à petit et se permet de simples et brèves excentricités pour ouvrir en grand le spectre musical du groupe. On imagine aisément alors Mogwai, ou la collision d’un Slint et d’un Godspeed You Black Emperor, tant une tension sous jacente se fait sentir. “Louven” débute ensuite sur le doigté finalement reconnaissable de Mueller, que l’on écouterait des heures sans se lasser tant il est empreint de fragilité et de sensibilité, parfois à la manière d’un Karaté. Car “Flies The Fields” est un album tranquille, majoritairement instrumental, le chant ne faisant son apparition que lorsqu’il s’avère nécessaire. Quelques sursauts énergiques (”(Morays Or) Demon”, le long final “Paper Lanterns” à la ligne de basse ronde et lancinante) viennent cependant apporter une touche rock plus affirmée, contrastant avec des passages plus hypnotiques (”It’s Not Too Late”) comme pour donner plus de relief et d’intérêt au tout, sans jamais erroner la richesse qu’il transpire. Et cela sans compter sur la foule de petits détails (larsens, harmoniques, choeurs) qui perfectionnent ce disque sans en avoir l’air

“Flies The Fields”, impeccablement produit, est un disque oppressant, profond, lourd, claustrophobe, mais classe, dans lequel on aimera masochistement se plonger. Il marie à merveille la complexité et l’accessibilité musicale, et se place sans difficulté parmi les beaux disques qu’on écoute régulièrement et sans rechigner. Un arc en ciel après l’orage, que dis-je, un des plus beaux moments rock de ce début d’année.

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