Rivers Cuomo
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Rivers Cuomo

(USA)

(2 articles)

Rivers Cuomo - “Alone II: The Home Recordings of Rivers Cuomo”

Alone II: The Home Recordings of Rivers Cuomo[Album]
24/11/2008
(Geffen/Universal)

Plutôt qu’à un nouvel album de Weezer aussi rapidement repoussé qu’annoncé, c’est finalement à une deuxième louche des démos de son frontman, enregistrées à domicile sur la même période que le précédent volume (1992-2007), à laquelle on a droit. Pas la même chose certes, mais les fans du groupe les plus endurcis ne cracheront pas dessus pour autant, même si cette compilation sent à plein nez le fond de tiroir un peu moisi

Un préjugé cependant très vite ravalé à l’écoute de cette petite vingtaine de titres, musicalement peu surprenants pour qui aura toujours suivi les pérégrinations du bonhomme, assez bons pour rivaliser avec ceux du précédent volet, mais trop ternes pour éspérer figurer au tracklisting d’un disque de Weezer (”I Was Scared”). Certains manquent pourtant le coche de peu, qu’il s’agisse de “I Want To Take You Home Tonight” ou plus concrètement “Paperface”, d’abord écarté du premier album avant de se retrouver ensuite sur sa version deluxe

Mais, “Alone II: The Home Recordings of Rivers Cuomo” possède aussi cette particularité d’inclure une poignée de titres très courts (le cuivré “Victory On The Hill”, “Harvard Blues”, les lo-fi “Oh Jonas” et “I Admire You So Much”, “Please Remember”), exercice assez rare chez lui jusque là. Comme précédemment, c’est cette totale liberté affichée par Rivers Cuomo qui lui permet de s’affranchir ici d’une variété de registre beaucoup plus large qu’avec son groupe, et d’offrir ainsi à ce disque tout son intérêt. Preuves en sont le poppy “I’ll Think About You”, “Walt Disney”, la ballade au piano “My Day Is Coming”, le sombre “The Purification Of Water”, ou la reprise des Beach Boys “Don’t Worry Baby”, autant de morceaux qui n’auraient certainement pas obtenu l’unanimité du collectif

Mais, ne vous attardez pas sur ce disque si vous n’avez jamais considéré Weezer comme une entité incontournable du rock. Seul, et tout au long de ce second volume documentaire, son leader, compositeur intarissable désormais bien décidé à ne plus laisser ses idées pour mortes, n’y changera rien.

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Rivers Cuomo - “Alone”

Alone[Album]
17/12/2007
(Geffen/Universal)

Rivers Cuomo est un personnage à part, finalement assez éloigné de ce qu’il peut proposer avec Weezer, le groupe qui l’aura fortement aidé à se faire un nom. En son sein, il possède un sens très développé pour une pop aussi simple que mélodique, au feeling adolescent et à l’ambiance guillerette. Tout ce que le frontman n’est pas à vrai dire, lui que la célébrité fait fuir au plus haut point, et qui possède une personnalité aux réactions souvent incompréhensibles. En gros, Cuomo est de ces rockeurs qu’il faut pouvoir suivre, et qui, comme exutoire, ne trouve que la musique. Et même si Weezer n’est pas d’une régularité exemplaire quand il s’agit de sortir des disques, le bonhomme ne compte pas ses heures quand il s’agit de travailler, composer, n’hésitant pas à se lever tous les jours à l’aube pour être le plus productif possible. De la matière, Rivers Cuomo en a donc accumulé. Assez pour pouvoir proposer une collection de titres solo, comme pour faire patienter avant la sortie d’un nouvel album du combo l’an prochain

“Alone - The Home Recordings Of Rivers Cuomo”, un titre qui en dit déjà long. Partant de 1992 à 2007, s’arrêtant quand même plus longuement sur les années 90, ce disque reflète de manière plus ou moins chronologique, toutes les facettes musicales de son auteur, du songwritter romantique des débuts à une véritable machine à tubes confirmée sur le dernier “Make Believe” de Weezer. D’où une qualité de son inégale sur ces dix-huit titres, faisant le grand écart entre la cassette à la bande abîmée et les studios professionnels

La période précédant un quelconque album de Weezer ouvre le bal, avec six titres, dont une intro, deux reprises (”The World We Love So Much” de Gregg Alexander, “The Bomb” de Ice Cube), la toute première version du tube “Buddy Holly” (titre déterminant du premier disque), et “Lemonade” et “Chess” qui n’auraient pas démérité leur place au tracklisting final. Suivent quelques titres qui figuraient sur “Songs From The Black Hole” (”Longtime Sunshine”, “Who You Callin’ B****?”, l’excellent “Blast Off!”), opus qui ne verra jamais le jour et dont le contenu est aujourd’hui apparu sur diverses compilations ou sites internet de fans. La période de hiatus de Weezer aura finalement été, elle aussi, assez salvatrice pour Cuomo qui pondait alors, seul de son côté, quelques morceaux fidèles à son registre connu de tous (”Lover In The Snow”, “Crazy One”). Voilà qui, avec le recul, laissait pressentir une seconde vie pour le groupe, arrivé aujourd’hui à l’aube d’un sixième album. “This Is The Way”, frais et léger, qui ouvre la dernière ligne droite, devait d’ailleurs en être. Lui succèdent une incartade plus musclée qu’à l’accoutumée avec le groupe Sloan (”Little Diane”, reprise de Dion), et la ballade “I Was Made For You”, sauvée des chutes de “Make Believe”

Certes intéressant malgré une petite poignée de titres à l’intérêt mesuré, “Alone - The Home Recordings Of Rivers Cuomo” s’adresse pourtant aux fans les plus endurcis de Weezer, comme aux aficionados d’une pop que le bonhomme aura su s’approprier avec le temps. Les autres, refroidis par une production laissant (forcément) à désirer, attendront plus patiemment la prochaine apparition de Weezer, que l’on sait être passée entre les mains du génie Rick Rubin. Tout en gardant la conscience tranquille.

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