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Troy Von Balthazar - “s/t 64″

s/t[Album]
10/10/2005
(Olympic Disk/Wagram)

Le chanteur guitariste de Chokebore, Troy Von Balthazar, signe après trois EP souterrains un premier album dans lequel il confirme le virage à 180 % amorcé dès 2001 sur “Sweet Receiver”. Les mélodies délicates ont définitivement pris le pas sur les sonorités nerveuses et brouillonnes d’autrefois. Enfin presque… Difficile à l’écoute de “Rainbow” de ne pas se demander ce qu’aurait pu donner une version électrisée de ce morceau sur lequel plane encore l’ombre du combo hawaïen. Une question qui restera sans réponse puisque l’homme d’Oahu joue la carte du dépouillement en associant programmation électronique discrète et guitares folks (”Real Strong Love”). Et que les accents faussement poppy de “Heroïc Little Sisters” ne vous induisent pas en erreur: la légèreté n’est pas au rendez-vous! On découvre donc un songwriter tourmenté dont on ne soupçonnait guère l’existence. Sa voix traînante et hypnotique (”I Block The Sunlight Out”), mélange de nonchalance et de timidité (”Magnified”) se pose sur des histoires aux relents d’alcools (”You, When You’re Drunk”), des histoires de cul et des histoires de cul fortement alcoolisées (”I Took Some $$”). On sent le bonhomme légèrement désabusé, sur le fil du rasoir… Résultat, une rage sourde parcourt l’album de long en large et atteint son paroxysme avec un “Dogs” dépressif à souhait (Bad people happen to things like me/I broke across the room in waves and drown you in your dress). On imagine alors une sorte d’Elliott Smith en chemise hawaïenne, une image qui prêterait presque à sourire si cette souffrance à fleur de peau n’était pas si contagieuse.

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Troy Von Balthazar - “Ep”

Ep[Maxi]
01/01/2004
(Olympic Disk/Autoproduit)

A l’écoute des derniers albums de Chokebore, impossible de douter d’une certaine attirance pour l’acoustique. Dommage diront certains, surtout ceux ne jurant que par les “Motionless”, “Anything Near Water” et “A Taste For Bitters” du groupe. C’est pourquoi nous ne sommes pas plus étonnés de voir Troy, chanteur charismatique du combo, s’adonner ici, sur ce premier maxi annonciateur d’un album à sortir cette année, à une pop acoustique épurée laissant son talent mélodique et lancinant s’exprimer. Une suite logique en somme. Comme un savoir faire personnel, le chant du bonhomme est emprunt d’une fragilité palpable et se laisse flotter sur les quelques notes de guitare ou de piano, seuls véritables instruments de ces quatre titres légers, possédés et ailleurs, tels le reflet de leur auteur. Les adeptes de Chokebore retrouveront donc ici tous leurs repères, si ce n’est l’énergie, mais craindront certainement comme nous que tout cela tourne trop vite en rond sur un long format. Nous irons même plus loin: si Troy n’était pas le chanteur de Chokebore, on trouverait ces quelques morceaux sympathiques mais on n’en aurait peut être pas parlé. Triste réalité.