(4 articles)

Shipping News - “Flies The Fields”

Flies The Fields[Album]
25/03/2005
(Quarterstick/Chronowax)

Après un premier album et une compilation de 45t, le combo de Chicago revient sous les feux de l’actualité, mais c’est seulement maintenant que nous le découvrons. Honte à nous, car quand on glisse ce “Flies The Fields” dans notre platine, on se sent une certaine familiarité avec ce rock chaud, lancinant et mélancolique. Ce n’est qu’en découvrant son line up, Jeff Mueller (June Of 44, Rodan) et Jason Noble (Rodan, Rachel’s) en tête, que nos idées se remettent en place. Evidemment, nous qui avions scotché sur le “Four Great Points” de June Of 44, entre autres, ne pouvions que tomber sous le charme de cet opus au post rock similaire, enregistré live en studio sous la houlette de Bob Weston (Shellac)

Dés “Axons And Dendrites”, on reprend nos marques, le rythme gagne progressivement en intensité, la guitare s’étoffe petit à petit et se permet de simples et brèves excentricités pour ouvrir en grand le spectre musical du groupe. On imagine aisément alors Mogwai, ou la collision d’un Slint et d’un Godspeed You Black Emperor, tant une tension sous jacente se fait sentir. “Louven” débute ensuite sur le doigté finalement reconnaissable de Mueller, que l’on écouterait des heures sans se lasser tant il est empreint de fragilité et de sensibilité, parfois à la manière d’un Karaté. Car “Flies The Fields” est un album tranquille, majoritairement instrumental, le chant ne faisant son apparition que lorsqu’il s’avère nécessaire. Quelques sursauts énergiques (”(Morays Or) Demon”, le long final “Paper Lanterns” à la ligne de basse ronde et lancinante) viennent cependant apporter une touche rock plus affirmée, contrastant avec des passages plus hypnotiques (”It’s Not Too Late”) comme pour donner plus de relief et d’intérêt au tout, sans jamais erroner la richesse qu’il transpire. Et cela sans compter sur la foule de petits détails (larsens, harmoniques, choeurs) qui perfectionnent ce disque sans en avoir l’air

“Flies The Fields”, impeccablement produit, est un disque oppressant, profond, lourd, claustrophobe, mais classe, dans lequel on aimera masochistement se plonger. Il marie à merveille la complexité et l’accessibilité musicale, et se place sans difficulté parmi les beaux disques qu’on écoute régulièrement et sans rechigner. Un arc en ciel après l’orage, que dis-je, un des plus beaux moments rock de ce début d’année.

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Shellac - “1000 hurts”

1000 hurts[Album]
01/01/2001
(Quarterstick/Import)

Si la scène rock indépendante mondiale était une table, disons que Shellac en serait un pied. Tel Fugazi, à chaque production du combo de Chicago, on croit rêver à l’oeuvre d’art. Un style si particulier marqué par une rythmique implacable et constamment volontairement décalée, une guitare minimaliste et précise qui joue de l’efficacité et un chant placé là ou il le faut, mais pas plus. II ne suffit pas que la parole pour parler de ce groupe …les oreilles étant leur meilleur porte-parole. Certes, il est difficile de cerner l’univers Shellac à la première écoute tant elle est dure, mais une fois atteint le cap de compréhension, on semble tout assimiler et prêt à se laisser emporter. Ceux qui détiendront la version vynile pourront également découvrir l’attitude du groupe qui y a joint un CD. II fallait y penser mais quel meilleur acte d’intégrité que de privilégier les accrocs du vynil. Un exemple, une leçon, un model…

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June Of 44 - “Anahata”

Anahata[Album]
01/01/1999
(Quarterstick/Import)

Nouvel album pour June Of 44, qui revient après ce Four Great Points qui a fait tant de “bruit”. Comme a son habitude, le groupe prend à contre-pied les attentes des auditeurs en proposant un album différent des précédents. J’avais particulièrement aimé les douces lignes mélodiques du précédent album et c’est peut être pour cela que ce Anahata m’a décu. Un chant moins présent et moins enrôleur, une batterie plus discrète mais tout autant efficace, et une section guitare/basse, de plus en plus impressionnante, voilà ce que je retiendrai de cette production. Joies et déceptions mises à part, l’ambiance général de ce Lp est toujours aussi calme (voire teintée dub) mais encore plus glauque du fait de mélodies moins accrocheuses. Une chronique classique pour June Of 44 qui ne reste jamais June Of 44…

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June Of 44 - “Four Great Points”

Four Great Points[Album]
01/01/1998
(Quarterstick/Import)

Cet album de June Of 44 semble être le plus abouti de tous. Pourquoi? Parce que la configuration de la composition en est changée. De parties chant très mélancoliques, hurlées, criées, alternent des thèmes musicaux très profonds, cycliques, répétitifs et très ambiants. June Of 44 nous fait voyager au plus profond de sa chaire, ou la douceur se fait rage et la rage devient douleur. Très beau monument à se procurer même sans avis médical!

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Pegboy - “Cha Cha Da More”

Cha Cha Da More[Album]
01/01/1997
(Quarterstick/Import)

Cet album est tout simplement du pur Pegboy. Lignes de chant superbes, compositions basiques et brutales; tous ces éléments, recette traditionnelle pegboyenne, font que l’on ne se lasse jamais de ce groupe. Puissance et notoriété font la caractéristique de cette production excellente, de plus mise à la sauce Albini ( technicien du son brut et live ). Achetez le ou envoyer votre ami(e) le voler à votre place.