(8 articles)

Chris Wollard - “& The Ship Thieves”

& The Ship Thieves[Album]
17/02/2009
(No Idea/Import)

Inconnu de la plupart sous son identité civile, Chris Wollard a pourtant fait pendant longtemps le bonheur des punk rockeurs abreuvés à The Draft, et plus particulièrement Hot Water Music dont il était guitariste et chanteur aux côtés de Chuck Ragan. C’est d’ailleurs le chemin de celui-ci qu’il semble suivre en proposant avec The Ship Thieves, groupe de musiciens de Gainesville (Floride), un premier album solo ou il assouvit ses pulsions de compositeur/interprète, peut être restées trop longtemps frustrées dans un cadre collectif plus resserré. Lire la suite…

Hot Water Music - “Till The Wheels Fall Off”

Till The Wheels Fall Off[Album]
12/02/2008
(No Idea/Import)

On aura pleuré assez longtemps le split de Hot Water Music, malgré un excellent album de The Draft et une parenthèse solo de Chuck Ragan tout aussi parlante, pour aller chercher une quelconque raison malsaine à son retour sous les feux de l’actualité. Les récents et heureux évènements étant apparus dans un contexte quelque peu fragile, on ne criera pas victoire trop vite, préférant prendre au jour le jour ce que le groupe a encore à offrir. Ce fut d’abord une reprise des concerts en ce début d’année, puis cette compilation de titres rares et de b-sides marquant un retour clin d’oeil chez sa maison mère No Idea, celle qui l’aura vu éclore

Comme pour tous vivants rejoignant le royaume des morts (vivants), Hot Water Music revoit sa vie se dérouler tout au long de ces 23 titres et 75 minutes de punk/hardcore, comme il a toujours su en composer. Ainsi, il dévoile enfin au grand public quelques morceaux que peu auront eu l’occasion d’entendre, qu’ils soient issus des sessions de “The New What Next” (”Kill The Night” également au tracklisting de “Rock Against Bush vol2” et de la version vinyle, “Last Goodbyes” sur “PunkORama 10“), de “Caution” (”Seein Diamonds” sur “PunkORama 9″), et de “A Flight And a Crash” (”So Many Days” uniquement présent sur la version vinyle). Mais la discographie du combo de Floride ne pouvait s’arrêter là, et “Till The Wheels Fall Off” ressert ainsi sans modération les dix titres, quelque peu marqués par le temps, déjà répartis sur le Ep “Moonpies For Misfits” (”Moments Pass”, “Another Way”, “Moonpies For Misfits”) et lors des splits avec Alkaline Trio (”God Deciding”, “Russian Roulette”, et les deux reprises “Radio” et “Bleeder” dictées à l’époque par le concept du disque) et Leatherface (”Caught Up”, “Wrong And Righteous”, “Take It As It Comes”)

Hot Water Music n’ayant jamais vraiment tourné le dos aux compilations, c’est logiquement que l’on retrouve ici quelques titres mis jadis à disposition pour ce type de projets. Ainsi, “Jaded Eyes”, et “Dreamworld” raviront les fans, plus que le “Wayfarer” accessible à tous sur “Caution”. Autre exercice, les reprises sont également nombreuses puisque Turbonegro (”Prince Of The Rodeo”), Circle Jerks (”Wild In The Streets”), The Clash (”The Clampdown”), Bruce Springsteen (”No Surrender”), et Leatherface (”Springtime”) auront été quelques uns à se retrouver dans le viseur de Hot Water Music depuis 1995

Et les inédits dans tout cela? Pas grand-chose à se mettre sous la dent malheureusement, même si le groupe se sera déjà montré très généreux en blindant son disque au maximum de sa capacité. Ainsi, seul “Home”, enregistré au moment de “The New What Next”, pourra intéresser les fans les plus endurcis du combo qui ne le trouveront nulle part ailleurs. Mais “Till The Wheels Fall Off” n’est pas pour autant un disque que tout amateur de punk/hardcore devra négliger, tant il tient amplement sa place au sein de la discographie du groupe. Ne reste désormais plus qu’à espérer qu’il ne vienne finalement pas la clôturer..

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The Tim Version - “Decline Of The Southern Gentleman”

Decline Of The Southern Gentleman[Album]
25/01/2008
(No Idea/Import)

On aura beau chercher, The Tim Version ne sera définitivement pas le combo punk américain le plus renseigné sur internet. Seules les informations de premier rang filtreront, pour finalement nous en apprendre autant que l’écoute de ce “Decline Of The Southern Gentleman”, nouvel album fraîchement sorti chez No Idea. Un point supplémentaire qui finit de donner le ton de ce disque, à rapprocher sans détour des autres groupes de Gainesville que The Tim Version aura certainement côtoyé tant il vient enfoncer le clou d’une marque de fabrique déjà bien représentée. Combien de secondes vous faudra t-il à vous, punk rockers trentenaires, pour voir en ce combo un énième rejeton de Hot Water Music et Against Me? Sûrement pas plus d’une poignée une fois qu’aura résonné le “Shin Splints” d’ouverture dévoilant une belle énergie et un chant tentant de se faire mélodique tout en frôlant la rupture. Mais si de nombreuses déclinaisons suivront avec plus ou moins de brio (”Tim Dorsey Writes Non Fiction”, “Where The Wild Men Are”, “Mark’s Albatross”), The Tim Version se montre aussi capable en de rares occasions de calmer le jeu, de laisser respirer ses compositions, et ainsi de laisser apparaître quelques influences plus oldies, héritées du patrimoine musical américain et exprimées par l’incursion d’harmonica (”Murder”) ou de riffs country plongés dans la sauce punk (”WHA”). Alors, l’ombre d’Against Me et de ses chants fédérateurs invitant son public à hurler ses refrains bras dessus bras dessous se fait plus pesante: illustration sur “Too Many Saturday Nights” ou Scott Laval est à deux doigts de vomir un savoureux mélange de tripes et de whisky. C’est d’ailleurs lui, qu’il le veuille ou non, qui servira de baromètre à ceux qui se seront penchés sur ce disque. Car, à brailler de bout en bout comme il le fait, ne resteront que les fans, élevés depuis le berceau aux groupes précités, qui trouveront en ce “Decline Of The Southern” tous les atouts qui leur sont familiers. Les autres tourneront les talons sans qu’on puisse leur en vouloir

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Rumbleseat - “Rumbleseat Is Dead”

Rumbleseat Is Dead[Album]
22/08/2005
(No Idea/Import)

Voilà une ressortie qui pourrait en intéresser quelques uns. Rumbleseat fut un temps, exactement en 1998 et 1999, le side projet de Chris et Chuck de Hot Water Music, d’abord simple délire histoire de décompresser des tournées incessantes de leur groupe, puis devenu assez sérieux pour figurer sur quelques compilations et sortir quelques 45t. C’est tout simplement ce que No Idea ressort en ce mois d’août, une discographie exhaustive et compacte du duo (régulièrement accompagné par Samantha Jones au chant et à la basse) sortis sur quatre Eps désormais épuisés, diverses compilations, agrémentés de quatre inédits. Il aura donc fallu deux guitares acoustiques, un local, un huit pistes et le producteur Rob Mc Gregor pour que ce “Rumbleseat Is Dead” puisse voir le jour. Vous ne serez donc pas étonné par une production un peu pauvre mais néanmoins acceptable. Il vous faudra juste prendre avec des pincettes un énième projet acoustique d’un groupe incontournable lorsqu’il est branché, et ne pas être hermétique aux influences country que l’harmonica, entre autres, vient régulièrement souligner. Parfois presque abusivement. On imaginerait presque le feu de camp nous griller les joues, les éperons battre le rythme, et les bisons prêts à charger, supportant parfois difficilement le manque de justesse du chant et l’aspect bordélique qui en découle. Les fans invétérés de Hot Water Music verront peut être un intérêt dans ce disque. Pourquoi pas? Mais on restera avec la ferme idée que deux total inconnus pondant le même opus le seraient restés, encore à gratter dans une grange au fin fond de l’état de Virginie.

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North Lincoln - “Truth Is a Menace”

Truth Is a Menace[Album]
01/01/2005
(No Idea/Import)

En se faufilant parmi les jeunes punks arrivistes qui jonchent la scène actuelle, on tombe parfois sur des combos comme North Lincoln pour qui authenticité et sincérité veulent encore dire quelque chose. Certes ce “Truth Is a Menace” n’est pas l’album le mieux produit ni le plus “hype” qui soit passé entre nos deux oreilles. Mais rarement un groupe venu de nulle part (si, du Michigan), citant Jawbreaker ou Hot Water Music comme influences, ne s’était si aisément placé au niveau de leur digne relève dont font assurément partie les Avail (”Satellite“), Leatherface, ou Face To Face (”Apology”). Le punk de ce trio est direct et composé dans l’urgence, avec la production qui va avec, celle d’un local de répétition. Pas besoin de plus. Pas de temps à perdre non plus, les douze titres de cet opus s’enchaînent en à peine une demi heure, au taquet et plein de mélodies tendues et efficaces, une reprise des Smiths en prime (”Jeane”). Le trio ne se prend pas la tête à sonner comme, se lance, suit son inspiration et assume le résultat. Peu importe le reste. North Lincoln, c’est un peu du punk de sortie d’usine, du brut et sans fioriture. Alors certes, ce “Truth Is a Menace” est loin d’être parfait mais se révèle est un disque de punk rock pur et dur, presque un cas d’école sur lequel certains mômes devraient se pencher. Mais que font les parents?

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Strikeforce Diablo - “The Albatross And The Architect”

The Albatross And The Architect[Album]
01/10/2004
(No Idea/Import)

Jusqu’à maintenant inconnu, Strikeforce Diablo déboule sur No Idea avec un premier album détonnant sous bras. “The Albatross And The Architect” s’inscrit dans la pure lignée de la scène punk de Floride, Hot Water Music en tête. Forcément. Mais ces mecs là ont assez d’expérience (le bassiste est membre de True North et le chanteur/guitariste de Floor) pour ne pas tomber dans un plagiat puérile et donc sans intérêt. Simple trio, Strikeforce Diablo pulvérise son auditoire avec des titres intenses dont la puissance (de la basse notamment) vous colle aux murs tout en laissant régulièrement quelques secondes de répit par le biais de breaks salvateurs. Et c’est là tout le génie du groupe: ne jamais se répéter, jouer de diversité et balancer une dizaine de titres homogènes qu’on aime se repasser en boucle. Ici, la basse enveloppe chacune des compos et nos tripes avec, la guitare alterne accords puissants et riffs cinglant pendant que la session rythmique orchestre le tout pour un grand huit rock n’roll mémorable. “Sharp Tongue No Teeth“, “All Things Cloven”, “Between The Two”, ou “Fear Humungus” suffiront à vous convaincre. Alors amateurs de punk/hardcore sans concession, prenez votre ticket, Strikeforce Diablo ne devrait pas vous laisser indifférents…

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Rehasher - “Off Key Melodies”

Off Key Melodies[Album]
29/07/2004
(No Idea/Import)

Soyons honnêtes, même si le hardcore mélodique semble s’être entièrement dévoilé, il reste encore quelques formations qui parviennent à nous faire passer de bons moments à leur écoute. C’est le cas de Rehasher, combo américain composé de membres de Less Than Jake, Army Of Ponch, et Savage Brewtality, avec son tout premier album très bien produit et rondement mené. Ici les titres dépassent rarement les deux minutes et sont exécutés dans une veine hardcore sans concession laissant cependant la place à de belles mélodies vocales. Si dés les premières notes, Rehasher ne fait pas preuve d’une grande originalité, rien pourtant ne semble contrôler le régulier va et vient qu’effectuent nos cervicales. Glissez les “Lift!”, “Off Key Melodies”, et “Sinking” dans votre lecteur CD, mais ne vous surprenez pas à le retrouver transformé en cocote minute. Un album que les gens de mon âge qualifieront de “mélo old school”. Convaincant

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J Church - “Society Is a Carnivorous Flower”

Society Is a Carnivorous Flower[Album]
15/07/2004
(No Idea/Import)

J Church est une figure que les punks trentenaires citent régulièrement dans leurs influences. Ayant vu le jour en 1992, à l’époque ou jouaient des groupes tels que Jawbreaker, Samiam, Snuff et tant d’autres, les californiens émigrés aujourd’hui au Texas sortent cet été leur nouvel album, dont le prédécesseur sorti chez Honest Don’s date déjà d’il y a cinq ans. J Church, c’est donc le son incarné de la East Bay. Du punk mid tempo généreux en mélodies comme le prouve “Overconfident” et “Keep Smiling America“, sûrement les deux meilleurs titres des sept que ce disque contient. Mais si la production est un peu “cheap”, que le chant n’est pas toujours juste (on note de ce fait quelques ressemblances avec The Marshes), que certains morceaux sont laborieux, on ne le soulignera très timidement car les critiques deviennent peu à peu déplacées lorsqu’on atteint les douze ans de carrière. N’empêche que ce “Society Is a Carnivorous Flower” n’est certainement pas le meilleur d’un groupe qui nous a habitué à plus de frissons. Le mot est lâché mais presque à regret.

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Hot Water Music - “Ep”

Pas d'image disponible[Maxi]
01/01/1998
(No Idea/Import)

HWM est un groupe qui fait beaucoup parler de lui alors quand on a l’occasion d’acquérir une de leur production, on ne se gêne pas. Et là, on comprend. A classé entre Lifetime (en plus punk) et Fuel, Hot Water Music est un groupe incontournable. Ayant recemment sorti un split assez decevant avec Leatherface, il est d’autant plus conseillé de vous procurer ce superbe 45t. 2 titres à faire pâlir un touriste aux Caraibes, une pochette en relief, et un disque gris marbré. Matériellement et musicalement, ce disque est su-perbe!