Mount Eerie

Mount Eerie

(USA)

(4 articles)

Mount Eerie va compiler singles et raretées

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C’est un constat unanime: chaque nouvel album de Mount Eerie, projet folk et lo-fi de Phil Elverum, élève un peu plus le niveau et souligne un songwritting qui ne cesse de gagner en qualité. Alors que, de ce fait, il faudra prévoir une plus longue attente entre chaque disque, le bonhomme n’en reste pas moins silencieux

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Mount Eerie - “Wind’s Poem”

mount180Album
(PW Elverum & Sun)
17/08/2009

Ce n’est pas la première fois qu’on vous le dit, ce mec est barge… Après s’être enfermé pendant des semaines dans une cabane lors de l’hiver 2002/2003 pour “Dawn“, Phil Elverum, puisant depuis toujours son inspiration dans les éléments de la nature, a cette fois voulu faire parler le bruit du vent dans les arbres. Lire la suite…

Mount Eerie - “Dawn”

Dawn[Album]
01/11/2008
(P. W. Elverum & Sun/Differ Ant)

Phil Elverum n’est pas tout seul dans sa tête. C’est en tous les cas ce qui a été constaté suite aux multiples écoutes de The Microphones et Mount Eerie, les deux projets auxquels il s’adonne très activement depuis quelques temps. Tous deux sont de véritables intrusions dans son esprit, et “Dawn”, toute dernière ligne de sa longue discographie, fera certainement l’objet d’une attention toute particulière tant il est riche d’enseignements. Notamment parce qu’il est né pendant une de ses périodes créatrices les plus intenses, pendant cet hiver 2002/2003 que notre homme a passé dans une cabane, au nord de la Norvège, à (ré)enregistrer cette petite vingtaine de titres de la manière la plus simple qui soit, avec seulement sa voix et sa guitare. Il a aussi beaucoup écrit et dessiné… Tant de choses qu’il rassemble et que l’on retrouve dans l’édition particulière de “Dawn”, au sein d’un bouquin de 144 pages, ou de manière plus épurée dans un vynil au packaging soigné. Dans les deux, dix neuf ballades acoustiques, et parmi elles, quelques un des plus beaux titres qu’Elverum ait écrit, inédits ou non. Car, en effet, si quelques uns n’avaient encore jamais existé avant cet hiver particulier, la majorité a déjà ponctué la discographie de Mount Eerie ou The Microphones, parfois seulement sur quelques disques live. Mais à l’occasion de cette remise en boite dans leur plus simple appareil, aucun n’y a égaré cette beauté mélancolique qui transpire tout au long de ce disque, et plus généralement de son oeuvre toute entière. Surtout pas les quelques douceurs que sont “With My Hands Out” et “Voice in Headphones”, déjà au tracklisting du récent “Lost Wisdom” avec Julie Doiron, ou “Woolly Mammoth’s Mighty Absence” et le sublimissime “Great Ghosts” rappelant encore une fois la voix suave de Markus Acher (The Notwist). Mais “Dawn”, magnifiquement intimiste, sans longueur ni lourdeur, est à prendre dans son intégralité, s’avale d’un trait, et restera ainsi longtemps tout en haut de la pile de vos disques folk favoris

Ecoutez un extrait ici.

Mount Eerie - “No Flashlight”

No Flashlight[Album]
18/12/2006
(Play Rec/Import)

Si le nom de Mount Eerie ne vous dit rien, peut être que celui de The Microphones vous parlera un peu plus. Car c’est seulement en 2002 que Phil Elvrum, ce songwritter américain de génie à peine trentenaire, a définitivement décidé d’évoluer sous ce nom, laissant The Microphones et sa discographie derrière lui. Pourtant, ce natif de l’état de Washington, au nord-ouest des Etats Unis, s’était rapidement fait un nom au point de se voir attribuer le qualificatif d’”incarnation même de la scène indépendante américaine”. Ses trois premiers albums sont semble t-il devenus des classiques outre Atlantique, notamment “The Glow Pt 2″, élu album de l’année 2001 par Amazon ou le plus crédible Pitchfork. Même une signature sur le prestigieux label indépendant K Records (Beck, Modest Mouse) ne lui aura pas suffi pour ne pas repartir de zéro. Peu importe, le bonhomme n’a rien perdu de son talent, à en croire ce “No Flashlight”, deuxième album sous le nom de Mount Eerie

Inspiré depuis toujours par la nature et plus particulièrement les montagnes, la lune et l’univers, Phil Elvrum accouche ici d’un album aux apparences trompeuses. En effet, il faudra passer cette impression de marginalité et de monotonie des premières écoutes, pour entrer dans son univers et y déceler toute la richesse. Incontestablement, cet Américain possède quelque chose d’atypique, quelque chose de spécial lui attribuant une forte personnalité et une véritable emprise sur l’auditeur ayant la volonté de creuser un peu son répertoire. Elvrum n’est pas un chanteur/guitariste comme les autres. Il possède une voix à la fois douce, sensible et prenante, rappelant parfois fortement celle de Markus Acher des Allemands de Notwist (”Stop Singing”, “Waterfalls”, le magnifique “I Hold Nothing”). Bel atout, mais rien de forcément révolutionnaire jusque-là. Sauf qu’à chacun de ses titres, notre homme plante un décor appliqué qu’il peint dans son home studio. Et cela, qu’il soit minimaliste, atmosphérique et mélancolique (”I Know No One”, “No Inside, No Out”, “Where?”), qu’il laisse s’échapper quelques bribes de saturation (”The Moan”), ou qu’il joue d’originalité (la grossière couleur salsa de “The Universe Is Shown”, l’oppressant “What?”, les percussions de “2 Lakes”, “2 Mountains” et “The Air In The Morning”)

“No Flashlight”, et sa petite vingtaine de titres déposés en trois gros quarts d’heure, porte bien son nom. D’une part, parce que Phil Elvrum ne sera certainement pas avec ce disque la prochaine égérie du grand public. D’autre part, parce que derrière ses allures glauques et soporifiques, il se révèle d’une beauté frissonnante. Les Américains ne se sont donc pas trompés, Mount Eerie est un diamant qui ne scintille que dans l’obscurité

En écouteI Hold NothingWhat?

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