(4 articles)

Three In One Gentleman Suit - “Pure”

three180Album
(Les Disques du Hangar 221)
10/2011
Indie rock

A croire qu’une frontière peut parfois se transformer en mur anti-bruit. Si en doutez, alors pourquoi les talentueux italiens de Three In One Gentleman Suit n’ont pas plus fait parler d’eux durant les huit premières années de leur carrière? Le mystère demeure, une certaine frustration aussi, à l’heure ou le combo annonce lui-même que “Pure”, son nouvel album, souligne un moment charnière de son existence. En effet, pour arriver à en faire une telle pièce maitresse, il dit s’être profondément remis en question tout en prenant soin de rester lui-même, de laisser la fougue de ses instincts intervenir dans le processus de composition.

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Ultra Panda - “EP”

ultra180Ep
(Chanmax/Les Disques du Hangar 221)
01/11/2011
Noisy punk

Si, pour vous, Ultra Panda n’est rien d’autre qu’une espèce rare d’un animal en voie de disparition, on ne vous tiendra pas rigueur d’ignorer qu’il s’agit également d’un jeune trio français à la musique sévèrement burnée, peut être elle aussi sur la voie de l’extinction. Il faut dire que les informations à son sujet ne courent pas les rues et que, si au détour d’une biographie s’appliquant minutieusement à entretenir le flou, on n’avait pas croisé deux noms aguicheurs, il y a fort à parier que nous aussi aurions cherché le chemin du zoo.

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Heliogabale revient dans le jeu…

helio

Les parisiens d’Heliogabale font leur retour avec “Blood”, un nouvel et sixième album dont la production a cette fois été confié à Patrick Muller et Antoine Gaillet, quand les précédents avaient été mis en boite par les éminents Steve Albini, Al Sutton et le regretté Iain Burgess.

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Kimmo - “Bolt And Biscuit”

kimmo180Album
(Rejuvenation / Les Disques du Hangar 221 / My Kimono / Karaoke 666)
25/02/2010
Musique ouvrière distinguée

Ça fait maintenant une paye que Kimmo écume le circuit rock underground, à un rythme de croisière qui semble lui être bénéfique. Toujours debout après huit ans d’existence, habité par une motivation inaltérable, le groupe parisien poursuit tranquillement sa route, sans ambition démesurée, avec “Bolt And Biscuit”, un nouvel album qui lui fait pourtant gravir une nouvelle marche.

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Aghostino - “Collarbones Full Of Cocoons”

Collarbones Full Of Cocoons[Album]
01/10/2007
(Les Disques Du Hangar 221/Autoproduit)

Non, ne partez pas, le mauvais goût d’Aghostino s’arrête seulement à la pochette de son premier album. Pas à dire, les lorrains ont fait fort et il aura fallu un certain flair pour que ce disque ne se retrouve pas cruellement dernier de la pile. Car on aurait manqué quelque chose, ce qui sera sûrement une des plus belles découvertes que la scène (très) indé française aura proposé cette année. Il faut dire que ces quatre garçons très inspirés ne sont pas les premiers venus, leurs expériences passées au sein de Capseed, Beeswax et Drain Pump Booster semblant clairement porter leurs fruits. De là, les rockeurs ayant souvent ratissé la scène noise française d’il y a une poignée d’années devineront sans doute de quel univers Aghostino défend les couleurs. Que les autres sachent qu’il leur faudra porter une certaine affection pour les Fugazi, Shellac, Girls Against Boys, June Of 44, At The Drive In, Shipping News ou Quicksand s’ils veulent que ce “Collarbones Full Of Cocoon” laisse échapper toute sa saveur. En effet, deux basses, une guitare, une batterie et deux voix alignent les mélodies dans un registre rock, à la fois tendu et noisy, pour un résultat dont la comparaison avec quelques grands pontes du genre ne devra pas faire rougir le combo. Car le moins que l’on puisse dire est qu’Aghostino frappe avec une précision chirurgicale, gratte sans retenu et chante, en lead comme en choeur, le plus justement et harmonieusement possible. Et cela tout au long de titres qui n’hésitent pas à traîner sur la longueur.Pour preuve, les quarante minutes de cet opus se répartissent sur six titres seulement, mais avec tellement de rebondissements que l’écoute n’en est que plus passionnante. Si le tracklisting est beaucoup plus court que les influences qui l’ont fait naître, on ne dégagera volontairement aucun morceau tant ce “Collarbones Full Of Cocoons” sonne très homogène bien qu’il pioche autant dans la noise que le post hardcore, le punk ou l’émo. L’expérience paye, et c’est ainsi plus qu’un groupe, mais toute une scène, qui se retrouve soudainement à gravir une marche. Chapeau bas et foutue pochette

Ecoutez un extrait ici