Mike Ladd

Mike Ladd

(USA/New York)

La créativité débordante de Mike Ladd l’a hissé au rang des artistes imprévisibles. Tantôt hip hop avec des projets tels que Infesticons (Big Dada), tantôt expérimental avec ses projets solo, l’homme est devenu incontournable de par ses diverses collaborations dans le monde de la musique. Inclassable et novateur mais néanmoins accessible, Mike Ladd est parmi les artistes contemporains les plus intéressants en compagnie de Saul Williams et consorts.

(10 articles)

Mike Ladd rompt 5 ans d’absence avec un Ep gratuit

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Après cinq années durant lesquelles il n’avait plus sorti une seule référence sous son propre nom, Mike Ladd revient avec “Kids And Animals”, un nouvel Ep chez Marathon of Dope à télécharger gratuitement. Au menu, sept titres produits par Speed Dial 7, Soulmento, Charles Vetter et Mike Ladd lui-même. C’est ici, tout de suite et maintenant.

Mike Ladd - “My Kidz” (music video)

Interview - Mike Ladd, un poète sans peur et sans reproche

Interview - Mike Ladd, un poète sans peur et sans reproche

Artiste visionnaire, pionnier du mélange des genres, Mike Ladd clôture la guerre opposant les Infesticons et les Majesticons avec un troisième volet intitulé “Bedford Park”. Dix ans après avoir entamé cette trilogie, il était temps de faire le point et d’en savoir un peu plus sur lui. Rendez vous donc avec un Américain à Paris pour un entretien fleuve…

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The Infesticons - “Bedford Park”

infest180Album
(Big Dada)
24/05/2010
Punk blues hip hop

Dix ans après avoir ouvert sa trilogie concept, Mike Ladd la clôture avec “Bedford Park”, un troisième volet qui vient mettre fin à la guerre opposant Infesticons - les oubliés de notre société - et Majesticons - faux riches victimes de la consommation à outrance. Alors que, refroidis par sept ans de total silence, nous finissions par croire que l’histoire ne prendrait jamais fin, le new yorkais fait enfin ressortir les premiers de leur bunker. Sauf que le combat est achevé depuis des lustres, et que plus personne ne se souvient à quel clan il appartient.

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Mike Ladd redonne vie aux Infesticons

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C’est quand même une putain de bonne nouvelle! Le 12 avril prochain, sur Big Dada, sortira “Bedford Park”, le troisième et dernier volet des Infesticons, trilogie concept imaginée par Mike Ladd depuis 2000.

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Anarchist Republic Of Bzzz

anar180Album
(Sub Rosa)
11/2009
Slam terroriste

Vous vouliez un disque totalement barré mettant aux prises quelques uns des musiciens les plus atypiques de notre époque? Ne cherchez plus, “Anarchist Republic Of Bzzz”, collectif secrètement émergé au début des années 2000, sort chez Sub Rosa et répond à la couleur pointue bien connue du label. Et pour cause, cette sortie est le fruit d’une rencontre totalement improbable

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Mike Ladd - “Father Divine”

Father Divine[Album]
23/01/2006
(Roir/Spirale)

Quelle oreille avertie ne connaît pas encore Mike Ladd? Après des albums comme “Welcome To The Afterfuture” et la série “Infesticons/Majesticons”, le new yorkais s’est vite affiché en artiste novateur et fer de lance d’une scène aujourd’hui très présente et débordante de créativité. Avec le temps, Ladd a évolué, s’est construit son propre univers musical au point de finir par être considéré comme le Beck de la black music. Forcément, cela ne va pas sans disséminer son auditoire le plus fidèle, qui ne l’a pas toujours suivi sur ses plus récents opus. Mais quand Mike Ladd sort un album, personne ne peut s’empêcher d’y jeter une oreille tant il peut s’avérer imprévisible. “Father Divine” ne déroge pas à la règle, sans compter qu’il est né du profond respect de l’artiste envers le catalogue Roir qui a vu éclore de somptueux disques comme ceux de Bad Brains ou Suicide entre autres

“Father Divine” est donc très nettement marqué par le son typique, analogique et compressé de Roir, tout comme l’évolution du bonhomme, aujourd’hui résident parisien, marié et père de famille. Certains thèmes, comme celui de la gente féminine, sont plus facilement abordés par Mike Ladd (”Barney’s Girl”, “Murder Girl”) qui possède désormais assez de recul sur sa propre vie pour pouvoir en parler sans difficulté (”Apt C2″). Musicalement maintenant, “Father Divine” est certainement l’album le plus engagé, le plus sale mais le plus fun de sa discographie. Certains titres rappellent donc la grande époque du hip hop novateur (”Apt C2″, “Awful Raw”, “Ike Turner Dub”); beaucoup marient le dub, le punk dans un registre instrumental fidèle au concept (”Crooner Island”, “Black Rambo”, “Water Bomb”, “Murder Girl”, “The Last Sea”). Le côté expérimental, lui, est toujours évidemment omni présent, d’autant plus que Priest (Antipop Consortium), Badawi, ou Gymkhana sont venus lui prêter main-forte

C’est donc avec surprise qu’on sera amené à classer ce “Father Divine” parmi les opus les plus marquants de la discographie de Mike Ladd. Ici, tout y est, dans une mesure toujours bien équilibrée. Le néo-parisien semble donc avoir définitivement trouvé une maturité qui l’empêche de tomber dans l’excès. Mais il faudra encore attendre un prochain album pour être complètement persuadé que le concept ne l’ait pas ici sauvé

Ecoutez l’album ici

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Mike Ladd - “Nostalgialator”

Nostalgialator[Album]
26/07/2004
(K7/Pias)

Que les mécontents de l’épisode “Majesticons” ne se fassent pas un avis trop rapidement sur ce nouvel album du petit génie new yorkais. Car les deux volumes hip hop sortis chez Big Dada sont bien loin de résumer tout le talent de Mike Ladd en matière d’innovation musicale. Ceux qui se souviennent plutôt de son “Welcome To The After Future” ne seront pas surpris par la grande ouverture d’esprit de “Nostalgialator”

Mike Ladd se fout des barrières et noie insolemment les contrastes avec une musique de ce fait très personnelle. Il n’est pas comme tout le monde, ne surfe pas sur les modes, ne répond à aucune étiquette mais s’occupe uniquement de mettre sur bande les multiples idées lui passant par la tête. Peu importe de ce qu’en pensera le public ou le label. Avec ce premier volume, puisqu’il est ici question d’une série, Mike Ladd se veut un échappatoire au monde stressant, à ce qu’il appelle lui même “l’après futur”. Mais cet album s’avère être bien plus qu’un divertissement, plutôt un pied en avant dans l’évolution de la musique. Quel artiste aujourd’hui réunit sur un seul disque des influences aussi variées que le hip hop, la pop, le punk, l’electro, le slam, ou le blues? Une telle audace qui lui permet d’accoucher de titres aussi atypiques que “Black Orientalist”, “Wild Out Day” ou “Sail Away Ladies”, à citer parmi les quelques leçons que contient cet opus

Peu vous diront avoir accroché sur tous les titres de ce disque tant Mike Ladd ne s’y répète jamais deux fois. Chaque plage est comme une expérience et doit, à chaque fois, être abordée l’esprit neutre. De ce fait peu homogène, il n’empêche que “Nostalgialator” doit être considéré comme bien plus qu’un disque, mais comme la vitrine d’un esprit qui explose les stéréotypes, une oeuvre qui prouve que l’originalité a encore sa place dans les bacs de disques. Mike Ladd est un sorcier à la potion provocante.

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Mike Ladd - “Wile Out Day/Jet Pack”

Wile Out Day/Jet Pack[45_T]
10/03/2003
(K7/Pias)

Mike Ladd ne prend jamais de vacances. Le deuxième volet de sa trilogie terminé, il s’attaque désormais à la promotion de son prochain album solo à sortir chez K7 avec ce premier 45t censé présenter sa nouvelle orientation musicale

Deux titres composent ce support court. “Wile Out Day” lance les hostilités avec son influence punk. La version suit un rythme des plus énergiques et entraînants proche de l’electro, se compose de sonorités électriques et cuivrées tout en gardant une vibe hip hop flagrante appuyée par un flow qui débite au maximum et dégage une hargne communicative. Le second morceau, “Jet Pack”, se rapproche un peu plus de ce que l’on a pu dernièrement entendre sur l’album “Majesticons”, à savoir un hip hop funky décontracté souffrant clairement d’un manque d’originalité par rapport au premier titre

Le trop grand contraste entre ces deux titres ne nous permet pas de qualifier le nouveau visage artistique de Mike Ladd dont les nombreuses influences et l’ouverture d’esprit nous promettent encore de belles surprises comme l’illustre à merveille “Wile Out Day”. Une chose est sûre, le travail de composition du new yorkais méritera encore le détour et succèdera sûrement dignement à l’afterfuture..