Ninja Tune

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(142 articles)

Various Artists - “Zentertainment 2006″

Zentertainment 2006[Album]
03/07/2006
(Ninja Tune/Pias)

Si la compilation possède de moins en moins d’intérêt, elle en a encore pour certains labels. Notamment pour ceux connus du public musicalement pointu, mais encore toisés par les mélomanes moins exigeants. Ninja Tune est sans conteste de ceux-là. Les amateurs de musique électronique en ont fait un pilier du genre, et sa récente ouverture musicale, via des artistes tels que Fink, laisse penser que sa renommée risque encore de s’étendre. Le label anglais sort donc en ce début d’été sa “Zentertainment” version 2006, et ses treize titres faisant office de bilan pour les novices et une occasion pour les autres de se payer quelques avant-goûts des sorties à venir

Passons donc rapidement sur les titres de Coldcut, Spank Rock, Daedelus, Fink, Loka, et Ammoncontact, ainsi que sur les remixes peu marquant du “Walk a Mile” de Coldcut par Tiga et du “Seat Yourself” de Roots Manuva, pour nous attarder un peu plus sur le reste. “Bongos Bleeps & Basslines” est le titre issu du prometteur prochain album de ZérodB dont la techno massive, dansante et légèrement bruitiste risque bien de faire quelques ravages d’ici quelques semaines. Plus loin, on découvre aussi avec enthousiasme le rock psychédélique de Pop Levi (groupe composé de membres de Super Numeri) et son futur singe “Blue Honey”, ainsi que le très alléchant Yppah et son “Again With The Subtitles” qui ravira les férus du Dj Shadow d’antan. À l’occasion, on redécouvre un Bonobo encore plus fort et plus riche avec un “Nightlite” issu de son troisième opus prévu pour octobre, et un New Flesh encore plus dancehall qu’à l’accoutumée sur “Home Movie”, échantillon déstabilisant de son nouveau et imminent disque

Votre logiciel Ninja Tune a sûrement besoin d’une petite mise à jour. “Zentertainement 2006″ tombe à pic et laisse entrevoir une fin d’année des plus intéressantes, toujours guidée par la qualité, la diversité et l’ouverture d’esprit. Ninja Tune risque bien de devenir de moins en moins prévisible, et ça ne peut promettre que du bon..

Tracklisting01. Coldcut - Walk A Mile (french radio edit) [NINJA TUNE]02. zero dB - Beats Bongos & Basslines [NINJA TUNE]03. Spank Rock - Top Billin’ From The Far Left [BIG DADA]04. Pop Levi - Blue Honey [COUNTER RECORDS]05. Roots Manuva - Seat Yourself (Miami mix) [BIG DADA]06. Daedelus - Vida Vida [NINJA TUNE]07. Fink - Pretty Little Thing [NINJA TUNE]08. Bonobo - Nightlite (feat. Bajka) [NINJA TUNE]09. Loka - Tabernacle 2 [NINJA TUNE]10. Ammoncontact - Drum Riders [NINJA TUNE]11. New Flesh - Home Movie [BIG DADA]12. Yppah - Again With The Subtitles [NINJA TUNE]13. Coldcut - Walk A Mile (Tiga remix edit) [NINJA TUNE]

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Ammoncontact - “With Voices”

With Voices[Album]
15/05/2006
(Ninja Tune/Pias)

Bien que le bagage musical de Carlos Nino et Fabian Ammon soit assez lourd, le duo qu’ils forment sous l’entité Ammoncontact semble “seulement” peu à peu gagner en efficacité, chose déjà vérifiée avec “New Birth”, dernier album en date faisant déjà de l’ombre au premier “Sounds Like Everything”. Tous deux personnages incontournables de la scène black de Los Angeles, ils font du mélange jazz / hip hop avant gardiste la grande originalité d’Ammoncontact. Principalement instrumentale jusqu’à aujourd’hui, sa musique accueille cette fois quelques invités et, comme par hasard, gagne encore en ampleur. Ceux-ci sont la plupart du temps derrière le micro, histoire de justifier le titre de ce nouvel album, du coup définitivement hip hop. Mais le luxe que le duo s’offre ici est une nouvelle fois la différenciation. Car il sera difficile, même si peut être pas impossible, de le rapprocher d’une oeuvre déjà existante. Musicalement déjà, Nino et Ammon respirent l’osmose, la force de l’union créatrice, et font de ces trois quarts d’heure musicaux un moment spirituel et positif. Les contributions ne pouvaient donc qu’y contribuer et renforcer cette douce impression. Lisez plutôt: Yusef Lateef, Kamau Daaood (”A Zillion Tambourines”) et Dwight Trible pour le penchant jazz; Lil Sci (Scienz Of Life), Abstract Rude, Sach, Prince Po, Brother J, pour le côté hip hop. Sans compter sur les quelques scratches de Cut Chemist (”With Voices”) et le travail de production auquel ont contribué Daedelus et Mia Doi Todd (”Earth’s Children”). “With Voices” pouvait donc difficilement être dénué d’intérêts tant les ingrédients de réussite sont ici nombreux. Logique donc que quelques morceaux fassent date: “Into 777 (feat Sach)” laisse vrombir sa basse ronde sur quelques percussions; “Like This” et “With Voices” feat Lil Sci se montrent imprévisibles et enjoués; “Beautiful Flowers (feat Prince Po, Yusef Lateef et Dwight Trible)”, en plus d’être le terrain d’une improbable réunion, réchauffe encore un peu plus grâce à ses accents downtempo-jazzies avant que “Love Needs No Destination To Have Made It” et “One For Ayler” ne ramènent légèrement le thermomètre dans le bleu avec sa couleur plus electro glaciale et son approche plus minimaliste. Mais extirper quelques titres de cet ensemble des plus cohérents reviendrait presque à commettre un crime. “With Voices” est de ces albums qui s’écoutent à répétition afin d’en dégager toute la saveur. Il est aussi un des rares à être musicalement à la hauteur de sa vitrine de featurings.

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Daedelus - “Denies The Day’s Demise”

Denies The Day's Demise[Album]
01/05/2006
(Ninja Tune/Pias)

Qui croit en la force de l’existence ne fait fi de rien tant que des adages. Ainsi en est-il de Daedelus, implacable contre-exemple de la maxime “qui embrasse trop mal étreint”. En effet, malgré une discographie zappatienne et une activité permanente, ce dj de Los Angeles rajoute une pierre à l’édifice avec “Denies the Day’s Demise”, et défonce tout. “Denies the Day’s Demise” est un 15 titres abordé comme un exercice de style: le mélange d’electronica et de sons afro-cubains. L’album est parcouru dans toute sa longueur de rythmiques bossa-nova, et pourtant notre homme arrive à donner un visage complètement nouveau à ces sonorités pourtant figées. Aiguillé par un sens de la mélodie subtil et audacieux, Daedelus opère une fusion hirsute et baroque entre les sons synthétiques d’hier et d’aujourd’hui et les samples kitchs d’Amérique du sud. Des morceaux denses et évolutifs où s’entrecroisent samples de films de palace, pianos étriqués, basses dancefloor et synthés Bontempi, pour une atmosphère rococo et enchanteresse, innocente mais diablement entraînante. “Denies the Day’s Demise” n’est pas un album très accessible, mais il étonnera à tous les niveaux d’écoutes, tant le brassage des influences est efficace. Little Nemo en reste bouche-bée, c’est vous dire…

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Fink - “Biscuits For Breakfast”

Biscuits For Breakfast[Album]
24/04/2006
(Ninja Tune/Pias)

Même si la sortie d’un disque Folk ne peut être considéré comme un évènement des plus originaux en ces temps où ils font même la couverture de Télérama, en voilà pourtant un qui surprend et surprendra tout son monde. Plus tout jeune, loin d’être vieux, mister Fink entame une seconde carrière avant même d’avoir connu l’échec dans sa première. En effet, pour sortir en cette fin de mois d’avril un superbe album, “Biscuits For Breakfast”, Fink a dû passer par bien des étapes. De fait, il prend à contre-pied tous ceux qui l’avaient apprécié pour ses compositions électros, celles là même qui avaient convaincu Ninja Tune de l’intégrer à son fameux catalogue Lire la suite…

Coldcut - “True Skool”

True Skool[Maxi]
18/04/2006
(Ninja Tune/Pias)

La planète electro à peine remise de l’excellent dernier album de Coldcut se voit asséner une nouvelle piqûre de rappel. “True Skool”, titre pop dancehall featuring Roots Manuva, est le nouveau single issu de “Sound Mirrors”. Pas étonnant, puisqu’il s’agit là d’un des titres les plus efficaces de cet opus, notamment parce qu’il reste une incroyable invitation à la danse et à la fête, deux éléments marquant la longue carrière de Coldcut. Six morceaux composent donc son tracklisting, quatre d’entre eux faisant tout l’intérêt de son acquisition. En effet, plus que la version radio ainsi que celle de l’album, ce sont surtout les remixes proposés ici qui intéresseront ceux ayant eu le bon goût d’ajouter l’album à leur discothèque. Sway y va du sien sans trop dénaturer l’original, et en y ajoutant un récurrent clap beat ainsi qu’un couplet maison. Switch, aka Dave Taylor, déjà présent sur le maxi “Everything Is Under Control”, relifte le titre en une version house au beat et aux déferlantes de basse massives. Place ensuite à The Qemists, qui confirment ici leur réputation grandissante sur la scène drum n’bass en proposant ce qui est sûrement ici le meilleur remix de ce maxi, et à Spank Rock, récente révélation electro booty issue du catalogue Big Dada qui, à défaut de proposer le remix le plus passionnant, s’avère le plus minimal histoire de compléter dignement ce “True Skool” indissociable de l’album. Je me suis fait comprendre?

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Loka - “Fire Shepherds”

Fire Shepherds[Album]
27/03/2006
(Ninja Tune/Pias)

C’est sur la compilation “Xen Cuts”, en 2000, que Loka se fait entendre pour la première fois. Il faudra ensuite attendre quatre ans pour que le duo de Liverpool ne revienne sous les feux de l’actualité avec “Beginingless”, un premier maxi dans la veine de Cinematic Orchestra, annonçant la sortie imminente d’un premier album. Mais une fois encore, Loka nous aura fait patienter, deux ans, pour qu’enfin, “Fire Shepherds” n’arrive armé de ses sept titres que tout le monde attend, histoire de confirmer ce buzz arrivé trop tôt pour être franchement mérité

Dans leur studio de Merseyside, Karl Webb (Super Numeri) et Mark Kyriacou ont pris le temps de composer un album qui colle parfaitement à l’identité de Ninja Tune, puisque baigné de bandes originales de films (matière première de ce “Fire Shepherds”), et d’influences jazz/rock de la fin des années 60 début 70. Sans pour autant être un disque très original au catalogue du label anglais, Loka parvient à ne pas laisser indifférent grâce à ses ambiances profondes, ses rythmiques efficaces et variées (rappelant parfois Jaga Jazzist), et ses mélodies parfois pop et mélancoliques. Grosse déception pourtant, “Fire Shepherds” ne comprend véritablement que quatre nouveaux titres, l’ouverture “Safe Self Tester” et “Airfling”, chacun longs de plus de huit minutes et rappelant fortement Cinematic Orchestra, ainsi que l’excellent “Beginingless” faisant déjà partie du tracklisting du seul maxi des anglais paru à ce jour. Il ne reste donc plus que le frais, funky et groovy “Meet Dad”, le calme et du coup trop long “Freda Mae”, ou les cordes frissonnantes de ce “Tabernacle” en deux parties, pour rehausser tout l’intérêt de ce premier long format

Oui, “Fire Shepherds” est un riche, envoûtant, bel et intriguant premier album, mais s’inscrit beaucoup trop dans l’univers Ninja Tune auquel nous sommes désormais habitués pour se démarquer par son originalité. Sans compter sur ce cruel manque de nouveauté qui nous ferait presque le considérer comme un simple deuxième long maxi. Avec tout ce temps passé, difficile de croire que trois nouveaux morceaux étaient impossibles à composer. Loka serait-il sous l’emprise de ce légendaire flegme anglais?

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Coldcut - “Sound Mirrors”

Sound Mirrors[Album]
30/01/2006
(Ninja Tune/Pias)

Absent des bacs nouveautés des disquaires depuis bientôt une décennie, Coldcut fait aujourd’hui son grand retour sur la scène électro. Pas étonnant donc que le duo britannique donne naissance à son meilleur album, que “Sound Mirrors” soit le mieux produit, le plus varié et le plus intéressant de sa discographie. Le contraire aurait été d’une tristesse sans nom après neuf ans à regarder la scène évoluer. Pire, Coldcut serait clairement passé inaperçu, chose clairement impensable du point de vue de Ninja Tune. Alors oui, ce nouvel opus est profond, bien pensé, mais on n’en attendait pas moins, d’autant plus que les invités ici présents contribuent aussi largement à faire de cet album un des évènements musicaux de cette nouvelle année

Ouvrir avec “True Skool” sur une note electro dancehall en grande partie due à la présence de Roots Manuva s’avère plutôt judicieux, surtout que l’anglo-jamaïcain jouit d’une réputation désormais indestructible dans le coeur des accrocs d’électro hip hop. Ce n’est qu’à l’entame de “Walk A Mile” (feat Robert Owens), aux accents Consolidated, que la variété des productions de Coldcut se révèle. La suite ne sera que de cet acabit. Tout s’enchaîne avec une insolente cohérence même si le popisant single “Man In a Garage” n’a clairement rien à voir avec l’aquatique et planant “Mr Nichols” ou Saul Williams ne semble s’être jamais aussi bien senti. Même constat lorsque “Everything Is Under Control”, premier single engagé et ultra-efficace comprenant Mike Ladd et Jon Spencer au rang des featurings, prend le relais de “Whistle And a Prayer” ou Fog est tel un poisson dans l’eau, lui qui avait pourtant du mal à convaincre sur ses précédents efforts solo

“Boogieman”, dans un registre similaire au titre d’ouverture avec le légendaire poète américain Amiri Bakara, “Colours The Soul”, morceau downtempo sur lequel Dom Spitzer donne de la voix, ou le final “Sound Mirrors”, proche de Cinematic Orchestra, enfoncent le clou et finissent clairement de convaincre que le retour de Coldcut sera à marquer d’une pierre blanche. Ce nouvel opus, malgré quelques titres plutôt passables (”The Island Earth”, “Just For The Kick” pour les citer) tient donc toutes ses promesses. Au point que l’égaler s’avèrera quasiment mission impossible. Ce qui, une nouvelle fois, n’est pas une surprise. Dans un autre registre, on ne s’attend pas non plus à ce que Radiohead finisse par sonner comme Maroon 5

Ecoutez l’album ici

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Coldcut - “Man In a Garage”

Man In a Garage[Maxi]
09/01/2006
(Ninja Tune/Pias)

Ça ne fait pas de doute. Le prochain album de Coldcut à sortir fin janvier sera l’évènement électro de ce début d’année. “Everything Is Under Control”, premier single délivré il y a quelques semaines et comptant Jon Spencer et Mike Ladd au rang des invités, a déjà fait forte impression. À peine remis de cette première salve, “Man In a Garage”, deuxième avant goût en collaboration avec John Matthias (”Small Town Shining” sur Accidental Records, label d’Herbert), arrive début janvier histoire de rassasier notre impatience et d’annoncer ce qui va être un évènement. Le hip hop rockisant à cette fois laissé la place à une folk RnB originale, mélancolique et accrocheuse qui laisse présager un album plutôt varié. Plusieurs versions du morceau sont déclinées sur la version CD (l’édition 7″ et 12″ étant sérieusement raccourcies): Snap Ant y va de son remix punk funk avec une touche Bowie, Bonobo accélère légèrement le tempo et l’arrose de sa touche personnelle, tout comme Daedelus qui en fait une mixture presque incompréhensible avant que Nick Franglen (Lemon Jelly) ne clôture le tout en beauté avec une version profonde aux cordes plaintives. “Man In a Garage” est donc un maxi intéressant, et l’élément d’une série qui s’annonce tout aussi captivante que l’opus à venir. On n’a pas fini d’en parler…

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Super Numeri - “The Welcome Table”

The Welcome Table[Album]
28/11/2005
(Ninja Tune/Pias)

Il y a quelques temps déjà, Super Numeri débarquait sur le catalogue Ninja Tune et se faufilait jusqu’à sa branche la plus élitiste, “Great Aviaries” n’étant pas un premier album que l’on qualifierait de tubesque. Expérimentations et performances étaient plutôt au menu de ce combo de Liverpool mené par trois membres fondateurs (dont certains au line up de Loka) aidés d’une dizaine de musiciens amis qui, tous, contribuent à l’originalité de Super Numeri. Et les choses ne vont pas changer avec ce “The Welcome Table”, un deuxième opus qui va au fond des choses et prend son temps pour y aller: quatre de ces sept titres dépassent la dizaine de minutes, le premier allant même jusqu’à tourner en boucle pendant 25 minutes. Mais là ou on pourrait penser cette approche un peu rébarbative et indigeste, Super Numeri possède assez de talent pour faire évoluer ses morceaux malgré cette apparente monotonie. En cela, “The First League Of Angels”, aux rythmiques efficaces ponctuées par de longs breaks laissant le champs libres aux grigris guitaristiques, détient en majorité l’intérêt de cet album, et détient à lui tout seul toutes les influences rock psyché, free jazz, et post rock du combo. Mais la suite n’est pourtant pas accessoire: “The Buzzard And The Lamb”, dans le même genre, s’affiche cependant en bel exercice de percussions, tout comme “The Chart” mais avec une production plus electro. La suite, hors mis un “The Babies” de clotûre plus intense, n’en sera que plus posée, à l’image de Super Numeri et de son rock cosmique, de son rythm n’blues tendu et plongé dans une marmite d’abstract (”l’excellent “The Sea Wolves”). Ce nouvel album n’est donc pas des plus accessibles tant il met en avant l’expérimentation, le groove et la répétition mais dégage une richesse assez captivante pour que l’auditeur s’y plonge, et s’en nourrisse au goutte à goutte, chaque morceau ne se dévoilant qu’au fil de longues minutes.

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One Self - “Paranoid”

Paranoid[Maxi]
01/11/2005
(Ninja Tune/Pias)

“Children Of Possibility”, le premier album de One Self (Dj Vadim, Yarah Bravo, Blu Rum 13), est très certainement un des meilleurs albums de hip hop de l’année 2005. Si ce n’est le meilleur. Bourré de pépites, et après deux maxis déjà disponibles, “Paranoid” est le petit dernier du trio, un des morceaux les plus efficaces et mémorables de l’opus. Comme d’habitude avec le groupe, le format court n’est pas dénué d’intérêt puisque hors mis la version originale, One Self nous propose ici un remix de J Star, dansant et dubby, les classiques instrumental et accapella sur la face A. La B, remet en avant un autre titre de l’album, l’excellent “Over Expose”, mais surtout l’inédit “Come Along”, sans surprise mais efficace. Sans forcément apporter beaucoup, “Paranoid” nous rappelle One Self à notre bon souvenir et du coup, nous redonne envie de nous enfiler l’album. On se prendrait presque à rêver d’un nouveau long format…

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