Kimmo

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(France)

(3 articles)

Kimmo - “Bolt And Biscuit”

kimmo180Album
(Rejuvenation / Les Disques du Hangar 221 / My Kimono / Karaoke 666)
25/02/2010
Musique ouvrière distinguée

Ça fait maintenant une paye que Kimmo écume le circuit rock underground, à un rythme de croisière qui semble lui être bénéfique. Toujours debout après huit ans d’existence, habité par une motivation inaltérable, le groupe parisien poursuit tranquillement sa route, sans ambition démesurée, avec “Bolt And Biscuit”, un nouvel album qui lui fait pourtant gravir une nouvelle marche.

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Kimmo - “After The Show”

After The Show[Maxi]
01/10/2005
(My Kimono/Autoproduit)

Avec un premier maxi sous le bras, Kimmo laissait une bonne impression, notamment de groupe mature que ses expériences au sein de Pregnant ou Hole Process ne pouvaient que pousser vers le haut. Clairement inscrit dans un registre doucement noise, le quatuor, dont le principal atout est d’avoir parfaitement digéré ses influences, remet ça et nous pond quatre nouveaux morceaux tendus et personnels confirmant qu’il est bien sur la bonne voie. Une nouvelle fois, l’application des compositions ne fait aucun doute, on nage sur une mer d’huile perturbée par de régulières vagues bruitistes, le tout avec un niveau technique qui fait que Kimmo ne peut laisser indifférent. Si musicalement, les parisiens, proches d’un Dischord en plus post rock, flirtent avec l’irréprochable, on notera cependant que la mixité du chant, entre les accents bjorkiens de Natasha et la froideur de Mathieu, atteint ici parfois toutes ses limites plutôt que d’être pleinement exploitée. Dommage, car ce n’est pas qu’on s’ennuie, mais cette sorte de monotonie qui se dégage des lignes de chant de la belle ne sert pas forcément une toile de fond musicale qui, bien que très intéressante, ne jouit pas non plus d’un relief salvateur. Sur ces quatre titres, au beau packaging ceci dit au passage, ça passe encore, mais il n’est pas dit qu’on atteigne la fin d’un album… Pourvu qu’on se trompe…

Kimmo - “Conversation For Conservation”

Conversation For Conservation[Maxi]
01/12/2002
(My Kimono/Happy Dick Milk/Autoproduit)

Qu’y-a-t-il derrière le regard d’un chat? Tout le charme d’un mystère insondable qui inspire autant la fascination que la méfiance? Composé d’ex-Trivia, Hole Process et Pregnant, Kïmmo pratique un rock félin qui sait aussi bien sortir ses griffes que jouer de douceur. La voix de Natasha Herzock y est pour beaucoup. Veloutée ou rêche, elle fixe et stigmatise des ambiances en clair-obscur. Alors que, de son côté, Mathieu Gélézeau assure un chant plus froid et plus tranchant. Mais à chaque fois on reste dans les contrastes. Les arpèges font écho aux riffs noisy tandis que la rythmique caresse autant qu’elle frappe. Le quatuor parisien joue une musique tout en sensibilité, astucieusement articulée par des idées et une liberté convaincantes. Avec ce 6 titres, on est très loin du groupe qui se cherche ou qui tatonne. Surprenant de maîtrise, leur musique se veut pensée. Mais elle ne perd en rien ce côté instinctif qui laisse beaucoup de place à l’imprévu. L’esprit très free de l’instrumental ‘Beluga’ contribue à renforcer ce sentiment. Chaque titre dégage une tension sous-jacente qui n’a pas toujours besoin d’exploser pour exister et être belle. Loin des clichés et des formules toutes faites, ce premier essai est un témoignage sincère et touchant qui ressemble à leurs géniteurs. A acquérir très vite et bien sûr on attend la suite avec une envie non dissimulée.