(10 articles)

Pord - “Valparaiso”

pord180Album
(Rejuvenation / Prototype / Contreplaqué / Ocinatas Industries / Gabu / Plein de Choses)
06/2011
Noise hardcore

Il y a des groupes qu’on ne connait ni d’Eve ni d’Adam, dont on attend forcément pas grand chose mais qui, dès lors qu’on assiste à une de leurs prestations scéniques, entrent illico dans notre vocabulaire. Lors de la dernière édition du Fuckfest qui n’a pas manqué de laisser quelques traces à Mains d’Oeuvre, Pord fut de ceux là. Quelques mois plus tard seulement, les neuf titres de “Valparaiso” viennent donc confirmer que le public présent ce jour-là avait vu juste

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Shub - “Fuck My Luck”

shub180Album
(Goback / Rejuvenation)
12/2010
Noise post punk

Inconnu de ceux n’ayant jamais eu la chance de mettre le nez sur un bon stand merchandising, Shub n’est pourtant pas loin de faire figure de survivant sur une scène underground française qui assiste médusée au grand bal des heureuses naissances et des tristes disparitions. Son secret? Certainement rien d’autre que le plaisir, celui de jouer de la musique entre potes, de partir en tournée, et de sortir quelques disques à l’occasion. Sur pied depuis 1996, et après avoir hésité entre trio et quatuor jusqu’en 2005, les trois Nimois ne sortent donc aujourd’hui que leur troisième album

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Silent Front - “Dead Lake”

sil180Album
(Rejuvenation)
06/2010
Post hardcore

Des incisions de guitares tranchantes, des dissonances à l’équilibre précaire, un chant enragé à la limite de la rupture: voilà la recette proposée par Silent Front, trio londonien à l’énergie dévastatrice qui officie depuis 2002, avec sous le bras une discographie déjà bien remplie. Avec “Dead Lake” - premier opus sorti chez l’excellent label Rejuvenation Records - le combo anglais délivre un univers sans concession, résolument noise et bien senti.

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Unlogistic et Crippled Old Farts se partagent un split

unlo

Increvables ces Unlogistic. Actifs sur la scène punk hardcore française depuis treize ans, sans jamais s’être véritablement fait connaitre au delà des habitués du genre, les parisiens enrichissent leur discographie d’un split avec les parisiens de Crippled Old Farts (ex Customers).

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Kimmo - “Bolt And Biscuit”

kimmo180Album
(Rejuvenation / Les Disques du Hangar 221 / My Kimono / Karaoke 666)
25/02/2010
Musique ouvrière distinguée

Ça fait maintenant une paye que Kimmo écume le circuit rock underground, à un rythme de croisière qui semble lui être bénéfique. Toujours debout après huit ans d’existence, habité par une motivation inaltérable, le groupe parisien poursuit tranquillement sa route, sans ambition démesurée, avec “Bolt And Biscuit”, un nouvel album qui lui fait pourtant gravir une nouvelle marche.

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The Rubiks - “Universal Satisfaction”

rub180Album
(Sk Records / Rejuvenation / Boom Boom / R’n'R Masturbation)
10/2009
Tambouille indie rock

Digne descendance de ce que j’appellerais, avec beaucoup de respect, le sous sol de l’underground français, The Rubiks adoptent finalement toute l’attitude et l’approche des groupes à qui ils empruntent les musiciens. Car derrière ce nom, qui avait seulement émergé en 2003 lors d’une première démo et quelques concerts donnés depuis, se cachent quelques éminents représentants d’une scène française toujours prête à bouffer des kilomètres et aller voir si la météo des autres n’est pas plus agréable que la nôtre. Lire la suite…

Epileptic - “A Piece Of Eternity”

A Piece Of Eternity[Album]
01/02/2009
(Rejuvenation/Autoproduit)

Sans tomber dans la nostalgie type des trentenaires blasés, les années 90 furent, en France comme aux Etats-Unis, une belle et riche période pour le rock alternatif. Pourtant, de l’autre côté de l’Atlantique comme ici, peu sont ceux à avoir survécu au poids des ans. Epileptic est un des rares à pousser encore aujourd’hui les potards dans le rouge, larguant régulièrement ses albums au dessus de la faune rock hexagonale sans même vraiment savoir dans quelles oreilles ils atterriront. Peu importe, les poitevins jouent depuis toujours pour le simple plaisir de composer, de fouler quelques scènes en quête de bons moments partagés. Et cela s’entend encore à l’écoute de “A Piece Of Eternity”, un quatrième opus volontairement moins complexe que ses prédécesseurs: la motivation est intacte, et la maturité glanée au fil du temps rejaillit incontestablement sur neuf titres de mieux en mieux produits, parfaitement arrangés pour donner encore un peu plus d’amplitude au son. Sans aucun calcul apparent, l’ombre des ancêtres rock de Washington DC plane ainsi plus que jamais sur son registre, comme si Lungfish notamment se décidait à réapparaître armé de compositions plus directes et énergiques (”Pills”), aux mélodies aiguisées sans jamais paraître trop faciles et prévisibles (”All The Religions”). Mais Epileptic va plus loin encore, prend ses distances avec des influences trop dures à porter en imposant véritablement une ambiance qui lui est propre, mélange d’émotion et de gravité que peu parviennent à rendre aussi lumineux et humble (”Livin’ Rough”). Ainsi, pendant plus d’une demie heure, et sans pour autant accoucher là d’un album qui fera forcément date, le groupe balance une musique qui lui ressemble, sincère, confiante et sûre de ce qu’elle vaut. Une prestation fortement appréciable quand beaucoup tentent encore d’attraper un pompon beaucoup trop haut pour eux..

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Revok - “Bad Books And Empty Pasts”

Bad Books And Empty Pasts[Album]
25/01/2008
(Rejuvenation/Rejuvenation)

Rideau… noir de préférence. Car l’univers de Revok, formation parisienne née des cendres de Seanews, Gameness et Belle Epoque, et comprenant des membres de Do You Compute, Brume Retina et autres formations aux antipodes, n’est pas des plus chaleureux quand il se présente à nous sous ces quelques mots: “Revok n’est qu’une association d’individus séjournant dans un monde capturé par la représentation de nous, des autres. Cette échelle du monde, en tant que spectacle désolant et désolé nous incite continuellement à atteindre un rêve contenu au-delà (…) Notre musique est pauvre, notre philosophie aussi, mais toi, l’animal, tu nous reconnaîtras, nous avons mangé ta chair et dispersé ton sang“. Le décor est planté, on connaît désormais le sort qui nous attend à l’écoute de “Bad Books And Empty Pasts”, premier album marquant une suite de déflagrations post hardcore pour oreilles écorchées vives, baignées dans l’obscurité et le pessimisme le plus total

Alors à quoi bon vivre si nos lendemains doivent être aussi sombres que ces Parisiens les dessinent? Peut-être parce que cette petite dizaine de titres nous y préparent lentement, et surtout qu’ils valent clairement le détour, le coup d’être écoutés…longuement, en mode répétition, jusqu’à ce que mort s’en suive. Pourtant Revok ne s’embarrasse pas des superflus, laisse sa personnalité s’exprimer d’elle-même pour gagner en persuasion, préférant appuyer là ou ça fait mal (la vidéo en live, des compos épurées par exemple) plutôt que d’y perdre en simplicité

Car les piliers du registre de Revok sont assez solides pour que l’édifice ne flanche à aucun moment, qu’il s’agisse d’une basse typiquement noise et très présente, d’une batterie qui résonne le plus naturellement possible, ou de guitares partagées entre accords surpuissants, riffs incisifs et répétitifs. Au milieu de ce magma, les hurlements et plaintes de la voix, toujours savamment placés, tentent tant bien que mal de se faire leur place, mais contribuent pleinement à la belle, sincère et intègre réussite de ce premier disque, cohérent et homogène, jonglant merveilleusement avec les intensités. Une bouffée d’air frais, une remise à l’heure bienvenue alors que le monde de la musique, dont Revok et sa mélancolie mâle incarnent incontestablement le côté maladif rampant, fonce inexorablement vers les sommets de la superficialité. La claque

Ecoutez un extrait ici

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Use Of Procedure - “Welcome”

Welcome[Album]
01/03/2007
(Rejuvenation / Weewee / Lateral/Autoproduit)

En bon défricheur de la scène rock indépendante française, Rejuvenation sort son nouveau poulain de son chapeau. Use Of Procedure, trio parisien formé en 2003, déjà remarqué lors du split partagé avec Schoolbusdriver, déboule sans complexe avec un “Welcome” digne héritier des grands pontes du post punk et de la noise, affublé d’une sévère énergie rock n’roll. En huit titres, et seulement un gros quart d’heure, le combo maltraite ses instruments, tape comme un mort de faim, aiguise ses cordes au maximum, chante ou hurle avec justesse selon les besoins du morceau, rappelant tour à tour McLusky, Shellac, Sonic Youth ou Brainiac, avec une maîtrise dont il n’a clairement pas à rougir. C’est en tous les cas l’impression qu’il donne en nous balançant à la tronche de très bons titres (”Ahhhhhhhh”, “M.O.T.H.”, “Bloody Gun”, “Under Control”) à la production sans fioriture, ce qui ne fait qu’amplifier une énergie dont il est loin d’être avare. De quoi laisser penser que Use Of Procedure, un poil plus mûr, risque de sérieusement faire parler de lui dans les années à venir. Ce qui deviendrait une certitude si nous étions dans les années 90, et que la conjoncture laissait encore à ce genre de groupe l’occasion de s’exprimer

En écouteAahhhhhhBloody GunDisponible 7 euros port compris ici

Loisirs - “Submergé Par Le Sublime”

Submergé Par Le Sublime[Album]
16/01/2006
(DoraDorovitch / Rejuvenation/Overcome)

Il y a deux ans, “Glamoroso”, premier album des poitevins de Loisirs, laissait entrevoir un talent incontestable et voyait son géniteur s’ajouter à la courte liste des formations françaises à surveiller de près. De très près. Alors quand arrive son successeur, “Submergé Par Le Sublime”, on se remet au garde à vous, l’excitation règne, on tremble, sans pour autant douter du résultat final

Revenu sur des terres plus fertiles au rock indépendant français, Loisirs garde ici la même recette musicale, et s’est “juste” contenté de la faire évoluer pour sonner encore plus mature que sur sa première galette. La production est déjà bien meilleure, les plans de clavier sont moins présents et mieux gérés au profit des guitares mises un peu plus en avant, et le chant fait également forte impression en élargissant sa palette. Sans surprise, ce type de post hardcore émo, que seul l’Ouest de la France est capable de fournir (pour ne pas citer Poitiers, trop réducteur, même si on le pense bien fort), fait toujours mouche tant il déborde de tensions, et saupoudre quelques mélodies au-dessus d’une tambouille rock et noise bourrée d’EPO. Les titres efficaces fusent, piochant autant dans le punk et le hardcore, que la pop et la noise: de l’intemporel “Bridges” d’ouverture aux plus actuels “Taloche” et “Dindon”, en passant par le contrasté mais néanmoins excellent “Paloumet”, ou les tout aussi intenses “Clafoutis” et “Petit Déjeuner”, inutile d’aller chercher des poux dans la tête de ces rockeurs invétérés, ces neuf titres de “Submergé Par Le Sublime” ne souffre d’aucun faux-pas

Une nouvelle fois, le quatuor semble avoir tracé sa route sans se soucier du qu’en dira t-on. L’autodérision palpable notamment à la lecture des titres de morceaux, l’imperméabilité légendaire de Poitiers aux ondes radiophoniques et télévisuelles, et le je-m’en-foutisme du groupe pour tout ce qui peut être extra musical, ont poussé celui-ci sur la voie d’un album efficace, à la fragilité sous-jacente, qui laisse le temps effacer les quelques influences encombrantes du groupe, At The Drive In en tête. Derrière ce digipack à la pochette classieuse se cache le nouvel album d’un combo unique en France, dont les arrières pensées ne sont, pour une fois, que musicales. Un cas d’école..

En écouteBridgesTigerPlus d’infos sur…Rejuvenation RecordsTheatre RecordsLa MachoireDoradorovitchOvercome Records