McLusky

McLusky

(UK)

(3 articles)

Mc Lusky - “Mcluskyism”

Mcluskyism[Album]
13/03/2006
(Too Pure/Naive)

Réduits en cendres depuis le début de l’année 2005, les gallois fêlés de McLusky se permettent ces temps-ci une courte réapparition, histoire de se rappeler aux bons souvenirs des adeptes d’un rock sans barrière aussi généreux qu’imprévisible. Avec trois albums à son actif ainsi qu’une palanquée de singles, le trio pouvait sans mal proposer son best of

Les plus pressés seront les mieux servis. “Mcluskyism” se présente sous deux éditions différentes: la première comprend un best of des dits albums ainsi qu’un double CD alignant B Sides et C Sides ainsi que quelques titres live. La deuxième, non limitée elle puisque simple best of, ne sera qu’une maigre compensation pour ceux qui n’auront pas compris qu’il fallait agir vite. On revit donc à travers cette compilation les meilleurs moments de la carrière du groupe. “Whoyouknow”, “Lightsabre Cocksucking Blues”, “To Hell With Good Intentions”, “Alan Is a Cowboy Killer”, “That Man Will Not Hang”, ou “Without MSG I Am Nothing”, quelques-uns des titres incontournables de sa discographie sont évidemment présents au sein de ces douze titres à la production malheureusement parfois trop inégale. La deuxième galette ravira les plus férus puisqu’elle donne définitivement vie à 44 morceaux obscurs, de qualité inégale eux aussi, qu’il aurait été bien courageux d’aller puiser à droite à gauche

McLusky était sans conteste un groupe totalement possédé, habité par un évident désir de faire un maximum de bruit, de déborder d’énergie, de faire crier ses guitares comme il fait dégueuler sa basse, tout en restant incroyablement accessible. Ces Gallois, injustement sous estimés, ne seraient de toute façon jamais devenus de dignes Shellac, Fugazi ou Pixies, trois de leurs principales influences. Le groupe a choisi de jeter l’éponge plutôt que de crever sur scène, ce qui serait sans doute arrivé. Mieux vaut finir sur un best of qu’empalé sur un pied de micro ou égorger par un coup de cymbale..

En écouteWithout MSG I Am NothingTo Hell With Good Intention

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon

McLusky - “The Difference Between Me & You…”

The Difference Between Me & You...[Album]
01/05/2004
(Too Pure/Naive)

Etant resté sur un “McLusky Do Dallas” tubesque et écorché, le combo gallois est devenu un de ces groupes attendus et surveillés tant sa recette musicale s’est avéré synonyme d’imprévisibilité. “The Difference Between Me & You” débarque donc en bénéficiant d’oreilles attentives, élément plutôt positif puisque McLusky creuse encore plus le sillon et pousse ici encore un peu plus loin son univers musical en délaissant quelque peu ses infuences mélodiques. Ce n’est pourtant pas évident avec l’excellent “Without Msg I Am Nothing” d’ouverture, aidé par une rythmique des plus solide, une boucle de guitare dissonante et un chant habité comme jamais. On retrouve ensuite, avec un bonheur difficilement dissimulable, ce son de basse énorme et dégoulinant du précédent opus (”That Man Will Not Hang”), ces accalmies plus “popisante” (”She Will Only Bring You Happiness”, “Forget About Him I’m Mint”) qui ne dure qu’un temps puisque vite relayées par d’autres compositions plus incisives qui vous griffent le visage à n’en plus finir (”Icarus Smicarus”, “1956 And All That”, “Falco vs The Young Canoeist”). Si les textes sont toujours empreints de dérision, ce “The Difference Between Me & You Is That I’m Not On Fire” affiche une plus grande irrégularité (on se serait même passés d’une bonne poignée de ses titres) et une moindre éfficacité que son prédécésseur, l’influence Pixies étant ici beaucoup moins évidente. S’il en reste un très bon opus, “Mc Lusky Do Dallas” possède encore une belle longueur d’avance. Dommage, d’autant plus que le groupe, ayant décidé de splitter début 2005, n’aura plus l’occasion de se rattraper

En écouteWithout Msg I Am Nothing

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon

McLusky - “McLusky Do Dallas”

McLusky Do Dallas[Album]
25/03/2003
(Too Pure/Naive)

“Mc Lusky Do Dallas”, deuxième album du trio gallois, sonnait il y a deux ans comme une révélation. Élevé à Shellac, Fugazi, Jesus Lizard et aux Pixies, le groupe balançait là un opus furieusement habité, ou tout est dégueulé dans une cacophonie parfaitement contrôlée. Le chant est autant parlé que hurlé, pleure aussi, la basse déborde, les guitares tournent en boucle et laissent s’échapper quelques riffs accrocheurs pour donner naissance à une grosse demi-heure de bruit. Pas étonnant qu’Albini se soit complètement retrouvé dans cette musique et l’ait ainsi fait sonner merveilleusement. Pas étonnant non plus, donc, que nous succombions les bras grands ouverts à ces testaments de rock n’roll brefs (peu dépassent les 2 mn 30) et compacts comme on en fait désormais trop rarement, sur lesquels plane un net sentiment de second degré. Du renversant “No New Wave No Fun”, aux pixisiens “Collagen Rock” et “What We’ve Learned”, en passant par le plus calme “Fuck This Band” inspiré par Fugazi et nous extirpant de cette frénésie sonore, ou les excellents “To Hell With Good Intentions”, “The World Loves Us And Is Our Bitch” et “Gareth Brown Says”, Mc Lusky fait ici une énorme impression en se révélant tubesque tout en jouant d’humour noir et de provocation. A l’écoute de ce “McLusky Do Dallas”, croyez- moi, Sue Hellen va pouvoir picoler à souhait pendant que Jr prendra Bobby en levrette sur un tapis de barbelés… Mais ça, vous n’y assisterez qu’à la condition de ne pas déjà avoir été envoyé aux urgences psychiatriques les plus proches

En écouteTo Hell With Good Intentions

Achetez sur :

  • Achat sur Amazon