(3 articles)

Un The Ex s’associe à Cannibales & Vahinés pour un album

canni

Pendant plusieurs années, Cannibales & Vahinés s’est appliqué à ériger un registre imaginatif jusqu’à ce que le trio ressente le besoin d’ajouter une voix charismatique à sa musique. Puissant et poétique, G.W. Sok - chanteur des mythiques The Ex - est alors apparu comme la vahiné parfaite.

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Paramount Styles - “Heaven’s Alright”

para180Album
(Konkurrent)
16/10/2010
Indie rock

Il y a des voix qui transportent littéralement. Celle de Scott McCloud en fait incontestablement partie depuis qu’il a écrit à l’encre indélébile quelques lignes de l’indie rock des nineties au sein des incontournables Girls Against Boys. Et, sept ans après que le groupe ait raccroché ses guitares laissant le songwritter à une carrière solo sous l’entité Paramount Styles, l’effet reste intact: dès qu’il susurre ses mélodies, McCloud nous renvoie illico à cette adolescence bien tassée, rythmée d’incessants émois musicaux.

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Paramount Styles - “Failure American Style”

Failure American Style[Album]
31/03/2008
(Konkurrent/Differ Ant)

New Wet Kojak apparemment définitivement au placard, Operator avançant en pointillés, Girls Against Boys réapparaissant ici ou là une dizaine de fois par an, Scott McCloud, le leader infatigable de tous ces groupes, a enfin trouvé le temps de mettre sur pied son premier véritable projet solo, celui d’un quadragénaire enfin posé, avec assez d’expériences et de choses à raconter pour faire de Paramount Styles une nouvelle aventure passionnante. Et cela, même si ce disque a mis quelques années à voir le jour, et qu’il compte à son crédit les contributions de Richard Fortus (bassiste de Guns n’Roses), Alexis Fleisig (Girls Against Boys), et Paul Cantalon (piano), toutes menées à la baguette par l’inspiration débordante et libre de McCloud dont on retrouve incontestablement la patte, y compris dans un contexte acoustique tel que celui-ci. Disons plutôt que ces acolytes auront apporté une certaine couleur aux arrangements, et rendu ce “Failure American Style” plus riche qu’il n’était voulu au départ. Ce qui aura d’ailleurs eu le mérite de créer un sentiment de frustration chez sa tête pensante, bien décidée à l’avenir à se débrouiller seul pour faire de son prochain disque l’exact miroir de ce qu’il est. Mais cela ne fait en rien de ce premier opus un coup d’essai. Au contraire, on s’y voit servir une grosse dizaine de compositions auxquelles la guitare sert de guide, suivie de près par quelques incursions de cordes, de piano (”One Last Surprise”), et même quelques bizarreries electro très discrètes au service de ce qui n’est autre qu’un disque de rock (”Drunx, Whores & MZK People”, “Come To New York”, “I Keep Losing You”). L’écriture McCloud use alors de son bon droit, couche sur bande quelques mélodies imparables (”Alleyesareonyounowmypet”, l’introspectif “These Starry Nights”, “More Than Alive”), et cette noirceur pesante planant sur chaque seconde de ce “Failure American Style” complétant parfaitement, et finalement sans surprise, la discographie de son auteur. Trop modeste pour avoir, un jour, voulu mettre son talent plus en avant que celui de ses groupes, Scott McCloud aura sûrement perdu, sinon l’occasion, du temps pour laisser une trace solo indélébile sur la scène rock. A moins que Paramount Styles décroche une médiatisation bien méritée qui répare cette injustice, bien qu’il ait encore une fois décidé de s’y cacher

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Karaté - “In The Fishtank”

In The Fishtank[Album]
22/05/2006
(Konkurrent/Differ Ant)

NoMeansNo, Snuff, Tortoise, The Ex, June Of 44, Sonic Youth, Motorpsycho, ou The Black Heart Procession sont quelques-uns des groupes ayant déjà marqué la série “In The Fishtank”, ce studio accueillant un ou plusieurs combos simultanément pour y enregistrer le résultat de deux jours passés en son sein. Quand on connaît le talent de Karaté, partagé entre rock et jazz, il n’est pas étonnant qu’ils aient, eux aussi, été conviés. Et comme pour marquer le coup, le trio a été forcé de ne pas faire comme tout le monde. Oui, on connaît les problèmes d’audition de Geoff Farina qui a été récemment contraint de mettre fin à la carrière de Karaté, on ne savait pas, par contre, qu’ils avaient débuté ce jour-là, et qu’ils lui permettraient de rendre ce douzième volume de la série différent.Comme amoindrie, la formation décide donc, au lieu de se lancer dans d’interminables sessions d’improvisation inconfortables, de reprendre quelques titres, très critiques envers les Etats Unis, empruntés à d’autres artistes. Mais on n’a pas là de simples reprises, car tout ce qui passe entre les mains de Karaté s’imprègne de sa patte, de ce jeu de guitare reconnaissable, et de ce chant de crooner si délicat. Du coup, qu’il s’agisse de Billy Holiday, Bob Dylan, Mark Hollis ou les Minutemen, on a vraiment l’impression de se voir offrir là huit nouveaux titres d’un Karaté revenu à son époque rock, celle où les mélodies tiraient facilement les larmes. Une sensation qu’on retrouve incontestablement sur les superbes “Strange Fruit” et “Tears Of Rage”, les deux titres les plus calmes de ce disque. Car le reste renvoie aux deux premiers albums de Karaté, à un temps où l’énergie n’étaient pas comptée (ça sonne même punk rock sur “Bob Dylan Wrote Propaganda Songs”), et que le groove officiait déjà (”This Ain’t No Picnic, “Need a Job”). Karaté n’est plus, mais a laissé assez de testaments comme celui-ci derrière lui pour qu’il ne tombe jamais dans l’oubli. Une pièce indispensable de sa discographie.

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