Puppetmastaz

Puppetmastaz

(Allemagne)

(5 articles)

Puppetmastaz - “Revolve & Step Up!”

pupp180Album
(Discograph)
26/03/2012
Retour perdant

La rumeur de séparation de Puppetmastaz nous avait chagriné en 2009, mais il faut bien avouer qu’on aurait préféré voir le crew rester dans les tiroirs au lieu de revenir trois ans plus tard avec un disque aussi décevant que “Revolve & Step Up!”. Mr Maloke, la taupe-cerveau du groupe, y réunit sa troupe de trente-cinq marionnettes pour ce cinquième album aux idées plates et manquant cruellement de personnalité.

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Puppetmastaz - “The Break Up”

puppet180Album
(Discograph)
09/11/2009
Farces & attrapes

Fini. Rideau. On remballe. Le cirque monté par les Puppetmastaz n’aura donc duré que six ans, un laps de temps pendant lequel le crew de chiffon aura connu les hauts et les bas. Malheureusement, “The Break Up” achève définitivement un déclin annoncé (et assumé) l’an passé par “The Takevover“, et se voit rouvrir en grand les portes du placard à la demande du Dieu Poussière. Lire la suite…

Les Puppetmastaz au placard!

puppet

Voici plusieurs années maintenant que les Puppetmastaz répandent la bonne parole electro-hip hop sur la Planète Terre. Que ces marionnettes déjantées tentent la prise de pouvoir sur les autorités humaines. Leur dernier album (”The Takeover“) affichait clairement leur volonté de Prise de Pouvoir Lire la suite…

Puppetmastaz - “The Takeover”

The Takeover[Album]
27/10/2008
(Discograph/Discograph)

C’est vraiment la crise. Et même l’élection de Barack “Yes we can” Obama n’y changera rien. Le nouvel opus des Puppetmastaz est enfin dans les bacs, et il n’est pas à la hauteur de mes attentes. Vous y croyez, vous?

“The Takeover”, album concept censé mettre en sons la prise du pouvoir des marionnettes sur les humains, est en effet certainement le moins bon des trois disques studio des poupées berlinoises. Attention, moins bon ne veut pas nécessairement dire mauvais. Il est même probablement largement aussi bon que beaucoup de truc electro hiphop bouncy mes fesses qui sortent en ce moment. Mais je ne sais pas si ça doit me rassurer

Les Puppetmastaz semblent ainsi avoir perdu la grâce qui leur faisait transformer tout ce qu’ils touchaient en morceaux hip hop accrocheurs et fédérateurs. Aujourd’hui, le tempo s’est sensiblement ralenti, l’ambiance générale est beaucoup plus grand public (cf. ces refrains ragga putassiers façon Shaggy ou je ne sais quel star du reggaeton totalement déplacés) et paradoxalement les vrais tubes manquent cruellement au tracklisting. Il reste bien quelques titres ici où là dont on espère qu’ils sortiront en maxi (”Mephistopheles” et son refrain pop allumé, “Reservoir Foxin” ou “Hallucinate” qui pourrait presque être sur l’album de eDIT si ce n’était ce final ragga un peu inutile…) mais trop souvent soit ça n’explose jamais vraiment, soit ça tombe dans la mélodie ultra prévisible pour plaire aux fluo-kids. Difficile de ravaler son amertume donc quand on connaît la débauche de joyeuse inventivité dont faisaient preuve les deux premiers albums et le live

Bref, un album qui manque sa cible, à l’image du morceau “Spellbound Room 18″ qui, nous semble-t-il, sample le fameux “Boomin’ Back Atcha” de Freq Nasty feat. Phoebe One sans jamais arriver à la cheville du groove du titre original. On y a cru le temps de deux albums, mais finalement, non, les marionnettes ne valent pas mieux que leurs homologues humains. Dommage..

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Puppetmastaz - “Clones Live In Berlin”

Clones Live In Berlin[Album]
02/07/2007
(Vicious Circle/Discograph)

Si vous pensez parfois que le rap game est infesté de guignols décérébrés, vous devez absolument rencontrer les Puppetmastaz qui abondent complètement dans votre sens! Et pour cause… Cet immense collectif à géométrie variable est constitué d’une vingtaine de rappeurs… en latex et chiffons

Ne vous méprenez pas, ces marionnettes-là n’ont rien à voir avec d’autres pantins fluorescents qui s’emmêlent les ficelles à force de grands écarts artistiques. Si les Puppetmastaz ne manquent pas non plus d’ambition (en gros, devenir le meilleur crew du monde), ils possèdent assurément le talent et le savoir-faire pour parvenir à leurs fins. Les Puppet ont la tchatche et les beats qui vont avec. Chacun de leurs morceaux est un véritable hymne hédoniste qui ferait danser un paraplégique. On ne voit guère que les premiers albums des givrés de Insane Clowns Posse (notamment l’excellent “Riddle Box”) pour rivaliser avec la gouaille irrévérencieuse de ces bébêtes. Poussez le son sur “Midi Mighty Moe”, “The Bigger The Better”, “Sneakerboots”, “Do The Swamp”, “JR Blenda” ou “Puppetmad”… Si rien ne bouge, appelez vite les Urgences

Le crew s’est formé dans l’underground berlinois il y a quelques années. Sur “Creature Funk”, leur premier album de 2003, nos bestioles s’étaient même acoquinées avec leur compatriote Gonzales et son pote Mocky, venus fourrer leur nez dans la production. Invités sur le “Cube” du Peuple De L’Herbe (et la tournée qui a suivi), les Puppetmastaz ont ensuite eu vite fait de conquérir le public français, comme le reste du monde

Car le posse a rapidement compris que c’est sur scène qu’on gagne ses galons de Maître Rappeur. A force de concerts dévastateurs, les Puppetmastaz ont donc dompté les foules les plus récalcitrantes. Il faut dire que les flows sont ébouriffants, les beats vous secouent la tête dans tous les sens, et que les claviers electro vous soulèvent du sol à chaque intro. Imaginez les Beastie Boys, Ol’ Dirty Bastard, House Of Pain, Busta Rhymes et Mad Lion foutant le bordel dans le Muppet Show, et vous aurez un aperçu de ce que peuvent donner les Puppetmastaz en concert! Et si c’est trop dur à concevoir, vous pouvez toujours vous rabattre sur ce CD/DVD live, sorti il y a quelques mois déjà

Vous serez alors plongés dans un délire digne des “Infesticons/Majesticons” de Mike Ladd, certes en beaucoup plus loufoque, où nos bestioles sont confrontées aux Sneakerboots (leurs marionnettistes en jogging Adidas vintage et perruque afro) qui n’ont de cesse de leur coller des clones dans les basques pour mieux les contrôler. On ne gâchera pas le suspense insoutenable quant à la fin de l’aventure, mais vous y entendrez tous les tubes de leur second “Creature Shock Radio” dans des versions sur-boostées, au cours desquelles Mr Maloke, Snuggles, Rhyno et leurs acolytes s’amusent à égratigner la bêtise de leurs homologues humains (cf. “The Bigger The Better”)

En bonus, deux reportages suivent nos héros en tournée, ce qui permet de réentendre des bribes du premier album (aujourd’hui malheureusement totalement épuisé). Sur le CD, un très bon inédit studio (”Clones”) rappelle aussi qu’un nouvel opus de ces marionnettes surdouées serait fort apprécié dans des délais les plus brefs. C’est connu, on a toujours besoin d’un plus petit que soit. “3 Feet High & Rising”, comme (pré)disait l’autre..

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