Pop Levi

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(UK)

(3 articles)

Pop Levi - “Never Never Love”

Never Never Love[Album]
23/06/2008
(Counter/Pias)

Il y a un peu plus d’un an, Pop Levi donnait le départ pétaradant de Counter Records avec “The Return To Form Black Magick Party“, un premier album qui se distinguait en empruntant autant au garage rock qu’à la soul ou au rhythm n’blues, avec toujours ce groove sexy en guise de fil rouge. Seulement voilà, comme on pouvait s’y attendre de la part d’un artiste de ce profil, l’Anglais a depuis fait du chemin et sa musique aussi

Roublard, “Never Never Love”, enregistré à Hollywood dans le mythique studio de Quincy Jones, n’affiche pourtant pas tout de suite sa nouvelle orientation en lancant les hostilités sur l’excellent brûlot rock n’roll qu’est “Wannamama”, dont le choix de pôle position n’est pas innocent à l’entendre faire le lien avec le passé. Quelques indices se laisseront cependant dévoiler à ceux qui tendront l’oreille avec attention, décelant ainsi dans les arrangements la couleur particulière de cet opus. Ne faisons pas durer le suspens plus longtemps: “Never Never Love”, deuxième titre de ce disque, lève le voile sur ses attirances envers la RnB moderne, loin des divas radiophoniques stéréotypées rassurez vous, et plus proche de groupes comme !!! (Chk Chk Chk) ou The Rapture pour ses ornements rock (”Fire On Your Feet”)

C’est certain, les rockeurs rebelles, qui venaient s’écorcher les tympans à coups de guitares dégoulinantes, pourraient bien être drôlement surpris en se voyant offrir un “Dita Dimoné” tubesque, un joli “You Don’t Gotta Run”, ou le dubisant “Call The Operator”, tous trop bling bling ou inoffensifs pour eux. Finies les soirées arrosées de houblon, voilà venu le temps des paillettes et des ambiances adolescentes ou, si on se risque à quelques boissons alcoolisées, c’est bien cachées dans une poche en papier. Peu familier jusque-là à ce genre de registre, Pop Levi ne pouvait pas non plus faire un sans faute, le côté obscur de ce nouvel album trouvant clairement sa place sur les fades “Semi-Babe”, “Mai’s Space”, “Everything & Finally”, et “Love You Straight” au milieu desquels se place un inespéré retour des guitares sur “Oh God”

L’Anglais a donc pris beaucoup de risques pour ce nouvel album et paye les pots cassés par cette superficialité avec laquelle il a décidé de flirter. Bien moins à son aise et surtout moins cohérent que l’an passé, Pop Levi nous laisse pantois, avec comme seul souhait de vouloir réentendre ces déferlantes électriques qu’il distribuait généreusement et avec beaucoup plus de talent. Comme si le rock n’roll avait besoin que ses meilleurs poulains, même désireux d’innover, s’en aillent se perdre sur des terrains aussi minés que surpeuplés

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Pop Levi - “The Return To Form Black Magick Party”

The Return To Form Black Magick Party[Album]
12/02/2007
(Counter/Pias)

Vous commencez à en avoir ras le pompon de ce revival post-punk/new wave et des froides années 1979-1983? Reprogrammez tout de suite la machine à remonter le temps une décennie plus tôt, lorsque les chanteurs de rock anglais du tout début des 70’s s’intéressaient à la soul et au rhythm&blues et singeaient Otis Redding ou Sam Cooke pour contrebalancer d’un peu de sensualité la rage des guitares de leur gang

Vous y rejoindrez alors Pop Levi qui vous a précédés de quelques mois. Annoncé par un EP dont on retrouve presque tous les titres ici, ce premier album confirme en tout cas tout le bien qu’on pensait déjà de l’iconoclaste barbu. Les onze plages de “The Return To Form Black Magick Party” ont beau être hantées par les fantômes de T-Rex (”Sugar Assault Me Now”, “Blue Honey”, “Pick Me Up Uppercut”…), The Who (”Mournin’ Light”, “Hades Lady”…), The Faces (”Dollar Bill Rock”…) ou Led Zeppelin (”Cryin’ Chic”, “From The Day That You Were Born”…), elles parviennent néanmoins à assurer à leur auteur une véritable identité artistique. Son mélange de soul, glam et garage donne à sa pop un goût sucré auquel il est de toute façon bien difficile de ne pas succomber. Quelques écoutes suffiront à vous rendre complètement accros à ces refrains simplistes, à ce groove sexy et à ces guitares cradingues. A croire que la pop à l’Anglaise, c’est comme la pâte à tartiner, quarante ans d’expérience feront toujours la différence..

Quoi qu’il arrive, on conseille bien vite aux fans de The White Stripes, The Bellrays ou Zen Guerilla de s’attarder sur ce premier album, car Pop Levi a dans son jeu quelques atouts non négligeables qui pourraient bien lui permettre à terme de remporter la manche

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Pop Levi - “Blue Honey”

Blue Honey[Maxi]
28/08/2006
(Counter / Ninja Tune/Pias)

En plus de lancer la carrière solo de Pop Levi, ancien membre des avant-gardistes de Super Numeri et bassiste de Ladytron en tournée, ce premier maxi de cet anglais exilé à Los Angeles marque aussi la naissance de Counter Records, sous division de Ninja Tune. Une sous-division rock à en croire le contenu de ce “Blue Honey”, miroir d’une personnalité musicale aiguisée depuis des années puisque le bonhomme, mutli instrumentiste ceci dit au passage, baigne dans la musique depuis sa tendre enfance. Son truc à lui, c’est le mélange de rock et de soul, d’où ses influences revendiquées que sont Marvin Gaye, Jimi Hendrix et Syd Barrett, omniprésentes sur ces cinq titres annonciateurs d’un premier album à sortir début 2007. “Blue Honey” part sur les chapeaux de roue avec le morceau du même nom, présent sur la récente “Zentertainment 2006″, déroulant un rock funky ou le groove et l’énergie font très bon ménage. La rythmique est bien calée et répétitive, idem pour les riffs auxquels s’ajoutent quelques envolées de synthé sur les refrains. Que du bon, et ça fait son effet. “(A Style Called) Crying Chic” reprend quelque peu la même recette, le décor sixties du sud des Etats Unis en plus, la saturation des guitares en moins, bien que celle-ci reviennent au galop sur un “Mournin’ Light” qui fera couler une larme sur les joues des éternels nostalgiques de Led Zeppelin, une référence ici complètement flagrante. “Baby Again” part ensuite dans un trip clairement moins accrocheur et légèrement plus perché - il fallait bien s’attendre à un coup de mou -, bien rattrapé par un “Skip Ghetto”, exercice guitare/chant arrosant nos oreilles demandeuses de belles harmonies. De quoi s’attendre à une vraie révélation…

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