
Fort d’un “Volume” de haute facture, Lab° avance doucement mais sûrement, et compte bien s’offrir une actualité un peu plus chargée en 2012. Ce sera le cas.
(France/Paris)
Souvent assimilé à la scène du française mais cultivant depuis toujours une personnalité à part, Lab° incarne à lui seul le parfait exemple de l’originalité musicale et ce, grâce à un mariage d’influences unique…
Pour la quatrième édition de ses soirées Mind Your Head, Mowno recevait Aucan, Lab° et Gâtechien. Robert Gil, photographe pour le site photosconcerts.com couvrait l’évènement. Retour sur la soirée, en images…
Que ses musiciens nous en excusent d’avance, mais nous croyions Lab° relayé au rang de souvenir. Pourtant, le 4 octobre, jour de la sortie de son cinquième album “Volume”, nous avions rendez vous avec François Pierre (guitare) et Julien (basse), les deux préposés à l’exercice de l’interview. Ça tombait bien car, après cette trop longue absence, le groupe avait beaucoup à dire, et nous beaucoup à lui demander. Play.
Album
(Crash Disques / Mille Milliards)
04/10/2010
Noise rock indus
De la portée dont a accouché le dub français à la fin des années 90, Lab° s’est toujours distingué tel un vilain petit canard, par une approche à la fois sombre et malsaine de cette musique qu’il a toujours coloré d’influences noise et indus, quand ses frères louchaient plus volontiers vers la Jamaïque. Le reggae, les parisiens s’en foutent, préfèrent entendre les guitares de leurs homologues skanker au loin, pour mieux affuter les leurs et découper les lobes d’un public depuis toujours attiré par leurs tendances sadiques.

Ceux qui ont eu le nez fin en se rendant à la Maroquinerie le 28 novembre dernier savaient déjà que les garnements de Lab° préparaient bien secrètement un nouvel album très attendu par tous les amoureux d’une noise aussi lancinante que cinglante. Le groupe vient enfin de lâcher l’info: “Volume”, son cinquième méfait, verra le jour le 31 mai prochain.
Toutes les infos sur le concert ici.
[Album]
07/03/2005
(Crash/Pias)
Il y a un vilain mot qui commence par D, qui finit par B avec un U au milieu et qui désigne un genre qui ronronne paresseusement après une période d’agitation créatrice qui semble aujourd’hui bien finie. On ne va pas employer ce mot à propos du nouvel album de Lab° parce qu’encore plus que pour le précédent opus “Derrière la pluie”, leur musique n’a plus grand chose à voir
Ici, on est plus dans l’hybride et dans l’expérimentation sonore, entre post-rock nonchalant et bruitisme hypnotique, entre downtempo noisy et ronflements de basse lancinants rappelant presque le Drone à la Sun O)), entre riffs punk ou métal et sons bizarres se courant les uns après les autres, et plus généralement dans des tas des trucs qu’on ne se serait pas trop attendu à entendre là
Et pourtant bizarrement, rien ne surprend vraiment, on pense constamment à d’autres choses déjà bien établies (Constellation en tête), et bien que “MüS” soit très varié, il dégage une certaine impression de monotonie qu’on ne réussit pas totalement à s’expliquer: on sent confusément que l’album a une touche personnelle et qu’il essaye au moins de réinjecter de la nouveauté au sein d’un courant quasiment sclérosé, mais sans vraiment réussir à régénérer celui-ci, au contraire de son prédécesseur. Malgré toute la bonne volonté du monde, on n’arrive pas réellement à éprouver autre chose à l’écoute de ce nouveau Lab° qu’un ennui poli.
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Après un quatrième album qui accentue toujours plus sa personnalité musicale, Lab° prend quelques minutes, entre deux concerts, pour taper les réponses à nos questions et afin que nous puissions définitivement comprendre son univers…