(22 articles)

The Middle East - “I Want That You Are Always Happy”

middle180Album
(Pias)
06/06/2011
Folk

Qui a dit que le temps ne se rattrapait pas? Ou plutôt, qu’il existe un espace temporel? Certainement pas The Middle East en tout cas. L’EP “Recordings Of The Middle East“, sorti l’année dernière, laissait déjà entrevoir une certaine quête d’intemporalité. Sur le long format “I Want That You Are Always Happy”, la tendance est encore plus nette. Avec élégance, cet album fait directement le lien entre passé et présent, pour se conjuguer in fine de façon magnifiquement troublante.

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Black Box Revelation - Paris, La Maroquinerie (Mowno live video)


The Middle East - “The Recordings Of The Middle East”

middle180Ep
(Pias)
19/04/2010
Indie pop folk

Il y a des groupes comme ça qui nous tombe sur le coin de la gueule, sans prévenir, sans qu’on sache véritablement qui ils sont, et avec seulement leur musique pour les défendre. Il faut alors aller à la pêche aux infos, surtout quand le packaging ne dévoile rien d’autre que le tracklisting et quelques précisions sur l’enregistrement. Ainsi, après enquête, il s’avère que The Middle East est un sextet australien qui, avec cet Ep, noircit officiellement la deuxième ligne d’une discographie entamée quelques temps plus tôt

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Villeneuve - “Dry Marks Of Memory”

ville180Album
(Pias)
22/02/2010
Pop grande classe

Si Villeneuve n’est pour vous qu’un coureur automobile, ou au pire un présentateur télé sur le déclin, l’écoute de “Dry Marks Of Memory” risquerait bien de chambouler sérieusement vos piteux repères. Peut-être même votre vie si vous êtes de ceux qui viennent continuellement s’abreuver au robinet grand ouvert de la pop music. Car dans ce domaine, Benoit est un maître qui s’apprête à devenir définitivement un nom

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Soulwax - “Part Of The Week End Never Dies”

Part Of The Week End Never Dies[DVD]
08/09/2008
(Pias/Pias)

Qu’on les croie hyperactifs ou totalement assoiffés de scène, les deux frères Dewaele nous amènent toujours au même constat: difficile de passer à côté tant ils sont devenus en quelques années et trois projets distinctifs (Soulwax, Radio Soulwax, 2 Many Djs) une véritable machine à tourner. De quoi aisément justifier la sortie d’un DVD pour immortaliser définitivement les trois dernières années de route de ce phénomène des nuits electro. Et contrairement à nombre de leurs homologues pour qui un tel support n’aurait aucun intérêt, ces Belges, qui ont définitivement amené le public rock à la dance via 2 Many Djs, ont fait de “Any Minute Now” un album évènement en 2004, et ont su parfaitement s’intégrer au récent revival electro, alignent sans aucune difficulté plus de deux heures d’image

“Part Of The Weekend Never Dies” en est le contenu principal. En 69 minutes, 120 concerts et une seule caméra, le groupe, aidé du réalisateur Saam Farahmand et la société de production Partizan (Michel Gondry, Quentin Dupieux…), revient sur son long périple avec Radio Soulwax qui lui a permis de parcourir le monde entier, images à l’appui. Et malgré le peu de matériel utilisé, le tout est rondement mené, impeccablement produit, chaque image semble finement choisie, afin que ce DVD puisse se regarder tel un long video clip. Dans ce contexte plutôt flatteur, les frères Dewaele s’attardent sur leur relation, et remettent les choses dans le bon ordre, en expliquant les différences entre Soulwax, Radio Soulwax et 2 Many Djs, comme les origines de chacun. Le tout est évidemment ponctué d’images live et backstage, d’apparitions télé, de nombreux témoignages de reconnaissance (James Murphy, Klaxons, Justice, Peaches, Erol Alkan, Tiga, Kitsune, Busy P…), et de quelques anecdotes intéressantes.On y apprend notamment que les sons de batterie de Soulwax ont été samplés à plusieurs reprises pour être utilisés sur une bonne dizaine de titres du “” de Justice

Une fois l’envers du décor bien intégrée, place à la musique: Soulwax vous invite à sa “Nite Versions Live at Fabric and 120 other places” ou, pendant 54 minutes, le groupe balance un set d’une efficacité redoutable, découpé en de multiples séquences filmées lors de cette tournée mondiale. L’occasion ultime de prendre conscience de l’importance du phénomène, celui de ces djs rockeurs sachant tout faire et mélangeant leurs différentes approches avec une facilité déconcertante. Et même si, au final, le contenu de ce “Part Of The Week End Never Dies” ne reflète rien d’autre que le monde de la nuit et ses superficialités, le tout est assez bien filmé et produit pour rendre passionnantes ce qui n’est finalement que banalités d’un groupe acharné de tournées, grand représentant d’une scène electro à la fois chic et rock n’roll

Ecoutez un extrait et voir le teaser ici.

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Interview : Cadence Weapon (04-2008)

Interview : Cadence Weapon (04-2008)

Encore avec “Afterparty Babies”, son nouvel album, Cadence Weapon embarque le hip hop hors des sentiers battus grâce à une belle ouverture d’esprit. Le Canadien avait forcément des choses à dire, occasion que Bokson a saisi au bond…

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Soulwax - “Nite Versions”

Nite Versions[Album]
26/09/2005
(Pias/Pias)

Désormais aussi connus sous le nom 2 Many Djs que Soulwax, les frères Dewaele revêtissent cette fois les deux costumes avec “Nite Versions”, compilation de remixes des seconds par les premiers à laquelle s’ajoutent quelques inédits directement inspirés par ce travail de refonte. Le rock de “Any Minute Now” ayant laissé encore quelques arrière goûts sympathiques, et connaissant le pouvoir du duo belge de transcender les foules lors de leurs soirées dancefloor, tout laissait penser que cet opus allait rameuter tout le monde sur la piste et installer Soulwax sur le trône du rock electro. Ou l’inverse. Efficace, ce “Nite Versions” l’est assurément. Encore plus étant donné les ondes 80’s qu’il dégage. Car ce concept n’est pas nouveau. Pendant les années 80, The Human League, Duran Duran ou Talking Heads l’avaient expérimenté pour faire entrer leur musique dans les clubs. Du coup, le duo fait du neuf avec du vieux, tout en sonnant de manière très actuelle, et nous replonge bien volontiers dans l’ambiance d’alors: Francois Mitterand est au pouvoir, Partenaires Particuliers cherchent partenaires particulières et ma Renault 12 roule toujours impecc’… Toujours est-il que le tout fonctionne à merveille (surtout sur la version CD, encore plus relevée du fait qu’elle soit mixée), assez ravalé pour ne pas être qu’une “pauvre B Side” d’album. “Nite Versions” ne touchera peut être pas l’intégralité du public “Any Minute Now”, mais c’est là que Soulwax fait fort. Etre aussi crédible de chaque côté de cette frontière musicale reste une belle performance qui nous motive à faire fondre les semelles. C’est chaud…

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Soulwax - “Any Minute Now”

Any Minute Now[Album]
24/08/2004
(Pias/Pias)

“Much Against Everyone’s Advice”, le dernier album des belges de Soulwax remonte à maintenant cinq ans. Leur pop marginale, contenant par exemple les très bons “Conversation Intercom” et “Saturday”, n’aura pourtant attiré les lumières méritées des médias qu’après le carton international des 2 Many Djs, duo fantastique de bootleggers composé des deux têtes pensantes de Soulwax. Autant dire qu’avec “Any Minute Now”, leur nouvel album, les deux artistes de Gand ne sont pas attendus de la même manière mais risquent de fort bien répondre aux attentes d’un public exigeant

A l’heure ou le rock et l’electro font plutôt bon ménage, les mélomanes tendance trouveront en ce “Any Minute Now” leur bible de cette fin d’année 2004. Comment rester insensible à “E Talking”, “Any Minute Now” (au refrain tubesque), “Krack” ou “YYY/NNN” mariant à merveille la saturation d’un Queens Of The Stone Age avec les beats dancefloor que l’on pouvait déjà cerner avec les 2 Many Djs il y a quelques mois? Une belle entrée en matière qui ne nous empêche pas d’apprécier la grande diversité de cet opus puisque nombreuses sont les influences à se donner rendez vous tout au long de ces treize titres. Ainsi Soulwax laisse parfois éclater sa schizophrénie, laissant son visage rock au placard pour se faire plus electro comme sur “Please…Don’t Be Yourself” et “NY Excuse”, ou mariant superbement les deux avec “Compute” et “Slowdance”, hymnes electro pop rock dont on ne se défait que difficilement. Soulwax va même à l’extrême en noyant au milieu de tout cela une belle ballade au piano (”A Ballad To Forget”)

Aucun doute que ce nouvel album fasse partie des cartons internationaux de cette rentrée. Mais pour une fois, cela sera mérité. Certes, “Any Minute Now” aura difficilement un concurrent dans la catégorie rock tendance, mais les belges semblent en accoucher dans si peu de douleur que ces treize titres variés en paraissent faciles et naturels. Comme avec 2 Many Djs, ils réussissent le difficile pari d’unir deux publics différents en les flattant par des beats efficaces et/ou refrains accrocheurs. L’indispensable de cette rentrée. On ne sera pas les seuls à vous avoir prévenu.

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Gold Chains - “Young Miss America”

Young Miss America[Album]
29/04/2003
(Pias/Pias)

Après que Topher LaFata aka Gold Chains ait fait forte impression au cours des récentes Transmusicales de Rennes, on attendait impatiemment le rendu de ses travaux sur ce premier album. A mi chemin entre l’electro et le hip hop, “Young Miss America” vient un peu ternir cette bonne image laissée dans l’Hexagone..

Le chemin parcouru par ce bonhomme aura été des plus diversifié. Ayant débuté sa carrière musicale au sein de la scène rock, il dévie peu à peu vers le courant électronique en prenant part à l’aventure d’une formation influencée par Front 242 ou Laibach. Rajoutant progressivement quelques éléments hip hop à ses compositions, il accouche quelques années après de ce “Young Miss America”. Ragga, hip hop, punk, techno, rock sont les principaux éléments de son art devenu personnel tant il est varié. Gold Chains semble, tout au long de ces onze titres, donner plus la priorité au fun qu’à une certaine homogénéité de l’ensemble. Car en effet, si une première écoute laisse une impression sympathique et originale, il faut avouer que cet album contrasté finit par vite fatiguer. Quelques titres comme “Code Red”, “Much Currency Flows”, ou “Nada” parviennent à être intéressants mais sont vite oubliés à cause de compositions réellement faiblardes (”Several Times Defined”, “The Game”, “What Are We Looking For”)

La surprise laisse donc place à la déception. Au lieu d’être la dernière sensation electro hip hop, “Young Miss America” se veut plutôt un album gadget qui lasse très vite et qui laisse des ampoules au pouce à force d’appuyer sur l’avance rapide de la platine. En dernière limite, autant choper un bon maxi..

Ecoutez un extrait sur le site de Gold Chains

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Jim Murple Memorial - “Let’s Spend Some Love”

Let's Spend Some Love[Album]
08/04/2003
(Pias/Pias)

Il faut avouer que cela fait une paye que l’on s’était attardé sur Jim Murple Memorial, pourtant un des meilleurs représentants du rocksteady français. Pour nous rattraper, nous vous présentons le dernier album en date du combo qui ne vient en rien ternir sa forte réputation hexagonale gagnée à force de centaines de concerts et d’albums époustouflants

Toujours marqué par un son très roots faisant partie intégrante de sa personnalité musicale, la musique des parisiens soutient toujours aussi efficacement ses racines. Se démarquant remarquablement d’une certaine scène ska française à bout de souffle, il faut avouer que l’écoute d’un tel disque ne peut que redonner envie de se replonger dans cette vibration à contre temps. Naviguant entre rocksteady, ska, reggae, rythm n’blues et même quelques accents calypso, Jim Murple Memorial s’approprie la place de référence en la matière notamment grâce à un feeling irréprochable illustré en particulier par un chant féminin toujours aussi prenant et source de frissons mais aussi par des compositions savamment dosées ou chaque instrument remplit son rôle sans jamais provoquer d’indigestion. Tout le long de ces 19 titres (dont 16 originaux), on se plait ainsi à retourner quarante ou cinquante ans en arrière, lorsque lors d’une soirée d’été à la Nouvelle Orléans, les Skatalites et Fats Domino auraient pu ensemble n’accoucher que du meilleur

Ayant une place plutôt confortable au sein du patrimoine musical français, Jim Murple Memorial vient rappeler à tout son petit monde et aux autres, que leur passion pour cette musique d’antan est toujours avide de faire danser les foules dans une ambiance des plus chaleureuses. “Let’s Spend Some Love” ne pouvait trouver meilleur titre et ne mérite plus que quelques paires d’oreilles supplémentaires pour dormir sur les deux siennes.

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