Mei Tei Sho
Mei Tei Sho

Mei Tei Sho

(France/Lyon)

" la musique transcende les barrières de la langue et de la culture quand les hommes se reconnaissent tout simplement comme des êtres d’émotion. "

(6 articles)

Mei Tei Sho - “Take a Ride”

mei180Album
(Yotanka)
23/03/2009

Annoncer la fin de Mei Tei Sho, comme nous l’avions fait il y a trois ans, était partir un peu trop vite en besogne. Ce qui est sûr, c’est que le navire aura pour le moins tangué ces dernières années. Notamment en raison du départ définitif de Sir Jean, son charismatique frontman, laissant seule à bord la base rythmique du combo, soit le bassiste Boris Kulenovic et le batteur Germain Samba. A eux deux, placés dans l’ombre de l’énergie dégagée par leur ancien leader, et grâce à leur science rythmique affûtée, ils ont toujours su guider le groupe vers des eaux musicales difficilement identifiables, de l’afro rock au jazz en passant par le dub, le funk, le hip hop ou la soul. Ce n’est donc pas une fois la tempête passée que les choses vont maintenant changer. Lire la suite…

Mei Tei Sho - “Dance & Reflexion”

Dance & Reflexion[DVD]
16/10/2006
(Jarring Effects/Discograph)

Ce n’est pas sans une certaine tristesse qu’on apprenait au printemps dernier la fin programmée de Mei Tei Sho, c’est ovni musical que la France a vu naître en 1998 et qui, au fil des ans, n’a cessé de renforcer son empreinte au point qu’il a toujours été impossible de vraiment qualifier sa musique. Jazz, funk, electro, dub, afro rock, hip hop, soul sont savamment mélangés dans cette marmite dont le seul mot d’ordre est l’émotion. Car qu’on aime Mei Tei Sho ou non, on s’en souvient, surtout si on a déjà eu l’occasion de les voir sur scène, là ou la transe s’installe à condition qu’on y soit réceptif. Ce fut le cas pour nous et pour d’autres. Quel bonheur donc d’avoir droit aujourd’hui à un document saisissant, sorte de point final d’une carrière conduite avec une certaine atypie

“Dance & Reflexion” ne pouvait être plus complet. Un CD proposant plus d’une heure de ces titres interprétés au Transbordeur de Lyon reprend les meilleurs morceaux de la discographie des lyonnais. Ceux-là qu’on retrouve encore plus nombreux sur le DVD qui l’accompagne, réalisé par Stéphane Bloch (également auteur de “L’Opéra Des Loups” de Bérurier Noir), et qui fait tout l’intérêt de cette nouvelle sortie estampillée Jarring Effects. Car Mei Tei Sho avait déjà sorti un live il y a quelques années, mais jamais il ne s’était invité dans le salon des Français qui, enfin, pourront déguster ces treize titres, ces prestations scéniques ou la finesse, le groove, et l’énergie sont mariées comme rarement, et durant lesquelles on appréciera tout particulièrement le travail de lumière et l’imposante présence de Jean Gomis, chanteur de la formation

Mais, cerise sur le gâteau, Mei Tei Sho, qui revient lui-même sur sa carrière lors d’un sujet d’un quart d’heure, ne pouvait pas occulter deux des principaux souvenirs de sa courte vie. Le Lyon Calling Tour d’abord, tournée européenne de 23 dates sur 17 pays, qu’il partagea avec High Tone et le Peuple De l’Herbe, retracé ici durant vingt minutes à coups d’interviews, d’images live, d’anecdotes, de souvenirs et d’émotions partagées. Sandaleya ensuite: cette collaboration avec les Égyptiens de Ganoub, jusqu’à maintenant jamais diffusée auprès d’un large public, et qui se révèle aussi instructive qu’émouvante. Pendant près d’une heure, ces acteurs de deux générations différentes reviennent sur leur rencontre, leurs parcours à travers la France et l’Egypte, leurs difficultés de trouver une vraie osmose musicale entre deux mondes, deux cultures, et deux modes de fonctionnement particulièrement opposés. À ne manquer sous aucun prétexte

“Dance & Reflexion”, incontournable faut-il le préciser, se veut donc la marque indélébile d’une carrière de huit ans qui prend fin, et qui annonce le début d’une nouvelle ère pour ces musiciens surdoués. En effet, Germain Samba (batterie) et Boris Kulenovic (basse), noyau dur originel, continueront sous le nom de Mei Tei Sho, mais avec d’autres musiciens, tandis que Sir Jean prépare son album solo, et que Kostia (guitare) et Eric Prost (sax) s’envolent vers de nouveaux projets. La vie continue, donc…

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon

Mei Tei Sho - “Lô Bâ”

Lô Bâ[Album]
23/02/2004
(Small Axe/Tripsichord)

Comme à chacune de ses réapparitions, Mei Tei Sho vient sauver son auditoire du manque. Restés sur un live faisant suite à un très bon premier album, les lyonnais retrouvent les feux de l’actualité avec “Lô Bâ”, épreuve de confirmation remportée haut la main

Car avec ce nouvel opus, Mei Tei Sho marque sa maturité désormais incontestable et gravit ainsi une haute marche sur l’escalier du panthéon musical français. Dans une lignée fidèle à ses prédécesseurs, “Lô Bâ” prouve une évidente évolution due à des influences et contributions personnelles ayant laissé la place à une réelle osmose de groupe. Toujours aussi difficile à classer, la musique de Mei Tei Sho se nourrit toujours de dub, de jazz, de musiques électroniques, africaines, ou orientales et dégage un groove impressionnant dans chacune des compositions. Ici, les invités sont nombreux et parfois de taille. Dj Cherif, Frédéric Miclet, Ludovic Vernu, Ragab Sadek ou Remy Varaine apportent quelques pierres à cet édifice musical tandis que Zabida Bensaifi, Susheela Raman viennent solidement épauler Sir Jean. A noter également la “difficile” contribution de Java par le biais de son accordéoniste et de son chanteur (R.Wan) venant apporter une touche clairement hip hop malheureusement contestable. Un faux pas bien vite pardonné à l’écoute des petits joyaux que sont “Ghost Friend”, “Nak Djerino”, ou “Love Child” (aussi en vidéo bonus), mais aussi aux titres clairement marqués par l’expérience partagée avec Ganoub (voir interview) à savoir “Bagdad Is Burning Part 1 & 2″ et “Xelal Ko”

Mei Tei Sho se veut évolutif et répétitif. Un exercice périlleux dont le groupe ressort à chaque fois grandi. Aidés d’une section rythmique des plus solides offrant une grande liberté au chant et aux autres instrument, les lyonnais accouchent d’un “Lô Bâ” finement aromatisé qui passe comme du petit lait. Esprits ouverts, cette musique est pour vous. Je vois déjà les autres retirer leurs oeillères…

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon
Interview : Mei Tei Sho (11-2003)

Interview : Mei Tei Sho (11-2003)

De part ses nombreuses influences et sa volonté de ne pas se figer dans un quelconque carcan musical, Meiteisho est devenu une référence de la scène française. Ou quand la musique réveille le corps et l’esprit…

Lire la suite...

Mei Tei Sho - “Live”

Live[Album]
01/08/2002
(Small Axe/Tripsichord)

Après un maxi annonçant une véritable personnalité musicale et un album qui n’a fait que confirmer ces dires, Mei Tei Sho a parcouru tous les recoins de la France pour y partager sa bonne humeur, son énergie et sa musique, source de voyage et d’inspiration

Les adeptes du groupe ne pourront nier le fait que, malgré un “Xam Sa Bop” très bon et très représentatif du talent de cette formation lyonnaise, rien ne vaut leurs prestations scéniques ou se dégagent une foule d’émotion. Qui n’a pas eu quelques frissons lors de ces concerts? Qui ne s’est pas, à sa grande surprise, laissé envoûté par la présence scénique et le chant de Jean, les rythmiques surprenantes et jazzies de Germain, les lignes de basse efficaces de Boris et les cocottes de Kostia? Sans parler du reste du groupe qui apporte toute la couleur de Mei Tei Sho en studio comme sur scène… Ce live, c’est l’occasion rêvée de se prendre LA définition de la musique en pleine tronche. Parfois afrobeat, dub, hip hop ou expérimental, cet album live est sûrement plus parlant que “Xam Sa Bop”. Les lives sont d’habitude un exercice réservé aux groupes expérimentés, à la discographie interminable mais puisqu’on vous dit qu’un live de Mei Tei Sho n’a rien à voir avec les sessions studio! Certes les morceaux sont les mêmes, tous les titres phares de l’album sont présents mais semblent vraiment prendre toute leur ampleur sur scène ou ils auraient tendance à évoluer naturellement. Tout semble couler de source, tout sonne comme si chacun des membres était né pour évoluer au sein de cette formation. L’osmose est parfaite, les morceaux grandioses, le groupe on ne peut plus convaincant

Plus d’excuse dorénavant de juger cette formation à la hâte. Ecoutez ces deux albums pour vous rendre compte que Mei Tei Sho fait partie à jamais du patrimoine de la musique…

Mei Tei Sho - “Xam Sa Bop”

Xam Sa Bop[Album]
01/01/2001
(Small Axe/Tripsichord)

Après quelques maxis qui nous avaient flatté le tympan, les lyonnais de Mei Tei Sho proposent ce premier album au moment ou la scène dub française manquait temporairement de productivité. Dans un registre quasi proche de High Tone et consorts, le groupe oriente ses compositions vers l’Afrique et plus généralement vers le jazz grâce à cette section basse/batterie solide, d’autant que le duo est à la base de la formation. Se pose dessus Jean Gomis, alias chanteur de Cranzy Skankers que l’on avait pu aussi découvrir sur les albums de Zenzile et Ezekiel, qui enrichit et oriente les compositions tel un chef d’orchestre par le biais de son chant parfois chuchoté, parfois toasté et possédé, mais toujours aspirant. Dans des registres différents (anglais, créole portugais, mandjak, wolof), cette formidable bombe scènique ajoute à ses compositions un saxo, une guitare et un dj toujours dans le but de se jouer des cloisonnements. Ce disque est un aspirateur, un tour du monde. Une oeuvre d’art.

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon