Ninja Tune

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(136 articles)

Treva Whateva - “Music’s Made Of Memories”

Music's Made Of Memories[Album]
01/08/2005
(Ninja Tune/Pias)

Comme nous, le nom de Treva Whateva ne vous évoque sûrement pas grand chose. Pourtant, le bonhomme n’est pas le premier venu de la scène electro hip hop anglaise. Pire, le fait que son premier album ne sorte qu’aujourd’hui est pour le moins à peine croyable. Car non seulement le bonhomme se joue des frontières en tant que dj depuis des années, mais il a aussi été un des précurseurs des compilations du label Grand Central, notamment celles de la série “Mystic Brew”. En bon album conçu par un Dj, “Music’s Made Of Memories” est un fourre tout musical, une sorte de sac à main de gonzesse ou on trouve un peu de tout: hip hop, electro, funk, reggae, drum & bass, downtempo, tout est réuni ici avec une certaine homogénéité, flagrante une fois passée cette impression d’album sorti de nulle part et sans grand intérêt. Certes, on n’a pas là une des galettes essentielles de Ninja Tune, simplement une petite quinzaine de titres agréables, côtoyant les univers de RJD2 (”Singalong”) et Mr Scruff (”Driving Reign”), à se mettre dans les feuilles entre la canadienne et la plage. C’est le cas notamment des très bons “Bouncing Bomb”, “Dustbowl” et “Dangerous Disco”. Pourtant, “Music’s Made Of Memories” n’est pas un disque incontournable. Il est seulement à la hauteur de ses prétentions. Mais avec quelques degrés d’alcool dans le sang ajoutés à quelques substances illicites, il pourrait bien vous transformer en ces peluches désarticulées et hystériques, chères à quelques publicitaires. De quoi finir quand même dans une pub de la sécurité routière…

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One Self - “Children Of Possibility”

Children Of Possibility[Album]
13/06/2005
(Ninja Tune/Pias)

Après maintes années à incarner l’élite des producteurs de hip hop indépendants, Dj Vadim peut jouir d’une totale liberté et bénéficier d’une crédibilité sans faille à l’aube de chacun de ses projets. Si la facilité aurait voulu qu’il fasse appel à la crème du genre pour un impact médiatique encore plus grand, il a préféré regrouper ses plus proches collaborateurs pour former One Self, un véritable groupe sinon une révélation. Yarah Bravo (son épouse et Mc aux origines suédoise et brésilienne) et l’américain Blu Rum 13 (connu pour quelques galettes chez Jazz Fudge), complémentaires au possible et rencontrés sur la route lors d’une tournée avec ses Russian Percussion, sont ses deux partenaires ayant par le passé déjà posé leurs rimes aux côtés de TTC, Canibus, Luke Vibert ou Kid Koala. Ainsi, One Self est un projet cohérent avec une réelle alchimie quand les disques précédents de Vadim ouvraient leurs portes grandes ouvertes à une pléiade d’invités

Après les singles “Be Your Own” et “Bluebird”, voici enfin “Children Of Possibility”, l’album tant attendu du trio, un disque de hip hop certes mais très musical. Au total, douze titres qui ne dépayseront pas les plus fidèles du dj anglo russe mais qui semblent pensés dans leur ensemble, le bonhomme sachant dés la composition à qui ils étaient destinés. Et la recette fonctionne: le beat est un tantinet épuré mais furieusement efficace (”Over Expose”, “Sunshine”), la basse est lourde et s’éternise parfois tel un clin d’oeil volontaire d’un Vadim revivifié au dub (”Temptation”), aux musiques ensoleillées (”Trying To Speak”), mais à celles aussi du centre de Londres, ou il s’est fraîchement installé, touchées par la grace d’une sitar ou d’une guitare (”Fear The Labour”, “Cupid Smiling The Smile”, l’instrumental “SD2″). Et que dire quand One Self décide de puiser dans le charme de Yarah Bravo pour pondre des titres emprunts de soul comme “Unfamiliar Places” ou l’éternel tube “Bluebird”..

“Children Of Possibility” tient toutes ses promesses. Non seulement, Vadim, Bravo et Blu Rum 13 forment une alchimie parfaite mais nous éclaboussent d’un hip hop riche et positif, comme le souligne le titre de cet opus, marque de confiance envers la future génération. Alors si vous doutez encore de tenir là le disque hip hop de l’été, imaginez seulement vous lever le matin, ouvrir la fenêtre sur un ciel vierge de tous nuages, laisser parcourir un courant d’air frais et vous demander quelle serait alors la musique adéquate. Ne pas posséder ce disque, c’est un peu ternir vos prochains jours…

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Herbaliser - “Take London”

Take London[Album]
06/06/2005
(Ninja Tune/Pias)

Il aura fallu attendre trois ans pour que The Herbaliser reviennent, trois ans pendant lesquels ils ont ruminé un nouvel album qui n’allait certainement pas se gêner à pousser encore plus loin sa recette. Car à l’écoute de “Take London”, ces deux anglais nous font valser dans leur monde du hip hop, celui qui flirte innocemment avec l’electro, le dub (”Close Your Eyes”), le jazz (”Kittyknapper”), la funk, la soul (”Sonofanuthamutha”), le downtempo, qui rend un bel hommage au son sixties (”Song For Mary”, “Geddim’”, “8 Men Strong”), pour finalement ne devenir qu’un groupe à l’immense personnalité, reconnaissable entre mille. Peu peuvent se vanter de réchauffer leur musique ainsi à coups de cuivre, de varier les tempos pour plus de richesse, de jouer avec les ambiances pour plus de diversité. Alors forcément, quand, en plus, Jean Grae (qui souligne le hip hop avec “Nah’Mean, Nah’m'Sayin”, ou le génialissime “Generals” entre autres), Cappo (”Failure’s No Option”), Roots Manuva (décidemment toujours sans faille sur un “Lord Lord” passionnant) ou même Katerine (pour “Serge”, un surprenant mais bel et vibrant hommage à Gainsbourg) y vont de leur participation, pas de doute que ce nouvel opus sera aussi intemporel que les autres. Pas de mal étant donné qu’il est la suite on ne peut plus logique de “Something Wicked This Way Comes”. Alors, quitte à se répéter, autant pousser le bouchon un peu plus loin pour mériter sa crédibilité en donnant ce “Take London” au titre presque prétentieux. Ne leur cherchons donc pas de poux dans la tête, et disons le bien haut: ‘Take London” est sûrement leur meilleur essai! Puis tant qu’on y est, espérons que le futur nous contredise…

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One Self - “Bluebird”

Bluebird[Maxi]
23/05/2005
(Ninja Tune/Pias)

“Be Your Own”, il y a quelques semaines, était un fabuleux avant goût de l’album “Children Of Possibility” de One Self, nouveau projet de Dj Vadim, à venir le mois prochain. Depuis, on piaffe d’impatience et Outre Manche, les anglais doivent s’en douter et balancent aujourd’hui un deuxième Ep. “Bluebird” confirme et rend l’attente douloureuse. La recette magique de Vadim, Yarah Bravo et Blu Rum 13 fait mouche une nouvelle fois en restant fidèle à un hip hop chaleureux, épuré, accrocheur et bien pensé. C’est bien sûr le cas de “Bluebird” laissant échapper quelques riffs de guitare funky, une ligne de basse bien installée, et un refrain chantée par une Yarah Bravo un brin héliumisée. Suit l’instrumental, puis “Fear The Labour”, dans une même veine mais plus introverti, qui s’inscrit dans la pure tradition musicale de l’anglo russe. Pour finir, on a même droit à “Vision Of Visions” reprenant la même version que le précédent titre mais marqué par la participation de Tremendo, Mc espagnol. Pour les possesseurs de la version CD, le clip de “Bluebird”, en bonus, tourné à Barcelone vaudra également le détour. Le trio est désormais paré pour la sortie de son premier album, avant de passer nous voir en France dés la mi juin. A ne louper sous aucun prétexte, sur galette comme sur scène…

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Ammoncontact - “New Birth”

New Birth[Album]
23/05/2005
(Ninja Tune/Pias)

Six mois après un “One In a Infinity Of Ways” qui nous a complètement laissés indifférents, Ammoncontact revient nous proposer ce mini album intitulé “New Birth”, en majeure partie une oeuvre signée Carlos Nino qui se cache également derrière le projet Dwight Trible. Fabian Ammon, lui, est papa depuis peu et n’a donc pu prendre part à ce nouveau disque à hauteur de son compère. “New Birth”, même s’il s’inscrit dans une veine similaire, semble donc un peu plus réussi que son prédécesseur mais ne s’avère pourtant pas être un disque incontournable. Si les beats parviennent parfois à vous emballer grâce à leurs couleurs de temps à autres funkies, que l’ambiance jazzy instaure une atmosphère chaleureuse propice, seuls les “Naeem”, “A Satellite’s Return”, et “My People (feat Lil Sci de Scienz Of Life”) ponctuent agréablement ces neuf titres. Le reste est d’une simplicité rébarbative et bien trop plate pour qu’on s’y attarde.

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Mr Scruff - “s/t 59″

s/t[Album]
10/05/2005
(Ninja Tune/Pias)

Maintenant que Mr Scruff fait parler la poudre à chacune de ses sorties discographiques ou scéniques, il était grand temps de revenir en arrière, à ses débuts, histoire de reproposer au grand public les premiers morceaux du bonhomme, appelé alors Funky Scruff, sortis sur divers maxis, à l’époque chez Pleasure Records. Et cela, c’est Ninja Tune qui s’en charge évidemment en compilant quelques Eps pour une ressortie éponyme qui, vous vous en doutez, vaut le détour

Car on a le bonheur de remonter le temps au rythme des compositions de Scruff, comme pour mieux comprendre l’orientation actuelle de sa musique. “Frolic Ep Part 1″ ouvrait le bal en 1995 avec l’énorme tube “Chicken In a Box” et le tout aussi enjoué “Bass Baby”, tandis que “Frolic Ep Part 2″, sorti en 1996, dévoilait une face plus dub hip hop de l’anglais avec notamment le massif “Tubby Mechanical Friend”. Ce n’est qu’à l’été de cette même année que “Limbic Funk” ouvre la porte des influences plus jazzies chères à Scruff: “Bobby’s Jazz Pony”, “Night Time” et “After Time” envoient le bois mais gagnent en chaleur grâce, entre autres, à la participation de Josef Ward à la trompette et au clavier. La suite n’en sera que plus logique puisque le double Ep “Mr Scruff” enfoncera le clou en 1997 avec les terribles compromis que sont “Jazz Potato”, “Crisps”, “Bonce” et “Wail”

Si on ne peut douter aujourd’hui de l’efficacité de Scruff, on pouvait se laisser gagner par le doute à l’idée de se replonger dans ses premières productions. Beaucoup ayant tenté l’exercice n’ayant pas forcément renforcé leur image. Mais ici, le talent survole l’intégralité de cet opus au point qu’on est à deux doigts d’avoir une petite préférence pour ces quelques titres, bien loin du balbutiement. Recommandé à tous.

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One Self - “Be Your Own”

Be Your Own[Maxi]
04/04/2005
(Ninja Tune/Pias)

Si One Self ne vous dit rien, d’une ça ne va pas durer longtemps, de deux sachez qu’il s’agit d’un nouveau trio de chez Ninja Tune composé de Dj Vadim, son épouse Yarah Bravo et du Mc Blu Rum 13 déjà entendu au sein du crew Jazz Fudge. “Be Your Own” est leur premier single, annonçant un premier album intitulé “Children Of Possibilty” à sortir en juin prochain. Vous vous en doutez déjà, ici la tendance est au hip hop. Mais pas seulement. Les influences soul sont également évidentes, comme on peut l’entendre sur ce premier single décliné en quatre versions

Musicalement épurée mais dotée d’un groove implacable, la version radio (et sa rythmique indo arabique) fait mouche et montre toute la dextérité et l’adéquation des flows de Yarah Bravo et Blu Rum 13 avec la production maison. Moins expérimental que les exercices solo de Sieur Vadim, One Self, dont chaque titre nait de l’autarcie du trio, transpire quand même le style reconnaissable du dj anglo russe, ici plus ordonné, plus direct, pas si loin du remix accordé aux frenchies de Bunzen pour ceux qui auraient eu la chance de l’entendre. Amp Fiddler propose ici deux mixes de “Be Your Own”, vous laissant le choix entre un doux piano ou un synthé façon P-funk. Vadim, entre temps, nous gratifiera d’un long remix à base de percussions pour une couleur finale plus tribale

Attention révélation! “Children Of Possibility”, album à paraître, risque bien d’être une des plus belles surprises de l’année de la part du label phare d’outre Manche. “Be Your Own” l’annonce ainsi haut la main. C’est avec les mains moites que l’on commence une longue attente…

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Daedelus - “Exquisite Corpse”

Exquisite Corpse[Album]
07/03/2005
(Ninja Tune/Pias)

En solo ou par le biais de collaborations diverses, Daedelus est parvenu à atteindre la fine fleur de la scène electro hip hop. Toujours un brin halluciné, il revient avec un nouvel album, ce “Exquisite Corpse” complètement barré et conceptuel pour lequel une attention totale est…impossible. Certes, ce disque est d’une richesse incontestable, les clins d’oeil sont innombrables mais s’enchaînent sans véritable cohésion, du moins dans le cadre d’un concept bien flou. Parfois mélodique tout en jouant l’expérimentation, Daedelus nous entraîne dans un monde ou le suivre relève de l’exploit. Heureusement, quelques invités viennent ponctuer ces quatorze titres et nous permettent de nous raccrocher à du concret. Ainsi, MF Doom, Mike Ladd, Prefuse 73 ou TTC entre autres font figure de balises Argos rêvées. Vous conseillez cet album serait donc osé, on vous encouragera donc seulement à vous faire votre propre avis. Des fois que vous seriez aussi barjots que lui…

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Amon Tobin - “Splinter Cell Chaos Theory”

Splinter Cell Chaos Theory[Album]
07/02/2005
(Ninja Tune/Pias)

On vit dans un nouveau monde. Un monde ou le virtuel fait rêver. En ce nouveau siècle, les jeux vidéo semblent faire la nique au cinéma et surtout à la musique. Pas étonnant donc que le monde du disque s’associe avec cette industrie mais surtout qu’un artiste comme Amon Tobin, toujours en avance avec sa musique qualitative et intemporelle, fasse partie d’un tel projet. Et on avance avec lui. Désormais, les accompagnements sonores synthétiques n’ont plus lieu d’être et s’effacent devant ce “Splinter Cell Chaos Theory Soundtrack”, bande sonore du troisième volet du jeu du même nom (référence ultime en matière d’espionnage) tout droit issue de l’imaginaire du canadien

La concurrence était pourtant rude. Face à des compositeurs de la trempe de Lalo Schiffrin, c’est bien à Amon Tobin qu’est revenue la tâche de remodeler les ambiances d’un jeu incontournable déjà auparavant. Malgré le peu d’expérience du bonhomme dans ce genre de projet, nous ne sommes pas plus surpris étant donné son electro prédestinée. Et le résultat ne pouvait pas être que modeste. Comme à son habitude, Amon Tobin ne déçoit pas et s’adapte admirablement aux attentes d’Ubisoft pour aboutir sur une véritable bande son digne de ce nom. Le savoir faire est toujours là, le canadien dissèque et maltraite les sons produits à partir d’instruments acoustiques. Tout cela façonne une homogénéité certaine donnant à ce disque un aspect conceptuel plus qu’un enchaînement de titres

Amon Tobin pond ainsi ce que l’on peut considérer comme un nouvel album fort réussi. Qui en plus s’avère être une publicité rêvée pour la sortie du jeu prévu le 31 mars prochain. Ce disque nous plonge en tous les cas dans son ambiance et, que vous soyez amateurs de jeux vidéo ou non, on vous conseille vraiment de jeter au minimum un oeil dessus. C’est seulement là que vous prendrez la mesure du travail accompli par Amon Tobin. Indispensable.

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Airborn Audio - “Good Fortune”

Good Fortune[Album]
01/02/2005
(Ninja Tune/Import)

Disons le sans détour, même si Beans a distribué quelques bons titres depuis la disparition d’Antipop Consortium, c’est bien le grand retour de High Priest et de M Sayyid, ponctuellement épaulés par Earl Blaize, qui était fortement souhaité. Les deux compères réapparaissent donc au mieux de leur forme sous le nom de Airborn Audio, avec un premier album “Good Fortune”, pour un hip hop d’une autre ère, toujours aussi imprévisible, pointu, et novateur. Comme Antipop, il sera bien difficile de plagier Airborn Audio…même si certains s’y risqueront. En vain. Car on s’en doutait, ici pas de limite. Les deux new yorkais nous pondent la musique d’ascenseur du 23ème siècle. Les versions sont posées, volontairement confuses et sombres, clairement électroniques et souvent autant minimales que mélodiques comme pour simplement accompagner les deux flows, efficaces au passage, des deux protagonistes. “Good Fortune” est tout bonnement un album qui n’aurait pu sortir de l’imagination de quelqu’un d’autre que High Priest ou M Sayyid, tant il est clairement une suite logique du travail effectué avec Antipop Consortium, et marqué par ce savoir faire inégalable. Dans une ambiance glaciale mais incroyablement captivante, là ou accompagné de Beans il perdait parfois l’auditeur, Airborn Audio captive et détient l’incroyable talent de rendre l’expérimental accessible. Fans d’Antipop Consortium ou non, ce premier opus, pour l’instant uniquement disponible sur le marché américain, est une expérience aux allures interdites que l’on adorera régulièrement tenter. Impressionnant. D’ailleurs, à l’écoute de ce disque, Beans ne nous aura pas manqué une seule seconde. Ca veut tout dire..

Ecoutez des extraits sur le site du groupe

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