(Allemagne)
Album
(Alien Transistor / Anticon)
01/06/2011
Hip pop
Six ans après un premier album en deca des espérances éveillées à la lecture de chacun des curriculum vitae qui compose ce super groupe, 13 & God a enfin décidé d’opérer son retour. Entre temps, les Notwist ont sorti un nouvel album, se sont essayés aux musiques de film, tandis que de l’autre côté de l’Atlantique, les gentils barrés de Themselves donnaient suite à leurs différents projets. Ainsi, il a fallu se montrer patient, finir même par ne plus espérer, pour que tout ce beau monde se retrouve à nouveau

Tiré à l’origine de l’album “The Devil, You + Me“, “Boneless” est aujourd’hui remixé par Chris Taylor de Grizzly Bear, et apparaitra au tracklisting du Ep “Come In” que The Notwist va prochainement sortir. En écoute ci-dessous. Lire la suite…

Les fans de The Notwist auront encore de quoi se mettre sous la dent avec la sortie, le 23 septembre prochain, de la bande originale du film “Sturm”. Celle-ci ne sera disponible qu’à 2000 exemplaires dans le monde, au format vynil mais accompagné d’un CD Lire la suite…
[Album]
12/05/2008
(City Slang/Pias)
Six ans sont passés depuis que The Notwist a accouché de “Neon Golden“, un véritable chef d’oeuvre electro pop vers lequel on retourne encore très régulièrement, bien que ce genre de mariage musical se soit souvent révélé éphémère. Six ans: beaucoup trop, pour qui connaît un peu le parcours des Allemands, pour parier sur une nouvelle salve prévisible, une suite logique de la dernière trace discographique en date. D’autant plus quand on sait, qu’entre temps, ces trois génies se sont, entre autres, laissés séduire par le travail quelque peu marginal de la clique Anticon au sein de 13&God. L’annonce de ce tant attendu “The Devil, You + Me” laissait donc échapper avec elle de nombreuses interrogations, cependant plus dictées par une excitation débordante qu’un scepticisme bien mal venu
The Notwist semble finalement ne pas avoir eu l’intention de brouiller les pistes, mais plutôt de poursuivre un chemin bien tracé depuis “Shrink”, comme si le temps qui passe, les modes et les courants musicaux successifs ne pouvaient en rien influer sur le combo, aussi impénétrable que les troncs centenaires de sa forêt bavaroise. Les Allemands reprennent donc les choses là ou ils les ont laissées en 2002, sans avoir à faire de gros efforts pour conserver leur place parmi l’élite indie-electro. Quant à nous, on retrouve comme nos automatismes, ce terrain devenu familier qu’il est impossible de ne plus vouloir fouler
En effet, difficile de refuser une nouvelle louche de pop à guitare saupoudrée de fines programmations électroniques, ou l’inverse, comme ces trois teutons en ont le secret. “Good Lies”, premier extrait divulgué sur le net, ou “Where In This World”, premier single marqué par la collaboration du Andromeda Mega Express Orchestra venu poser ses cordes à la fois douces et oppressantes (idem sur “Hands On Us”), en disent encore long sur cette capacité à faire mouche quelle que soit l’approche adoptée. Encore plus quand Markus Acher délivre son doux timbre de voix à la mélancolie envoûtante, capable à lui seul de faire de certains titres des tubes aussi solides, bien que moins immédiats, que ceux de “Neon Golden”. Pour preuve, testez “Gloomy Planets”, magnifique chanson d’amour, ou la délicieuse ballade acoustique “The Devil, You + Me”
Une fois n’est pas coutume, The Notwist rappelle son attention toute particulière pour les arrangements, clés indéniables de ce “The Devil, You + Me” cultivant lui aussi ce paradoxe récurent entre la beauté des mélodies, une précision aussi chirurgicale que rassurante, qui font toutes deux cette ambiance générale trop douce pour ne pas nous rendre paranoïaque (à raison sur un titre comme “Alphabet”). Un degré de maîtrise qui rend les Allemands reconnaissables à la première note, et qui les fait rejoindre sans contestation possible le rang des groupes avant-gardistes tels Radiohead (pour ne citer que le plus évident) qui ne sortent jamais leur disque sans avoir la certitude de ne pas y avoir tout mis, comme s’il s’agissait de leur dernier. Après tout, c’est bien la seule et ultime crainte qui puisse persister une fois digéré ce nouvel album, très certainement voué à devenir aussi classique que son prédécesseur
En écouteGood Lies
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[DVD]
03/11/2006
(City Slang/Import)
Un album réussi est celui qu’on réécoute toujours avec le même plaisir, des années après sa sortie. Il y en a peu, il faut l’avouer, mais “Neon Golden”, dernier disque en date des allemands de Notwist, est de ceux-là. Au moment de sa sortie, au début de l’an 2002, il flottait quelque chose dans l’air, laissant penser que le quatuor était en train d’accoucher d’une pièce essentielle de la pop contemporaine. Pourtant, encore aujourd’hui, il n’est pas sans diviser ses fans éternels, les uns ne jurant que par l’époque clairement rock (celle de “12″), les autres par cet ultime effort d’une richesse infinie, mis au monde en quinze mois, et mené sans écart par le souci du détail. Mais, s’il fallait bien un documentaire vidéo revenant sur un opus de Notwist, c’était sans contestation possible sur ce “Neon Golden”. “On/Off Record” trouve donc là tout son intérêt. Il nous plonge dans l’ambiance de l’enregistrement de ce disque, nous invite en studio avec le groupe, là ou chacun des musiciens travaille d’arrache pied, compose, arrange, multiplie les écoutes pour s’assurer que telle prise est meilleure que l’autre, partage ses impressions et ses divergences, et donne ce côté vulnérable, fragile, ce droit à l’erreur à chacun des titres. Mais la visite ne s’arrête pas là. “On/Off Record”, et son souci de l’esthétique, nous fait assister aux moments de détente, aux discussions devant mener sur le choix d’un label, à la rencontre avec la maison de disques (choix des photos, du single…), au mastering au studio Abbey Road (seul passage non sous-titré en anglais, dommage), aux séances photo, au showcase (conceptuel) de sortie de l’album, à la fabrication du disque, et aux interviews avec la presse. C’est d’ailleurs de ce dernier point que la seule touche humoristique de ce DVD viendra: voir avec quel ennui et quel désintérêt The Notwist doivent faire face à quelques questions sans intérêt. Côté bonus par contre, rien de très révolutionnaire: un EPK, quelques images de répétition ou de live, et un aperçu du film “Kanalschwimmer” que les allemands ont mis en musique. Un contenu très spécifique, donc, qui ne cible que les fans du groupe, et qui souligne cette profusion musicale qu’on ne soupçonnait pas alors que nous attendions impatiemment, en ce début 2002, la sortie de ce “Neon Golden”. À l’heure qu’il est, The Notwist ont réinvesti les studios pour nous concocter son successeur. Et à voir avec quelle méticulosité ils travaillent, on peut une nouvelle fois s’attendre à un album grandiose..
Voir le trailer ici
[Album]
01/01/2002
(Labels/Virgin)
Alors que nous avions laissé le groupe dans un délire ou le post rock se mariait agréablement avec l’électro après avoir fait ses bases dans le punk-hardcore, ce “Neon Golden” nous a mis une bonne claque dans la figure
Après un Schrink qui déballait les bases d’un style personnel et novateur, ce nouvel album peut se targuer d’être une véritable réussite tant le mélange des influences est maitrisé. Même si on regrette quelques touches commerciales (”Pilot” trop proche de l’esprit 80, Depeche Mode, Pet Shop Boys…), on se plait à apprécier des joyaux tels que “Pick Up The Phone” et ses rythmes subtils, l’émotion qui se dégage de “Trashing Days”, l’orientation drum n’bass et le chant séquencé de “This Room”, la mélodie pop de “One With The Freaks” et la mélancolie de “Consequence”. Cette mélancolie palpable tout au long de l’album qui le rend si doux à l’oreille
Voilà un album qui en plus de toucher son objectif musical parvient à ouvrir les esprits et à parfaitement allier les adeptes du rock, de la pop et de l’electro. Une référence.
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