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MF Doom compile la série “Special Herbs” en vinyl!

mfdoom

Bonne nouvelle pour les aficionados du Mc masqué et d’instrumentaux hip hop, la célèbre série “Special Herbs” signée MF Doom va sortir en édition vinyl deluxe le 1er février prochain à l’initiative des labels Nature Sounds et Fat Beats. Tous seront regroupés dans une box comprenant les neuf volumes en pochettes argentées, un poster, une carte de téléchargement pour l’intégrale agrémentée de dix titres additionnels, ainsi qu’un 45t. Vinyl addicts, ne manquez pas l’occasion.

Jay Dee - “Jay $tay Paid”

jay180Album
(Nature Sounds)
25/05/2009

Encore une énième compilation à la mémoire de J Dilla. Voilà comment pourrait être perçu ce «Jay Stay Paid». Car, il est vrai que depuis la mort du producteur de Détroit, tous les projets qui lui ont été consacré n’ont pas été que des réussites. Il en est souvent ainsi lorsqu’un grand artiste s’éteint, les vautours ne sont jamais loin. Lire la suite…

Pete Rock - “NY’s Finest”

NY's Finest[Album]
26/02/2008
(Nature Sounds/Import)

Par soucis de concision, on évitera ici de retracer l’itinéraire exemplaire de Pete Rock, précurseur et précepteur de bientôt quarante ans dont la carrière prend forme avec C.L. Smooth au début des 90’s. Rappelons simplement à ceux qui l’ignorent que Peter Phillips, à l’égal de Marley Marl et Dj Premier, a depuis longtemps acquis ses lettres de noblesse à force d’oeuvrer à la construction du “son new-yorkais”, caractérisé entre autres par le sampling de disques soul, avec un sens de l’humilité propre aux beatmakers de la Grosse Pomme. Maniant également le micro de temps à autre, il célébre aujourd’hui les dix ans de sa première tentative solo (”Soul survivor”) avec la sortie de ce “NY’s Finest” qui, comme son nom l’indique, fait la part belle aux valeurs sûres de la ville qui ne dort jamais

Bien entouré d’un bout à l’autre de ces quinze titres, Pete Rock étale son savoir-faire pour s’adapter tantôt à la nonchalance de Jim Jones (”We Roll”), tantôt aux rafales textuelles de l’auto-proclamé “sauveur du Hip-Hop” (”Comprehend” feat. Papoose), le tout sans s’éloigner d’une marque de fabrique rodée par le temps, alternance de samples funk/jazz réhaussés d’une ligne de basse omniprésente, ni s’interdire des incursions plus inhabituelles comme le reggae de Chip Fu & Rene sur “Ready Fe War”. Dans un registre laid-back qu’il affectionne, Pete Rock récite tranquillement sa leçon et laisse aux mc’s plus ou moins inspirés le soin de se démarquer. Mais entre les bonnes performances de Royal Flush et Little Brother (”Questions”, “Bring Y’all Back”), la présence anecdotique de Raekwon et Masta Killa (”The PJ’s”), l’instru assommante signée Green Lantern (”Don’t Be Mad”) et le featuring sirupeux avec Rell (”That’s What I Am Talking About”), on peine à s’y retrouver et l’on s’étonnerait presque de voir Pete Rock signer le meilleur couplet de l’album (”‘Till I Retire”)

A l’heure où beaucoup parlent du faible intérêt et même du déclin de la scène New-Yorkaise, on peut regretter de voir qu’un producteur de la trempe de P.R. mette encore son talent au service d’instrus soul/jazz dont il a fait le tour, et à la disposition d’artistes déjà lancés. Exception faite de Papoose, si en 2008 le “NY’s Finest” se résume à Redman, Masta Killa, The LOX et consorts, c’est qu’effectivement la question de l’avenir se pose plus que jamais. Avec la sortie de ce quatrième album solo tourné vers le passé, certains pourraient bien reprocher à Pete Rock de céder à la facilité à défaut de se renouveler. Et rien ne dit qu’ils aient tort

Ecoutez un extrait ici.

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Mf Doom - “Special Herbs - The Box Set”

Special Herbs - The Box Set[Album]
20/02/2006
(Nature Sounds/Nocturne)

Si vous visitez régulièrement les bacs vynils de vos disquaires, vous avez peut-être déjà vu passer quelques volumes de la série “Special Herbs” de Metal Fingers, alias MF Doom, sans vraiment savoir de quoi il s’agissait. Vous y avez peut-être été encore plus attentifs depuis que le MC masqué voit sa renommée décuplée depuis ses participations à l’album de Gorillaz et surtout de l’incontournable Dangerdoom en compagnie de Dangermouse. Peut-être ignoriez-vous aussi que Doom était aussi un producteur de talent. C’est bien de cela dont il s’agit avec cette série comprenant déjà dix volumes que, comme nous, vous avez eu bien du mal à suivre durant la décennie passée. Et pour cause, c’est l’une des plus longues que le hip hop connaisse à l’heure qu’il est. Celle de la séance de rattrapage a donc sonné avec ce triple CD, long mix plus ou moins abrupte de 72 versions très classiques et parfois soul, érigé par le bonhomme lui-même. N’allez donc pas chercher à reprendre une sévère dose de flow atypique car ici, ce sont plus de deux heures d’instrumentaux au menu, sans compter ce troisième disque non mixé avec une dizaine de productions inédites de KMD, son ancien groupe ou il officie aux côtés de son frère Sub Roc décédé depuis. Un must pour tous les fans de MF Doom qui devront se jeter dessus sans attendre puisque cet objet tant convoité n’est tiré qu’à 7500 exemplaires dans le monde.

Hunter / Chinna Smith / Ranglin - “Earth Tones”

Earth Tones[Album]
01/12/2005
(Nature Sounds/Nocturne)

“Earth Tones” est un album original, même s’il serait exagéré d’aller jusqu’à parler de concept, du fait qu’il regroupe trois maîtres de la guitare issus d’horizons musicaux différents. Charlie Hunter manie la huit cordes comme pas deux, y joue autant la basse que les mélodies complexes du jazz, et son originalité ne fait qu’accroître sa renommée au point de mériter le surnom de “phénomène musical”. Earl Chinna Smith et Ernest Ranglin, eux, ne sont “seulement” que deux des guitaristes reggae références. Le premier est crédité sur plus de 400 albums de reggae, pour certains des classiques, et a collaboré avec les plus grands, de Marley à Lee Perry en passant par Burning Spear et Dennis Brown. Ernest Ranglin vient plutôt du mouvement ska. Il officie depuis le début des années 40, est passé du reggae au jazz pour finir par collaborer avec Monty Alexander ou St Germain, et possède ce son personnel que l’on reconnaît quel que soit le style abordé. Réunir ces trois talents n’aura pourtant pas été chose facile et aura demandé du temps. Voilà donc trois générations enfin ensemble pour la première fois, auxquelles s’ajoutent Shawn Pelton (batteur de Saturday Night Live) et Manolo Badrena (Weather Report), sorcier des percussions. Donc forcément, tout cela a de quoi impressionner. Mais ce genre d’album ne s’avère malheureusement pas toujours le plus réussi. Pour être franc, ce “Earth Tones” alterne le bon et le moins bon. Si des titres comme “Long Bay”, pourtant signé Smith, “Mestre Tata”, malgré la dextérité de Ranglin, sonnent presque comme de la médiocre musique de salle d’attente, d’autres comme “What I Am”, hit d’Eddie Brickell, “I’ve Got The Handle” (Heptones), “Fade Away”, “Passion Dance” (McCoy Tyner) ou même cette reprise sans prétention de “Rivers Of Babylon” parviennent à faire leur effet. “Earth Tones” ne sera donc certainement pas un grand classique, mais pourra sans mal ravir les amateurs de guitare, de préférence reggae. Car Smith et Ranglin semblent ici s’entendre à merveille. Hunter faisant parfois office de cheveu sur la soupe…

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Omega One - “Lo-Fi Chronicles”

Lo-Fi Chronicles[Album]
25/11/2005
(Nature Sounds/Nocturne)

Omega One n’est pas né de la dernière pluie. Son expérience au sein de la scène hip hop en tant que producteur et beatmaker parle pour lui, tout comme ses collaborations avec Aesop Rock, Blockhead, Pharcyde, et Cannibal Ox, entre autres. Alors évidemment, la sortie de ce “Lo-Fi Chronicles” ne passe pas inaperçue, d’autant plus qu’il est majoritairement instrumental et que ce genre d’exercice s’avère malheureusement aussi souvent loupé qu’il est périlleux. En effet, il est loin d’être évident de passer du stade de catalogue de beats déstinés à être utilisés par divers Mcs à celui d’un véritable opus instrumental et cohérent qui puisse s’écouter du début à la fin sans ennuyer l’auditeur, tels ceux de Shadow ou RJD2. Ici, Omega One semble marcher sur le fil qui sépare ces deux catégories et reste encore bien éloigné de ces deux références. Autant certains morceaux sont vraiment très intéressants, notamment par l’utilisation d’une large palettes de samples variés, autant d’autres peuvent sans exagération être balancés aux oubliettes tant le manque de relief peut parfois leur faire cruellement défaut. Nous oublierons donc vite ceux-là pour plutôt s’attarder sur les titres les plus réussis (”Body Double”, le trop court “T.a.B”, l’aquatique “Paper Bag Boxer”, le multi ethnique “The Hashishin”), proches du downtempo et des ambiances cinématographiques propres à un certain…Blockhead. “Lo-Fi Chronicles” avance donc trop en dents de scie pour rester graver dans les mémoires. La preuve avec les deux titres chantés (”I Want It All” feat I Self Divine, et “Coup d’Etat” feat LoDeck) qui prouvent à eux seuls que la musique d’Omega One est plus à son aise lorsqu’elle est utilisée comme support. A écouter quand même.

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Various Artists - “The Prof In… Convexed”

The Prof In... Convexed[Album]
30/01/2004
(Nature Sounds/Import)

Agé d’une vingtaine d’années seulement, The Prof semble déjà avoir pas mal de choses à nous apprendre. Parfaitement épaulé par la crème des mc’s du East Coast underground (MF Doom, Cannibal Ox, Aesop Rock, I Self Divine, Zion-I entre autres), c’est une incontestable leçon d’efficacité que nous inflige ce jeune producteur sorti de nulle part. N’attendez pas de lui trop d’audace, The Prof se contente de servir aux différents rappeurs des instrus sur mesure à la hauteur de la virtuosité de leurs flows

Peu de temps morts, de toute façon dérisoires comparés aux moments forts de l’album, à commencer par le fulgurant “Spinning” sur lequel Zion-I déroule son phrasé grinçant transcendé par une boucle de corde heurtée et entraînante. Un vrai bonheur. La disparité des styles des intervenants insuffle une dynamique évidente au projet, évitant la monotonie et assurant un renouvellement permanent. A ce titre, on appréciera à sa juste mesure le très enlevé “I Say Yo” interprété par les énigmatiques Ancient Coins sur une boucle basée sur une seule et même note jouée en continu. Bluffant. Aesop Rock (”Numb”), MF Doom (”Bells of Doom”, “All Outta Ale”) ou encore Cannibal Ox (”Handle That”) s’en donnent à coeur joie sur des sons en parfaite adéquation avec leurs styles respectifs. Chaque rappeur hérite de l’espace nécessaire à sa prestation microphonique et tous s’en tirent avec les honneurs, notamment le revenant Masta Killa, ancien du Wu, sur “The Day After” et son ambiance martiale à souhait

Certains reprocheront (à juste titre) le manque de personnalité des instrus concoctées par The Prof, mais ne nous y trompons pas, il s’agit plus ici d’un exercice de style exécuté avec brio qu’un véritable album. Attendons donc sa future collaboration avec MF Doom (The Prof meets The Supervillain) pour juger de son talent. Pour l’heure, The Prof se limite à une démonstration de ces indéniables qualités, et croyez moi c’est bon à prendre

Tracklisting

“Bells of Doom” - MF Doom”In The Hood” - Vordul Megilah & Carnage”I Want It All” - I Self Devine”Come On Now” - Sean Price feat. Mr. Eon”Spinning” - Zion I“Never Gonna Hurt Again” - Vordul Megilah”The Day After” - Masta Killa”Black & White” - Timboking & RA The Rugged Man”Night Breed” - Space”I Say Yo” - Ancient Coins”Handle That” - Cannibal Ox“Numb (To The Guns)” - Aesop Rock“All Outta Ale” - MF Doom”Dro Grown” - Count Bass-D”I Smoke” - Bootie Brown of Pharcyde”Earth Girls” - Space”The Snitch” - Armel & Ancient Coins”Old School” - Tracy 168 (skit)”Middletown, NY” - Cage“Aloha” - Timboking & Young Brook

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